Jour 16
Vendredi 06 juillet
Vendredi 06 juillet
Des îles Westmann à Steinsholt
Ce matin, foi de puffin, nous retournons dans notre cabane. On les aura nos oiseaux !!!
Mais avant, PD avec gaufres et sirop d'érable, un petite sucrerie bien agréable et qui nous change de nos tartines non grillées, sans beurre, avec juste de la confiture.
Quelques minutes après, nous sommes à l'affût. Sont-ils déjà partis ? Sont-ils encore endormis, nous ne le saurons jamais. Ils sont un peu plus nombreux qu'hier mais partent pêcher pour les petits.
On les voit surgir de l'herbe de la falaise (contrairement aux mouettes, ici ils sont dans l'herbe d'une falaise en pente douce) et avant de déclencher, ils sont déjà en train de filer. Quand ils reviennent, ils sont tout aussi rapides et comme ils rentrent dans le nid, les herbes les dissimulent. Nos décidons de nous risquer sur la falaise et de tenter une sortie mais au bout d'une heure nous renonçons.
Richard a du mal à quitter l'endroit, sentez-vous bien le poids de la déception dans ce cliché ? Et ce ne sont pas des mouettes qui vont le consoler.
Allez, une surprise, deux petites vidéos en live avec votre narratrice préférée.
On se console tout de même un peu avec ces deux mouton années 1968. On a dû omettre de leur dire que c'était passé de mode.
Départ pour un autre coin où nous pourrions en voir, près du golf, car oui les terrains de golf sont assez nombreux sur l'île. Bonjour la visée avec le vent mais c'est ce qui doit être amusant.
Devant nous se dresse une belle montée qui nous fait un peu hésiter. Bon nous ne sommes pas venus là pour rien, et nous attaquons l'ascension. Reconnaissons-le, nous souffrons un peu surtout après les deux ascensions d'hier. Au sommet, la vue est magnifique sur la mer, les îles alentour, le Vatnajökull, et la ville d'Heimaey.
Pas de puffin mais un sentier qui part escalader encore plus haut. J'irai jusqu'au bout (Richard a décidé de s'arrêter un peu avant) et là, tout au sommet, on englobe, la mer, les îles le volcan et ses voisins mais surtout la longue coulée de lave qui s'est arrêtée au port grâce à l'intervention des pompiers américains. C'était la première fois qu'on utilisait l'eau pour arrêter la coulée de lave. Il était temps car si la population avait été évacuée (un seul mort) les maisons ont té détruites, 360 au total. Le volcan a craché pendant 6 mois. Et là je vois la coulée comme si j'y étais. Superbe !
Nous entamons le chemin en sens inverse, mais un petit détour vers l'autre côté avant d'attaquer vraiment a pente. Et là, en plein sur la falaise, dans un petit creux, une cabane. S'y rendre relève déjà d'une pratique sportive mais il est certain que les voisins ne vous ennuient pas et que la vue est à couper le souffle. Il y a tant de vues à couper le souffle, qu'on se demande si les islandais s'en rendent encore compte. C'est leur quotidien. Je me posais la même question à Florence. En réponse, au moment où nous redescendons, la pluie se met à tomber, eh oui, un jour de beau temps et ppppffffttt.
Au retour, je découvre une autre randonnée à faire, qui n'était pas mon guide du Routard : la randonnée de l'extrême sur le rocher d'Heimaklettur. Sur deux blogs, les randonneurs disent avoir abandonné en cours de route, en raison de la difficulté : échelles, cordes, passages en escalade donc montée difficile mais descente angoissante et pas de sécurité. A ne pas tenter en cas de vent donc. Je la garde ici en mémoire pour un prochain voyage ... par beau temps.
Nos chemins se séparent, Richard va visiter la ville et moi je décide que c'est un temps à aller au musée. Je ne le regrette pas, il est très beau, interactif, j'y passe un bon moment dans les deux sens du terme. Il en va de même pour Richard qui a trouvé des trésors que je découvre avec vous.
Reportages de nos deux envoyés spéciaux :
Page "musée Îles Westmann" par Martine
Page "Heimaey" sur les Îles Westmann par Richard
Retour au ferry et embarquement mais contrairement à l'aller, pas de pont à braver les éléments, cela ne vaut pas le coup, il n'y a pas de vue, que l'océan gris. Je m'allonge sur un canapé et rêve de dormir mais dans a salle à côté, passe un film pour enfants, criard au possible. Je me suis au moins un peu reposée.
Avec tout cela nous n'avons toujours pas déjeuné et il est 14h30. Richard a repéré une petite église 30km plus loin et moi j'aperçois de la route des chutes que nous n'avons pas vues à l'aller. Les chutes l'emportent et nous avons bien fait il s'agit de Seljalandsfoss.
Superbe descente d'eau très décalée de la falaise, si décalée qu'on peut passer derrière le rideau d'eau et nous n'y manquerons pas, mais pour ma part, avec le poncho de pluie. Bien m'en a pris. Bien sûr il y a du monde et c'est la première fois que nous tombons sur un parking payant mais sans barrière et sans contrôle ! C'est raté pour le pique-nique mais pas pour le spectacle, le déjeuner attendra.
