Jour 5
Lundi 25 juin
Lundi 25 juin
De Sudureyri à Holmavik (Broddanes)
Départ ce matin très tard : 9h30. Richard n'a pas osé me réveiller alors qu'on avait oublié de mettre le réveil. De plus la jeune fille au PD était plus que service minimum donc nous avons perdu du temps mais ce fut un bon PD avec des gaufres.
Notre étape longeait encore les fjords et nous pensions avoir vu le plus beau mais l'Isafjardjüp, est encore plus large et j'ai compté 7 doigts. Vous imaginez donc bien le nombre de longueurs faites dans un sens et dans l'autre. Des paysages plus rudes qu'hier peut-être, moins verdoyants mais la mer toujours et un espace à couper le souffle. D'ailleurs écoutez-moi ce vent dans la vidéo.
Les Français d'hier nous avait signalé un spot de phoques que nous cherchons pendant 15mn à l'endroit indiqué sans succès. Nous repartons, un peu déçus et 5mn après, nous sommes tombés sur un groupe d'une dizaine d'individus qui se prélassaient sur la plage au bord de la route. Quand on songe à toutes les précautions que nous prenons au Crotoy pour ne pas les déranger ! Ici ce sont des touristes arrêtés sur le bord de la route qui nous ont mis la puce à l'oreille. Alors je vous mets une ou deux photos pour vous allécher mais retrouvez-les dans la page consacrée à la gente animale car Richard a pris des clichés superbes.
Charme de ce pays : nous avons découvert en retournant à la voiture une table en bois avec un cendrier constitué d'une soucoupe avec de l'eau et d'un pot en terre retourné offrant ainsi aux touristes l'occasion de ne pas salir les lieux mais plus fort encore, une boite en plastique type rangement contenant une paire de jumelles (si, si) et des pots de confiture maison. Vous prenez et vous mettez l'argent dans la boite. Il y a même un petit carnet pour mettre un mot gentil. Les Français sont peu nombreux, tout était impeccable.
En arrivant à Holmavik, nous découvrons que notre hôtel est à Broddannes, soit un peu plus loin, au sud. Nous décidons de déjeuner sur place, dans la voiture juste devant le port. Nous sommes seuls avec deux bolinos (Nicole ne hurle pas), une tomate et des gâteaux à la cannelle. J'accepte toutes les invitations en rentrant car trois semaines de ces repas, c'est dur ! Je vais bientôt rêver viande, desserts et surtout fruits. Deux pommes pour 4€, j'en mange une demi et pas tous les jours ! Mais bon c'était inclus dans le voyage.
D'Holmavik, nous garderons le souvenir de cette maison très "décorée"...
Nous avons le temps de faire le massif du Bjarnarfjardarhäls. Vous comprendrez aisément, avec un nom comme celui-là, que même si nous avons préparé l'itinéraire avant de partir, il demande à être révisé tous les soirs et qu'il est très difficile de confirmer au chauffeur du moment, qu'il (elle) doit prendre telle ou telle direction. Nous sommes sur une piste à nouveau (j'adore conduire sur les pistes) mais surtout dans un paysage lunaire. On ne prend même pas de photo car rien ne peut rendre hommage à ce lieu.
Nous aurions aimé pousser plus loin mais en découvrant sur un des guides que Broddannes est un spot de macareux et de phoques, nous courons à l'auberge de jeunesse.
Et là quelle surprise, un bâtiment tout propre, tout neuf posé à l’extrémité de la péninsule, tout au bord de l'eau. J'entre, tout est ouvert : grande salle de séjour avec salon et billard, cuisine, salle de repos, salle de jeux pour les enfants, longue vue pour observer les oiseaux...armoires avec collections notamment appareils de photos anciens et tout cela ouvert à tous vents. Sur le bureau, un petit mot dit où appeler en cas d'absence et tenez-vous bien, le téléphone portable pour appeler est fourni !!! Vos ne rêvez pas, c'est une auberge de jeunesse. La charmante jeune fille qui nous accueille, nous emmène dans un autre bâtiment dont vous avez les photos ci-dessous. Elle nous annonce que nous sommes seuls, seuls sur un étage qui comporte 6 chambres, 2 salles de bains. Du coup, je décide de prendre une chambre pour moi, ce sera la seule du séjour. À l'heure où je vous écris (vers 23h30) un couple vient d'arriver qui a été installé le plus loin possible de nous. SUPER, je vous donnerai l'adresse.
Le bâtiment et son observatoire à oiseaux.
La vue est splendide depuis notre "Auberge de jeunesse" quatre étoiles. Le champ devant les fenêtres, est truffé de nids de sternes qui couvent leurs petits. Une longue vue et des jumelles sont mises gratuitement à notre disposition ! Même pas besoin de sortir.
La couvaison rend les sternes agressives. Dès notre sortie de la voiture, elles étaient là à crier et à tourner autour de nous. Les blessures qu'elles peuvent infliger à la tête sont assez sérieuses pour que l'on respecte leur territoire.
Chambre, cuisine et salon/salle à manger rien que pour nous !
Nous partons immédiatement pour une balade le long de l'estuaire. Le parcours est agrémenté de panneaux informatifs sur les oiseaux que nous pouvons rencontrer et les précautions à prendre, notamment, ne pas sortir des chemins tracés et ne pas ennuyer les animaux en période de couvaison. On a pu observer les sternes qui nichent sous les fenêtres de la cuisine, mais pas les macareux pourtant installés à peine plus loin, sur la plage... sauf que ces derniers ne sortent pas par ce mauvais temps, surtout à cause du vent.
La balade se révèle riche en rencontres et Richard déclenche l'appareil sans cesse.
Il est peu probable que nous ayons du beau temps demain et aujourd'hui, nous avons eu dans les mêmes minutes : pluie, soleil, brouillard et vent ; difficile donc de jouer les miss météo, mais peu importe, nous avons des merveilles dans les yeux cette nuit et sous nos yeux ce soir.
En prime pour ce soir, un arc en ciel dans la pluie qui vient de cesser. C'est la vie,
pour avoir un arc en ciel, il faut de la pluie.
Il est minuit et on se dirait juste en fin de journée.
Il fait toujours aussi clair que tout à l'heure et même davantage
Bonne nuit .... quand même !
Pour les phoques, c'est au bout de la route à droite ... mais de la même façon, le temps risque d'être un problème. Nous le vérifions aussitôt et prenons par la même occasion une bonne douche et un fort vent arrière qui nous pousse au point que j'ai été déséquilibrée. Le temps reprend ses droits.