Gérard MAAREK
Économiste 13 juillet 2012
En ce mois de juin 2012, l’Europe ressemble à un rat de laboratoire enfermé dans un labyrinthe dont il recherche désespérément la sortie. La voie qu’elle a déjà empruntée, celle de l’austérité s’avère sans issue. Et il y a tout lieu de craindre qu’il en sera de même de toutes celle qu’elle s’apprête à expérimenter.
L’austérité budgétaire, dès lors que l’on veut réduire le déficit et la dette publics, paraît une idée de bon sens. Elle est malheureusement peu efficace, car dans une phase d’assainissement généralisé des bilans, caractéristique de la crise financière, la contraction de la dépense des administrations ou l’augmentation des impôts entraînent une contraction supplémentaire de la demande privée qui efface en grande partie les bénéfices de la mesure initiale. La réduction du déficit est certes censée rétablir la confiance des épargnants et des entrepreneurs, mais dans la courte période, elle pèse sur tous ceux, salariés et classes moyennes, - et ils sont nombreux -, qui ont des fins de mois difficiles. La spirale descendante dans laquelle ont été entraînées la Grèce et l’Espagne en est la meilleure preuve.