JOUR 1
Jeudi 21 juin après 17h00
Jeudi 21 juin après 17h00
De Reykjavik à Olafsvik
Nous quittons l’aéroport, enfin !
Nous allons découvrir que l’Islande sait se faire connaître très vite : il fait un temps terrible : pluie, brouillard, rafales de vent. Sur la route nous allons brusquement, près du volcan de Jules Verne, nous retrouver avec des routes enneigées !!
Nous pourrions presque faire demi-tour immédiatement car le rift transperce la péninsule : là les plaques américaine et eurasiatique se séparent, là jaillissent les solfatares et les sources d'eau chaude, on longe des champs de lave, et si on avait le temps, on pourrait déjà chasser les images d'oiseaux plongeant du haut des falaises tombant dans la mer. Pour achever la prise de contact : 60% de la population islandaise est regroupée ici donc on peut reprendre l'avion ! Pas question.
Compte-tenu du retard pris, il faut faire défiler le compteur, tout en admirant la péninsule de Reykjanes qui nous offre un condensé, un raccourci des paysages que nous allons découvrir.
Nous évitons Reykjavik : la capitale est au programme de notre retour avec une nuit blanche. Nous filons donc sur la mythique route n°1 déjà !!!
Dédaignant Akranes, obsédés par le timing, nous ignorons les beaux cratères égueulés sur notre route, et c'est déjà l'Islande : " la route n°1 suit la base d'un superbe volcan avec lacs d'altitude et neiges au sommet. " Bon là je récite le guide car on ne voit rien ou presque, rien que les pentes de scories, grignotées de temps en temps par la végétation. Maudit soit Icelandair qui nous prive d'un arrêt alléchant ! Nous franchissons le magnifique fjord de Borgarfjörður à travers le tunnel sous marin de Hvalfjarðargöng, qui nous dépose à Borgarbyggo jusqu'à Borgarnes. Avec une vue magnifique sur les montagnes, Borgarnes abrite le Settlement Center (Musée de la colonisation) et la saga du poète et aventurier Egil Skallaagrimsson (petite pensée émue pour l'équipage du "Pourquoi pas ?" du commandant Charcot qui périt en mer en 1936).
Pourtant une vue sur le glacier domine le parc naturel, mais elle n'est visible que les jours relativement ensoleillés. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Nous reviendrons demain. C’est en prenant à droite pour Olafsvik que nous découvrirons brusquement cette neige sur la route qui, pour corser le tout, devient gravillons. Nous avons toutes les joies de cette île en un raccourci formidable et ce n’est pas fini. À Olafsvik, à 22h00, on ne dîne pas, Monsieur, on mange, dans une station service avec des noodles à la sauce je ne sais quoi, mais accompagnées du YAOURT islandais qu’il faut avoir dégusté.
Bien sûr, nous avons mis les tables de nuit entre les deux lits ! Il est minuit à l’heure où j’écris ces lignes et la lune est bien présente mais il fait aussi clair que dans la journée et vu notre journée, le jour est même plus clair sans pluie et sans brouillard, même le vent semble s’être calmé. Promesse pour demain ? Je tire les rideaux… sur la cascade qui coule là -haut devant notre fenêtre.