Deux
MILITANCE EN
VACANCE
Les partis politiques servent à se tenir mutuellement en échec
en se surveillant l'un l'autre !
Henry Clay
our la Constitution du royaume, les partis politiques œuvrent à l’encadrement et à la formation politique des citoyennes et citoyens, à la promotion de leur participation à la vie nationale et à la gestion des affaires publiques. Ils concourent à l’expression de la volonté des électeurs et participent à l’exercice du pouvoir…. Or, au lendemain des élections, il n'y a plus rien à signaler. Votez et circulez ! A croire qu'au terme des quelques heures de votation, les isoloirs et les urnes sont rangés une fois pour toutes. Pour faire place à l'isolement des mal élus et à l'éloignement des électeurs prépayés.
Pendant longtemps, les partis politiques de l’ex-rive gauche ont tellement compté sur les frustrations et les attentes populaires qu'ils n'ont eu qu'à récolter, sans avoir beaucoup semé, l'usufruit d'un certain «rassid attarikhi », (capital historique). Sorte de …rente du passé !
Du « compromis historique » à la «transition démocratique», les nostalgiques d’un passé très lointain de « Mouvement national », même démentis par les urnes, proposent de continuer de capitaliser un certain « pacte avec le pouvoir ».
Pendant que, sur la rive « droite », des partis accréditent des notables qui comptent sur leur «rassid al banki». Capital mal acquis, «blanchi» dans des circonscriptions électorales à vendre.
Quelques semaines après le départ de Driss Basri, un communiqué du bureau politique de l'U.C annonce le gel des activités de trois membres du bureau politique: Abdelmoughite Slimani, Mohamed Kemmou et Jalal Essaïd. Suivis plus tard de Abderrahman Amalou et Abdelaziz Messioui. Des cas de révocation suffisamment rares pour mériter d'être signalés. La règle générale reste la transhumance et la démission.
■Il est des démissionnés qui se ramassent à la pelle dès qu’est sifflée d’en-haut la fin de leur printemps de gouvernance. La première grande purge eut lieu au lendemain du limogeage de Driss Basri. Casablanca a connu la destitution ou la démission forcée des présidents des communes de Bouskoura, de Dar Bouazza, de Ain diab, de Sidi Othmane, de Sidi Belyout, de Aïn Chok, de Sidi Bernoussi, de Hay Hassani, des Roches Noires, de la communauté urbaine de Casablanca. Ce qui rappelle une certaine caisse de communauté du Monopoly. Quand elle n'envoie pas en prison, elle renvoie à la case départ !
Pour d’autres raisons, furent les démissions de Mohamed Abed El Jabri du Bureau politique de l'USFP, d’Abdallah Zaâzaâ du Mouvement pour la Démocratie. Alors que Mustapha Karchaoui avait claqué la porte en signe de protestation contre « la gestion des élections par l’USFP ».
Khalid Jamaï quittera l'Istiqlal et son quotidien « L’Opinion », pour incompatibilité entre ses prises de position et sa responsabilité éditoriale. Mohsine Ayouche démissionna d’une OADP qui doit « revoir son projet de société ». Sans oublier le coup de gueule de Abderrahman Youssoufi, alors premier secrétaire de l’USFP, parti à Cannes en emportant dans ses bagages les espoirs d’une première alternance annoncée, au lendemain du scrutin indirect du 13 septembre 1993.
Les ruptures les plus voyantes visent à fonder d'autres foyers. A l'instar de Arsalane El Jadidi puis Abderrahman Cohen (ex- RNI), de Mohand El Ansar (ex-MP), de Bouazza Ikken ( ex- MNP) de Ouazzani (ex- MP), de Alami (ex-PND), d’Ahmed Ziane et Ali Belhaj (ex-U.C)… Tous partis s’offrir leurs propres partis !
■Une telle démissionnite cesse d’être contagieuse dès qu'ils s'agrippent à des fonctions ministérielles, locales ou à la tête d’établissements publics.
