Article paru dans la Revue d'économie financière, n° 109, mars 2013.
Les banquiers ont pris l’habitude de vivre avec la contrainte de solvabilité, dont ils vont connaître la troisième version (avec Bâle III). Ils s’apprêtent à découvrir la contrainte de liquidité, sous ses variantes multiples (le LCR – liquidity coverage ratio - et le NSFR – net stable funding ratio). Mais peu sont encore conscients qu’ils doivent d’ores et déjà se préoccuper d’une contrainte d’un type nouveau : la contrainte du collatéral. Et, mauvaise nouvelle, celle-ci va se surajouter aux contraintes précédentes, et en aucun cas s’y substituer. Quelles sont la nature et la réalité de cette contrainte ? Quels effets peut-elle avoir sur le système bancaire, la politique monétaire et l’économie dans son ensemble?
Telles sont les questions qui vont être abordées ici, avec une approche différente de celle qui est habituellement retenue lorsqu’on traite de ce sujet.