On a retrouvé les emprunts !
Lors du vote, le 11 décembre 2025, de la Décision Modificative n°1, qui affine le budget 2025 au fil de ce qui a été réalisé, j’avais pu constater l’absence (illégale) de l’annexe B1.2 qui doit faire le point sur les emprunts, quand il y en a eu de souscrits depuis le vote du budget : cela m’avait conduit à refuser de prendre part au vote, le conseil n’ayant pas connaissance de cet élément financier essentiel qu’est la dette. Il est désolant de constater que la majorité des conseillers aient ainsi accepté de voter à l'aveugle une délibération qui plus est irrégulière.
Un mois après une lettre recommandée au maire, j’ai enfin pu obtenir de lui quelques précisions : deux emprunts sur 20 ans ont bien été souscrits par la commune en 2025, en juin, pour 1 M€, et le 17 décembre pour 1,8 M€. Ainsi 2,8 M€, la somme empruntée en 2025, aura été double des sommes empruntées chaque année en moyenne depuis 2018.
Comme cela avait déjà été le cas pour l’emprunt de décembre 2024, les taux actuariels accordés par les banques (3,33% et 3,58%) sont nettement supérieurs au taux moyen auxquels les communes ont souscrit cette même année, qui est de 2,5%.
Depuis 2024, les banques considèrent donc que la situation financière de la commune d’Orsay est suffisamment alarmante pour lui imposer des taux élevés.
Ces emprunts sont dangereux à court terme car ils augmentent l’encours de la dette (croissante et désormais haute de 16,3 M€). Or le remboursement des intérêts nous coûte déjà plus de 2 M€ chaque année, alors que la Cour des Comptes a pointé le fait que la balance recette/dépense de la commune ne permet plus de dégager de marges d’investissement.
La durée de désendettement est par ailleurs désormais de presque 10 ans, alors que le délai moyen de désendettement des communes est de 5 ans : c’est extrêmement alarmant pour le futur.
Ces emprunts aventureux sont sans doute motivés par les échéances électorales de mars 2026 : ils ont permis des investissements ostentatoires (piste de la rue de l’Yvette, réfection du terrain synthétique de foot, abords des écoles) dont la pertinence interroge à l’aune de la situation financière alarmante de la commune.
Le futur maire, quel qu’il soit, fera face dès 2026, du fait de cette politique court-termiste aventureuse, à une situation très difficile.