Sous d'autres cieux, on a vu des responsables démissionner dès que des juges, voire des journalistes, s'intéressaient de plus près à leurs «affaires». Pas chez nous, quand des prisons brûlent, des constructions s’effondrent, des ponts s’affaissent! Non plus quand, grâce au rabattage organisé par 1’ANAPEC et le silence consentant des départements concernés, une société Emiratie a mené en bateau, à défaut de les y faire travailler, 30.000 candidats qui ont payé 900 DH chacun.
Vendredi 19 février 2010, à l’heure de la prière d’Addohr, l’effondrement de la mosquée Bab Berdaïne, où le Roi avait prié le 25 avril 2008, relance le débat sur le danger mortel que représentent les édifices et habitat délabrés. Pourtant, « nous savions qu’un jour tout s’effondrerait », déclara aussitôt Jean Paul Ichter, architecte spécialiste des médinas. Le ministre des Habous savait aussi. Dans un autre pays, il aurait démissionné !
Ancien premier ministre à la veille du coup d’Etat de Skhirat, Ahmed Laraki fera part, trente ans plus tard, d’une note adressée à Hassan II. Elle aurait alerté le roi sur « l’absence de moralité chez beaucoup d’agents du secteur public », et « l’irresponsabilité de l’administration ». Et tout en relevant qu’ « il n’existe pas d’équipe ministérielle mais une caricature de gouvernement », il ne songera pas une seconde à sa démission !
a transhumance aura toujours ses hautes saisons tant que le militantisme circonstanciel va là où l'offre est plus attrayante et l'appartenance plus payante.
Comme pour le foot qui a ses transferts de l’intersaison et des fins de championnat, les deux chambres du Parlement connaissent deux mercatos : à la veille des élections et à la formation des groupes parlementaires. Mercato d’achat, mais aussi de prêt ! Ainsi, pour placer un des siens à la deuxième vice-présidence de la Seconde Chambre, le Mouvement populaire a emprunté une dizaine de conseillers au PAM pour améliorer son classement.
A la transhumance intra-parlementaire, d’un groupe à l’autre, s’ajoute la transhumance interparlementaire, d’une chambre à l’autre. A quelques semaines des législatives consécutives à la nouvelle constitution, 80 membres de la chambre des conseillers déposeront leur démission pour se présenter à la députation. Un geste autoreverse ! Car, en 2006, d’autres parlementaires prenaient le chemin inverse. Ils évitaient ainsi de quitter des (pas si) grands électeurs pour se risquer devant des électeurs directs au rapport quantité-prix nettement moins avantageux.
Des partis s'en accommodent si bien qu'un député radié, après avoir été élu MDS, est rentré au MNP, par la grande porte du zaïm. Dans ce Watan ghafour rahim, les partis sont aussi cléments et miséricordieux! Certains députés, grands propriétaires terriens, se sont même spécialisés dans le changement systématique de couleur, au gré du changement de ministres de … l’agriculture !
Au contact des SDP (sans domicile partisan), notre paysage politique est traversé de nomades multirécidivistes. A la rentrée 2010, un président du groupe MP avait déjà tourné six vestes partisanes et enfilé un maillot SAP. Chaque fois, à coup d’accréditations en bonne et due forme, du PSU au PSD, puis du MDS au MP, avant le MNP !
Elu pour la première fois en 1984 sous les couleurs du Parti de l’environnement et du développement durable(PEDD) Miloud Chaâbi, parlementaire pendant près de 30 ans, est passé de l’Istiqlal au PJD avant de se faire élire en 2007 sous l’étiquette PPS. Son fils Faouzi, président du conseil de Souissi à Rabat, a fait un va-et-vient entre le PPS et le RNI avant de porter les couleurs du PEDD.
Tous les partis se sont révélés donneurs et/ou receveurs du mauvais sang parlementaire. Même l'USFP, après avoir longtemps crié son exception, finira par accepter certains ex-élus des partis de l'administration.En 2003, ce parti n’hésita pas à confectionner son groupe socialiste à la Chambre des conseillers en recrutant Abdeljabbar Boumelha du Mouvement Populaire et Mohamed Abid du PND. Septembre 2006, pour le renouvellement du tiers des Conseillers, il n’hésita pas à accréditer le très SAP maire de Tanger, Dahmane Darham.
