Le 15 mars 2026, le maire a été réélu, son principal opposant, Louis Leroy, n’ayant pas attiré suffisamment de voix. La surprise est venue de l’émergence d’une liste LFI, qui a obtenu plus de 10% des suffrages, lui permettant d’obtenir un conseiller municipal, Nathanaël Rognon-Bechtold.
La liste de Louis Leroy aura six conseillers, et une place en conseil communautaire, ce dont elle n’avait pas disposé dans la mandature précédente, le score de la majorité étant bien inférieur à ce qu’il avait été six ans auparavant.
Comme je l’ai argumenté à de nombreuses reprises, je réitère que la situation financière de la commune est très préoccupante, engagée comme elle l'est depuis plusieurs années dans une spirale d’endettement, faute de recettes à hauteur des dépenses. Ce constat a été nié constamment par le maire, en dépit des chiffres, en dépit du rapport de la Cour des Comptes (à fleuret moucheté, comme toujours pour ce type d’écrit), et enfin en dépit de l’expertise du cabinet de conseil financier qui accompagne la commune.
J’observerai donc avec attention, dans la mandature à venir, l’évolution des choix financiers municipaux : pour réduire les dépenses, il faudra amenuiser, voire supprimer certains services à la population. Le maire s’y résoudra-t-il ou persistera-t-il dans la spirale délétère de l’endettement ?
La transparence n’étant pas dans les habitudes du maire, je scruterai cette situation à l’aide des informations que je serai en mesure d’obtenir des élus, majoritaires comme minoritaires, avec lesquels je reste en contact.
Orcéen depuis plus de quarante ans, je suis très attaché au destin de notre commune et entend bien rester à son service, même en n’étant désormais plus élu, après l’avoir été durant 18 ans.
Une double absolution
En mars 2025, le maire d'Orsay, M. Darmon, a porté contre moi des accusations infamantes de "harcèlement sexuel". Malgré mes dénégations d'avoir commis la moindre faute, il m'a retiré mes délégations d'adjoint et toutes les charges que je portais pour la commune. Il a aussi produit un signalement me visant au Procureur de la République. Néanmoins, et c'est significatif, aucune plainte n'a été déposée à mon encontre.
L'absolution de la police judiciaire
Après enquête des services de police judiciaire, j'ai été avisé en septembre 2025 de la proposition de l'enquêteur de police du classement sans suite de ce signalement, ce qui, du fait de la qualification portée (harcèlement), est excessivement rare, et témoigne bien de la vacuité de l'accusation. Le procureur a signé en décembre 2025 ce classement, disponible ici.
L'absolution de mon parti politique
Parallèlement, la première adjointe, Anne-Charlotte Benichou, m'avait aussi signalé à notre parti (Les Écologistes) avec la même qualification diffamatoire. La procédure a pris du temps, mais, après une double enquête, la commission nationale de discipline du parti m'a aussi totalement absous en janvier 2026 par un courriel disponible ici. Cet autre signalement s'est donc révélé tout aussi mensonger que le premier : le témoignage d'A-C. Benichou n'a pas été jugé crédible.
Le parti Les Écologistes est particulièrement soucieux du sort des femmes victimes de harcèlement sexuel : de ce fait, cette absolution est d'autant plus significative et démontre bien l'inanité des accusations qui m'ont visé.
Pourquoi le maire m'a-t-il accusé ?
Ce double acquittement montre bien que ces accusations étaient imaginaires ; elles n'avaient en fait qu'un but, parer au projet que je portais de monter une liste écologiste autonome, concurrente au premier tour de celle du maire : en janvier 2025, l'unanimité des adhérents orcéens du parti Les Écologistes avait en effet validé de mettre ce projet au vote, ce qui devait être fait le 16 mars. Or, c'est le 14 mars que le maire a porté ses accusations, empêchant la tenue de la réunion, qui n'a jamais eu lieu.
Un complot hasardeux, qui risque de se retourner contre son initiateur
Pourquoi le maire s'est-il lancé dans une telle action, hasardeuse du fait de l'absence complète de charges. Il est probable qu'il a craint d'être distancé au premier tour des élections : en effet, il n'est élu que depuis peu, qui plus est à la suite d'une cascade de démissions ad hoc, ne s'est auparavant guère investi à Orsay (il a surtout vécu à Gometz). A contrario, je suis Orcéen depuis plus de 40 ans, élu depuis 18 ans, adjoint au maire 10 ans durant, dont premier adjoint pendant 4 ans. Mes huit enfants ont été élevés à Orsay. Ma notoriété est donc consistante : la qualité de mon investissement et de mon travail n'ont jamais été remises en cause par personne.
Rétablir mon honneur
J'ai entamé à l'encontre du maire des poursuites judiciaires pour rétablir mon honneur et dénoncer des comportements éthiquement inadmissibles, même en politique : en particulier, M. Darmon comparaîtra en novembre 2026 devant le tribunal judiciaire d'Évry, pour diffamation.
J'aurais pu être écœuré par ces méthodes, venant d'un maire et de personnes que je pensais amies, et abandonner l'affaire. Je ne m'y résous pas : ce qui me porte, c'est l'honneur bafoué de ma famille à travers ma personne : la mémoire de mes parents, tous deux résistants, et l'honneur de mes descendants et celui des leurs.
Je défends notre nom, mais aussi une conception de la démocratie locale, transparente et respectueuse, qui est celle de mon parti.