Une double absolution
Une double absolution
En mars 2025, le maire d'Orsay, M. Darmon, a porté contre moi des accusations infamantes. Malgré mes dénégations d'avoir commis la moindre faute, il m'a retiré mes délégations d'adjoint et toutes les charges que je portais pour la commune. Il a aussi produit un signalement me visant au Procureur de la République. Néanmoins, et c'est significatif, aucune plainte n'a été déposée à mon encontre.
L'absolution de la police judiciaire
Après enquête des services de police judiciaire, j'ai été avisé en septembre 2025 du classement sans suite de ce signalement, ce qui, du fait de la qualification portée (harcèlement), est excessivement rare, et témoigne bien de la vacuité de l'accusation.
L'absolution de mon parti politique
Parallèlement, la première adjointe, Anne-Charlotte Benichou, m'avait aussi signalé à notre parti (Les Écologistes). La procédure a pris du temps, mais, après une double enquête, la commission nationale de discipline du parti m'a aussi totalement absous en janvier 2026. Cet autre signalement s'est donc révélé tout aussi mensonger que le premier.
Pourquoi le maire m'a-t-il accusé ?
Ce double acquittement montre bien que ces accusations étaient imaginaires ; elles n'avaient en fait qu'un but, parer au projet que je portais de monter une liste écologiste autonome, concurrente au premier tour de celle du maire : en janvier 2025, l'unanimité des adhérents orcéens du parti Les Écologistes avait en effet validé de mettre ce projet au vote, ce qui devait être fait le 16 mars. Or, c'est le 14 mars que le maire a porté ses accusations, empêchant la tenue de la réunion, qui n'a jamais eu lieu.
Un complot hasardeux, qui risque de se retourner contre son initiateur
Pourquoi le maire s'est-il lancé dans une telle action, hasardeuse du fait de l'absence complète de charges. Il est probable qu'il a craint d'être distancé au premier tour des élections : en effet, il n'est élu que depuis peu, qui plus est et à la suite d'une cascade de démissions ad hoc, ne s'est auparavant guère investi à Orsay (il a surtout vécu à Gometz). A contrario, je suis Orcéen depuis plus de 40 ans, élu depuis 18 ans, adjoint au maire 10 ans durant, dont premier adjoint pendant 4 ans. Mes huit enfants ont été élevés à Orsay. Ma notoriété est donc consistante et la qualité de mon investissement et de mon travail n'a jamais été remise en cause par personne.
Rétablir mon honneur
J'ai entamé à l'encontre du maire des poursuites judiciaires pour rétablir mon honneur et dénoncer des comportements éthiquement inadmissibles, même en politique : en particulier, M. Darmon comparaîtra en novembre 2026 devant le tribunal judiciaire d'Évry.
J'aurais pu être écœuré par ces méthodes, et abandonner l'affaire. Je ne m'y résous pas : ce qui me porte, c'est l'honneur bafoué de ma famille à travers ma personne : la mémoire de mes parents, tous deux résistants, et l'honneur de mes descendants et celui des leurs.
Je défends notre nom, mais aussi une conception de la démocratie locale qui m'a poussé à initier un projet de liste alternatif.
Dans la colonne de la majorité de la page "Opinions" de ce numéro, M. Darmon affiche un "rappel" me concernant : je me vois bien honoré de constater qu'il a consacré le tiers de sa rubrique à ma modeste personne, et l'en remercie.
Néanmoins, ce qu'il y dit appelle quelques précisions.
L’enquête du Centre de Gestion à laquelle M. Darmon se réfère n’a absolument rien d’ « indépendante » : je l’ai d’ailleurs démontré en y révélant par exemple, grâce à la CADA, la présence d’un échange de courriels dont la présence n’avait pour objectif que de me nuire. Il s'agit d'une enquête menée par l'administration : mes avocats me disent que les Centres de Gestion ne critiquent quasiment jamais les mairies. Par ailleurs, je n'ai pu avoir accès aux raisons des conclusions de l'enquête, car ce que j'ai réussi, après deux recours à la CADA, à en obtenir est au moins aussi caviardé que les "Epstein Files". Le contradictoire n'y est pas de mise.