Entre les législatives de septembre 2007 et fin mai 2010, des changements d’étiquettes ont affecté 82 sur les 325 Représentants. Le solde net de cet import-export profite aux PAM, RNI et Istiqlal.
Pour Bouazza Ikken, il n'y a pas d’atteinte au jeu démocratique. L’ex-patron de l'Union Démocratique estime que «les électeurs votent pour les personnes et non pour les programmes, ni d'ailleurs pour les partis politiques. Les programmes des partis politiques se ressemblent par ailleurs». La rente d’élection n’a alors que l’apparence de l’adhésion. Au lendemain du scrutin, les résultats donnés selon «l'appartenance» partisane ne veulent plus rien dire.
La constitution révisée prévoit enfin la fin du nomadisme parlementaire. Désormais, « tout membre de l’une des deux chambres qui renonce à son appartenance politique au nom de laquelle il s’est porté candidat aux élections ou le groupe ou groupement parlementaire auquel il appartient, est déchu de son mandat ».
Sauf que de telles dispositions restent totalement absentes du côté des collectivités locales. Notamment au niveau des conseils des villes à l’unité très instable et des régions qui, pour vraiment « avancer », auront besoin de la stabilité des coalitions partisanes, pour la crédibilité politique et l’opérationnalité économique.
ans leurs tentatives d'encadrement et d'organisation, les partis font semblant de s'intéresser aux jeunes sans vraiment arriver à les intéresser. Même s’ils ont quasiment tous leurs « Jeunesses ». Qui Ittihadia (USFP). Qui tali'a (PADS). Qui Destourienne (U.C). Qui Istiqlalienne (P.I.). Qui Populaire (MP). Qui PJDiste. Qui Démocrate : version PND devenue PDN (Jeunesse Nationale Démocrate) ou version MDS (Jeunesse Démocratique et Sociale) ...
Dans un premier temps, parmi les jeunes, les étudiants seront les plus ciblés, notamment par les partis soucieux de prolonger leur légitimation historique héritée du mouvement national. De 1959 à 1968, le mouvement étudiant marocain était dominé par l'idéologie de la gauche traditionnelle, notamment l’UNFP et le PLS. A partir de 1969, l'UNEM se radicalisera sous l'influence des étudiants de la mouvance marxiste-léniniste.
Entre-temps, le paysage revendicatif, comptant quelques nouveaux sécessionnistes, passera des cinq courants initiaux (les étudiants démocrates, les ittihadi, ceux du PPS, les Kaïdiyine et les talaïyine), à une dizaine de mouvances.
Pour faire le lit des islamistes, au cours des années 80, «la réforme» Azeddine Laraki, dans un souci de contenir le développement des partis de gauche au sein des universités, avait supprimé l’enseignement de la philosophie et introduit la branche des études islamiques. Ce qui semblait s'inspirer d'Anouar Sadate qui encouragea dans les universités égyptiennes l'implantation de la Jamaâ lslamia pour contrecarrer la montée de la gauche communiste.
L’USFP et le PPS, laissant tomber l’UNEM, l’ont livrée aux islamistes. Alors que le couple UGTM-Istiqlal n’a aucun droit de cité et qu’Annahj Addimocrati a du mal à encadrer les siens, le vide ambiant se remplit d’adlistes incapables de se faire une légitimité depuis leur échec d’organisation d’un congrès extraordinaire de l’UNEM en 2001.
Aux adlistes s’ajoutent d’autres groupuscules comme l’Organisation du renouveau estudiantin affiliés au PJD, les quaîdiyine, les militants du barnamaj marhali (programme provisoire), les quaîdiine takadoumiîne, les qaîdiine al kourass, les trotskystes …Les courants sahraouis et amazighs sont venus ajouter une rivalité ethnique à la pagaille d’étiquettes. Les premiers se divisent en pro-intégrité marocaine et en étudiants séparatistes. Lesquels se subdivisent en pro- Polisario et pro- Khat Achahid.
