Gérard MAAREK
Avril 2009
L’envolée récente des déficits publics dans les grands pays industrialisés ne laisse pas d’inquiéter. Les observateurs redoutent une recrudescence de l’inflation le jour où l’économie repartira ou bien, si la Banque Centrale y fait obstacle, une élévation durable des taux d’intérêt, susceptible de freiner la croissance. Certains vont même jusqu’à imaginer une crise du financement des emprunteurs souverains, conduisant à la défaillance de quelques uns d’entre eux. Or, on ne dispose guère d’instruments pour apprécier les risques liés à un endettement excessif des états.
Après avoir précisé les concepts, en distinguant soigneusement « risque souverain » et « risque pays », risques macro et risques microéconomiques, j’ai essayé de recenser les risques encourus par les porteurs de titres publics, non seulement le risque de défaut, mais aussi les risques de dépréciation en valeur réelle.