Jour 12
Lundi 02 juillet
Lundi 02 juillet
J 12 Husey - Stoövarfjordur
Ce matin, le temps est au beau mais vraiment beau. Le soleil brille sur le delta, les sternes sont nombreuses à survoler le petit lac devant l'auberge. La nuit a été mauvaise pour nous deux aussi sommes nous levés à 7h. Nous profitons ainsi d'un petit déjeuner au calme et de temps pour faire les photos impossibles à faire hier. (voir page d'hier à la fin)
Départ à 8h30, soleil, moutons, chevaux et volatiles nous accompagnent dont un lumar qui précède notre voiture et semble nous indiquer le chemin. le spectacle demeure aussi beau, on s'arrêterait toutes les 5mn pour faire des photos et pourtant, on le sait, aucune ne parviendra à rendre exactement la magie de ce que nous admirons. D'ailleurs, plus d'une fois dans le voyage, je choisis la vidéo qui me semble mieux rendre la grandeur des lieux, leurs dimension extraordinaire. Tout est géant ici.
A gauche, les montagnes sont acérées, hautes, impressionnantes ; à droite les sommets sont doux, arrondis et au bout de 20km, elles se dressent aussi devant nous. SUPERBE !
A Egilstadir, nous procédons au ravitaillement dans un Netto qui me rappelle La Destrousse, coucou les Ducros ! Je craque pour des petits LU écoliers, madeleine de Proust et convainc Richard de faire l'essai du hareng séché. Nous verrons ce soir.
Nous prenons la route vers Seydisfjörour et comment dire, c'est encore plus beau ! Petit arrêt pour des chutes entourées de montagnes et plus loin d'autres enclavées dans un U de pierre. (Gudafoss). Je dis chutes pour les plus remarquables mais de la montagne dévalent d'innombrables chutes d'eau.
Le village est très mignon avec des maisons très typées et très soignées. ce petit village est un centre culturel, ce qui explique cette recherche. Les deux magasins de "souvenirs" confirment la recherche de qualité. Il fait plein soleil et ... 22°C, du jamais ressenti. Je me promets de me changer dès que possible car depuis le départ, je porte toujours un des deux sous pulls mérinos, d'hiver + la polaire = la veste coupe-vent.
Direction le village de Reydarförour qui se tient au fond du fjord du même nom. Nous parcourons la rive gauche, entachée par la construction d'une usine électrique. Les nombreuses protestations n'ont pas réussi à annuler la construction. Le paysage est somptueux, la mer se rajoutant à la profusion de montagnes. Nous poussons jusqu'à Neskaupstaour et reprenons la route en sens inverse.
Mais avant cela nous entamons un sentier côtier bien herbacé, à la recherche des oiseaux et pourquoi pas des macareux. Allez voir les nombreuses photos faites par Richard de plantes à fleurs pour l'arrêt précédent et d'oiseaux pour celui-ci.
L'image est bucolique à souhait alors qu'en face les montagnes nous toisent toujours, de ce côté c'est Prévert. Les islandais sont de sortie par ce temps et très peu couverts. Chacun nous salue et certains nous demandent d'où nous venons.
Curieuse expérience que celle de cet AM. Nous avons emprunté un tunnel de 13km à l'aller et voulions reprendre la route normale garantie très belle pour notre retour. Quand enfin nous la trouvons, elle est annoncée fermée mais nous l'empruntons en refusant de croire qu'on ferme une route en bon état. Eh bien si car elle comportait un petit tunnel de 3km qui est fermé désormais par une porte à l'intérieur. On se croirait dans un film de science fiction.
Nous ne sommes pas seuls ; un camping car d'où sort un couple de français, d'auvergnats devrais-je dire, sourit de voir que nous avons fait, comme eux le choix de monter. Ils avaient d'ailleurs parié sur notre nationalité. Ils attendent le bateau pour les ïles Feroe qui ne part que jeudi. Cela fait deux mois qu'ils sont sur l'île et ils sont très contents de leur séjour. Ils vont repartir par le Danemark et l'Allemagne et doivent recevoir des amis à Clermont Ferrand le 14 juillet. La vie de retraité n'est pas une sinécure !
Reste notre dernier fjord Faskruosfjorour avant le repos du soir. Il s'accompagnera d'une chasse aux oiseaux sur la plage ainsi que d'une chasse au phoque (sans succès pour ce dernier). Le décor passe du champêtre au désertique comme depuis le début de la journée mais nous ne nous lassons pas, nous sommes dans une autre dimension que celle que nous connaissons, dans laquelle nous vivons. La route est gravillonnée mais sur peu de km et nous avons un peu de compassion pour ceux qui ont choisi la facilité du tunnel de Dalir et se sont privés de ce spectacle sauvage.
Arrivée à Stöovadjorour et là, personne pour nous accueillir ! La crainte est toujours présente d'une erreur, d'un oubli. Je téléphone et découvre que le propriétaire a fait poser quatre boitiers à code comme ceux des valises. Vous faites le code et la boite libère vos clés, celle de la chambre et celle de la porte d'entrée. On va de plus en plus loin dans le dévoiement de l'esprit BnB. Ce n'est ni plus ni moins ici que de l'hôtellerie déguisée sans charges pour du personnel et sans impôts. Mais pour cette nuit, nous apprécions d'être seuls à profiter de la maison et de deux superbes lits avec des matelas divins et de l'espace dans la chambre.
Du coup nous fêtons cela par une bière au café du coin où nous discuterons avec deux québécois. Ils sont nombreux à visiter l'Islande et toujours aussi chaleureux. Et notre vue est loin d'être désagréable.
Ce soir au dîner riz et hareng séché ! Eh bien l'aspect est celui du carton bien sûr mais ce n'est pas mauvais du tout et dans un sac à dos, cela ne pèse rien. C’est une véritable institution en Islande, le roi de l'apéro ! Ils en consomment tout le temps, à tout moment de la journée, comme des petits snacks. Il est vrai que pour endurer l’hiver, rien de tel que d’en grignoter de petits morceaux, pleins de protéines.
On y a goûté donc, c’est très sec, long à mâcher, avec un fort goût de poisson. Rien de très surprenant, en fait. Les Islandais préfèrent donc le manger avec un peu de beurre, ce qui doit effectivement être meilleur ainsi.