Parfois, des « Jeunesses » donnent l'impression d'être plus politisées que leurs partis… politiques. En témoigne la prise de position très peu consensuelle de la Chabiba Istiqlalia qui a tenu à faire savoir, dès les premiers pas de «l'alternance consensuelle» que les jeunes istiqlaliens ont manifesté leur préoccupation, voire leur grande déception d'une expérience gouvernementale (...) pas du tout saine ». Elle retrouvera ses meilleures intentions dès que l’Istiqlal prendra la tête de l’exécutif !
De nouveau, en 2011, dans leur plateforme des réformes constitutionnelles proposées avant référendum, les jeunes Istiqlaliens proposent la suppression du Conseil des ministres, à contre-courant des avis très consensuels de leurs ainés.
En fait, les démissions, les communiqués de désaccord et les coups de gueule dans les rangs de plusieurs Jeunesses sont la preuve que, pour les zouama des partis d’incubation, ces combats d’avant-garde trahissent une précaution d’assurer les arrière-gardes d'un meilleur rapport de force avec le makhzen !
Les carences d’’organisation et d’’encadrement des jeunes et des étudiants, à l’intérieur des frontières nationales, sont plus palpables à l’encontre des 3,3 millions de marocains qui vivent à l’étranger. Parmi lesquels, loin de la masse des TME (travailleurs marocains à l’étranger) d’antan, on distinguera entre des MRE (Marocains résidant à l’étranger) et des binationaux.
Tellement on est loin des années 60-70, lorsque « l’exportation » de notre main d’œuvre se faisait au rythme moyen de 30 000 par an. Le revirement commença en 1974. Le passeport marocain jusqu’alors tant convoité qui fit la fortune des agents d’autorité n’était plus qu’une formalité administrative donnant le droit de faire la queue devant les consulats détenteurs du visa sésame.
Une volte face qui fait que des milliers de jeunes sont poussés par l'infortune à sauter dans des embarcations de fortune pour tenter leur «h'rigue» suicidaire.
L’association des amis et familles des victimes de l’immigration clandestine estime que 3286 personnes ont péri entre I997 et 2002. Depuis, pour fuir « le plus beau pays du monde », la cadence macabre ne s’est pas arrêtée.Une enquête, publiée le 20 janvier 2011 à Paris par la Fondation pour l’innovation politique, révèle que 29% des jeunes marocains veulent quitter le pays.
Le tout compliqué par l’élargissement d’une union européenne obligée de privilégier les ressortissants des nouveaux adhérents. Tels des roumains ou des Polonais très concurrents des emplois peu qualifiants jusqu’ici fourgués aux marocains expatriés. Même installés, voire nés dans ces pays «d’accueil» d’autres « visas» leur sont imposés.
Si les Français avaient depuis un siècle refusé d’accepter des immigrés, la France serait aujourd’hui un pays sous-peuplé. Hier convaincus d’être là pour remplir nos têtes et que nous sommes là-bas pour vider leurs poubelles, ils se mettent désormais à apprécier nos cadres. Il y a plus de médecins spécialistes Togolais à Paris que dans tout le Togo ! Si le père de Zidane était resté en Kabylie, la France n’aurait peut-être pas eu sa coupe du monde ! Désormais, cette coopération « Nord- Sud » s’est trouvée inversée.
Sans oublier l’appel, à coup de sexodollars du plus vieux métier du monde vers l’eldorado pétrolier moyen- oriental. A partir de la plaque tournante syrienne ou jordanienne qui, sans visa, compte des milliers d’«artistes», infirmières femmes de ménage ou coiffeuses marocaines, auxquelles s’ajoutent des milliers de vraies fausses hôtesses du Koweït, du Bahrein du Qatar ou de l’Arabie Saoudite !