A contrario, l’enquête de police judiciaire, dont personne ne niera l'indépendance, ainsi que celle menée au sein de mon parti, Les Écologistes, m’innocentent du tout au tout.
Mes premières déclarations furent consécutives à la complète sidération provoquée par une accusation absurde, et par le soutien que lui apportèrent certains élus écologistes dont je pensais qu’ils m’étaient proches, alors que leur objectif était de faire capoter un projet bien avancé de liste autonome écologiste pour les municipales. J'ai mis quelques semaines à prendre du champ, et à constater que, non, je n'avais absolument rien à me reprocher.
La probité a toujours été, et restera, ma ligne de conduite.
Nous sommes un groupe d’Orcéennes et d’Orcéens qui pensons que la ville mérite des politiques publiques innovantes, fondées sur :
- la nécessité d’une entrée franche dans la transition écologique,
- une rigueur nouvelle dans la gestion des affaires de la ville,
- une éthique prônant la transparence des politiques publiques,
- un fonctionnement démocratique associant en permanence les habitants aux choix proposés, dans un parcours visant à l’équité et à la solidarité.
Détaillons les raisons de ces options :
- la transition écologique s’impose dans tous les domaines du fait :
- de l’urgence climatique, qui est patente avec la multiplication des épisodes pluvieux intenses, qui ont donné lieu aux inondations récurrentes ;
- du risque croissant de dégradation des bâtiments du fait du retrait-gonflement des argiles, auquel le territoire de la commune est largement exposé ;
- du réchauffement climatique, affectant à terme l’habitabilité des bâtiments.
Ainsi, la ville doit prioriser des mesures de protection, anticipant sur ces risques.
- la ville est dans une situation financière très alarmante, comme l’a souligné le récent rapport de la cour régionale des comptes : une politique de long terme, rompant avec le clientélisme, est nécessaire pour retrouver des marges d’investissement et permettre à l’administration de la ville de fonctionner efficacement ; l’équipe élue devra faire preuve d’inventivité pour concilier une nécessaire sobriété avec le rétablissement des comptes.
- le manque de transparence est un poison pour la démocratie, et contribue à insinuer le doute quant à l’intérêt de ce mode de gouvernance, à l’heure où, en France et dans le monde, elle est attaquée de toute part par des tentations illibérales ; il est urgent que les populations retrouvent confiance dans la démocratie. Ce qui nécessite de donner à voir aux habitants, en permanence, sans rien cacher, ce que les élus proposent.
- associer effectivement la population aux choix importants pour la ville est une condition de leur acceptabilité. La genèse datée du projet de l’îlot de la Poste a ainsi engendré un rejet massif de cet aménagement, une pétition ayant recueilli presque un millier de votes protestant contre le projet. Faire vivre la démocratie, c’est rompre avec l’idée que la population délègue en fait tout au maire, sitôt l’élection passée.
Dans le programme disponible sous ce lien, nous énumérons plusieurs pistes d’action originales qui découlent des grandes lignes tracées ci-dessus.
Pour l’instant, nous ne sommes pas suffisamment nombreux pour monter une liste paritaire qui nécessitera de 33 à 35 noms :
- nécessairement un nombre quasi égal de femmes et d’hommes
- une représentation de toutes les classes d’âges, et de tous les quartiers de la ville
- une variété suffisante d’idées à y être représentées : à cet effet, la liste ne portera aucune étiquette de parti politique.
Si le projet vous séduit, que vous pensez que la commune d’Orsay mérite le meilleur des politiques publiques locales, qu’elle a tout pour devenir un phare de la transition écologique et du renouveau de la démocratie, manifestez-vous par mail, sans engagement aucun, pour être tenu au courant de l’évolution du projet :