Incroyable, cette vidéo est filmée à la verticale et sur mon ordi, elle passe donc renversée. j'ai cherché à la remettre droit (forums etc ...) je vous mets le mode d'emploi et en fait, je constate que sur le site, elle passe dans le bon sens. Elle est pas belle la vie ?
Bien sûr il y a photos et plus d'une. En tombant l'eau rebondit littéralement sur les rochers. Ce n'est pas tout, d'autres chutes du même type s'étalent sur 500 m mais là nous décidons de manger.
En sortant du parking, nous découvrons une petite aire de stationnement qui nous permet de déjeuner avec toutes les chutes en panorama devant nous. Le sandwich ... dans la voiture (il ne fait pas seulement gris ce matin, il vente) prend une autre saveur.
Pour le pousse café ou le thé de quatre heures d'ailleurs nous décidons d'aller voir une des chutes qui tombe dans une sorte de grotte : Gljufrabui. Quand on s'approche on s'aperçoit que des courageux passent là aussi derrière. Pas de danger, sauf de mouiller ses pieds dans le meilleur des cas ou soi-même (une femme vient d'en faire l'expérience visiblement) car il faut, pour passer sautiller de pierre en pierre, mouillées et glissantes et pas très proches l'une de l'autre donc il faut un peu d'élan. Vous me connaissez, je n'ai pas l'habitude de chuter ou plutôt quand on s'est offert la honte de chuter pour une tranche de melon dans un self, on se dit qu'il y a au moins des chutes plus glorieuses que d'autres. Et je suis passée et je n'ai pas mouillé un orteil ! Plaisir de gamine mais aussi plaisir des yeux car c'est vraiment très beau toute cette eau avec le soleil. Chacun se fait tirer le portrait par son voisin car c'est souvent un sur deux qui y va. Richard ne peut s'y risquer avec son appareil, c'est donc une jeune fille qui me tirera le portrait et je lui rendrai la pareille. Une journée placée sous le signe de l'eau.
Il est quatre heures et nous partons pour notre destination finale, plus proche du centre de l'île. Plus d'arrêt, on file car je voudrais arriver de bonne heure pour essayer de programer le Landmannalaugar. Je sais que ce n'est guère raisonnable vu le temps mais je veux y croire jusqu'au bout. Moment d'émotion quelques kilomètres plus loin, je laisse ma carte bleue dans la pompe à essence. Elle ne fonctionnait pas, je suis partie sans me rendre compte que la carte était dedans. Demi-tour heureusement 6 km plus loin à la pompe suivante (et pas 60 km) et ma carte était toujours dans la machine ! C'est la première station essence qu fonctionnait comme chez nous, on se sert et on paie à la caisse. Dans toutes les autres, on insère la carte, on tape son code, on choisit la quantité voulue et on reprend sa carte. La pompe s'arrête quand elle a délivré la bonne quantité. Une bonne frayeur !
Tout au bout d'un chemin bien bosselé comme l’Islande sait nous en concocter (vous ne cherchez plus à éviter les trous, vous cherchez à faire en sorte que cela ne soit pas toujours le même qui saute dans la voiture) on arrive dans une belle propriété avec 80 chevaux. La chambre est bien (J'avais pris la précaution de laisser un nouveau message pour dire que certains hébergements ne respectaient pas ma demande) et la dame nous signale de suite que nous pouvons déménager les tables de nuit pour séparer encore plus les deux lits si nous le souhaitons.
Je lui confie mon embarras car aucune des compagnies de bus n'a répondu à mes mails (j'apprendrai que je suis tombée dans les spams) ou téléphoné et très gentiment, elle cherche avec moi sur internet. Demain la seule solution est un départ vers 9h40 qui me fait arriver à 11h40 au bureau des guides et je dois impérativement reprendre le bus à 14h30 pour arriver à 16h30 à la voiture. Le bus de 15h30 ne fonctionne pas demain et le dernier me ramène à plus de 20h, pas très sympa pour Richard qui ne souhaite pas y aller et pas terrible s'il pleut toute la journée comme annoncé. On cherche une jeep qui pourrait m'y emmener mais le premier prix est à 900€ et le seul à 230€ ne répond pas. Je décide d'abandonner et de retenter ma chance depuis Reykjavik.
Je repère avec elle ce que nous pouvons faire demain s'il ne pleut pas. La déception est grande car j'en rêve depuis des mois et qui sait si je reviendrai...
Touche d'humour (noir cela va sans dire) le coussin de ma chambre porte ces trois injonctions : Wish it / Dream it / Do it
Facile à dire dans mon cas, j'ai 2 conditions sur 3
Et comble du comble, le porte clés de la chambre est une souris alors que j'ai oublié la mienne (cadeau de départ du PSC) sous la couette de l'AJ d'Akureyri !
Je m'installe pour rattraper le retard dans ce journal et une jeune française m'aborde gentiment, elle est en woofing ici pour un mois : elle s'occupe des chambres et des chevaux. Elles sont quatre de nationalités différentes, toutes jeunes. C'est bien ce que j'avais fini par comprendre quand j'ai cherché à en faire. Elles dorment ensemble, mangent ensemble et une trop grosse différence d'âge peut poser problème à la longue.
Richard dort donc je pense qu'il ne ment pas quand il me dit que le bruit des touches de la tablette ne le gêne pas.