Outre les sexodollars, il y a les in’amate distribués aux sécuritaires, concierges, chauffeurs et autres divers intermédiaires et serviteurs…Sur cette balance des exportations invisibles, nous sommes aussi donneurs de sous à cette caste privilégiée de saoudiens qui ont inventé la moujamala, ce droit de passer outre le tirage au sort des Préfectures de l’Intérieur, acheté par tout futur hadj via son agence de voyages !
Au hrigue des bras, des métiers, des diplômés de la belle chair, s’est ajouté celui des muscles. Aux J.O de Pékin 2008. Rachid Ramzi à offert une médaille d’or au 1500 m Bahrein. Huit marocains y ont concouru sous d’autres drapeaux. Abdelkader Mouaziz, Abdelhak El Gourch, Abdelkébir Louribi sont porteurs de la nationalité Bahreinie. Avant eux, Mohamed Moughite (Belgique) et Khalid El Khanouchi (Etats-Unis) et Brahim Lahlaj (France) étaient déjà passés de l’autre côté. L’hémorragie ne s’arrêtant pas, en pleins jeux méditerranéens à Almería en Espagne, plusieurs boxeurs et Karatéka ont déserté.
Plus tard, ce sera le cas des Rugbymen universitaires. Avant que deux joueurs olympiques Rajaoui décident de rester en Suisse après leur participation à un tournoi de Foot ball ! A la mi-novembre 2011, sept autres joueurs, âgés de moins de 17 ans, manquaient à l’appel.Trois des neuf fuyards verts évoluaient dans la sélection nationale des moins de 20 ans.
Il aura fallu plusieurs générations pour que le gouvernement français consente, par un casting de «diversité», à confier des ministères à des Français d’origine Maghrébine ou africaine. Et quand les musulmans de France élisent leurs représentants au conseil Français du culte musulman, cette institution aura surtout pour mission de contribuer au passage de l’Islam «en» France à un Islam «de» France.
Il fut un temps où notre Parlement s’ouvrait aux représentants des Marocains. La formule fut abandonnée lors des élections législatives du 25 Juin I993. L’inefficacité d’un tel système de représentation venait notamment des difficultés d’établissement des listes électorales et du fait que le député supposé parler au nom des marocains résidant dans plusieurs pays d’accueil n’était connu que dans un seul d’entre eux.
Première source de devises, leurs transferts, pas loin des 50 Milliards de DH, se rapprochent des 8% du PIB.La rente du migrant qui court le risque de s’éroder chaque fois que des cadres de la diaspora, au contact des démocraties d’accueil, prendront suffisamment conscience de la différence des règles du jeu. Tel l’auteur d’une chronique d’été qui déplore « la mentalité archaïque des hommes politiques qui ont hérité des privilèges du système et font hériter leurs descendants des postes de décision et de management dans les principaux secteurs de l’état et du Makhzen ».
Le club des investisseurs marocains à l’étranger «CIME» s’est opposé, par la voix de son président, à toute adhésion aux partis politiques pour «ne pas être sujets à des manipulations politiciennes».
D’où le cafouillage décisionnel à l’égard de la représentation des RME dans le Parlement marocain. Contrairement à la promesse du discours royal du 6 Novembre 2005, La communauté marocaine à l’étranger n’a pas été de nouveau autorisée à se faire représenter au parlement. En échange, elle bénéficia d’un Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, avec droit de cité dans la constitution révisée. Laquelle leur redonne le droit d’être électeurs et éligibles. Puisqu’ils « peuvent se porter candidats aux élections au niveau des listes et des circonscriptions électorales locales, régionales et nationales ».
Comment alors souhaiter leur intégration dans les pays d’accueil tout en les considérant comme de simples « Marocains résidant à l’étranger » ? Entre les détenteurs d’une nationalité étrangère et ceux qui s’apprêtent à la demander, beaucoup souffrent de l’inconfort d’être assis entre deux cultures. Une position encouragée par des autorités marocaines elles-mêmes contradictoires. Dans un courrier des lecteurs, un ressortissant marocain interpelle le Premier Ministre : « sommes-nous des citoyens marocains à part entière ou entièrement à part?».
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