Ici, nous voyons une vieille photo de famille sur laquelle apparaît Edmond. Sur cette photo, ce n’est pas Laetitia, mais une cousine. Nous constatons qu’il était traité comme un membre à part entière de la famille. Durant cette période, il fut élevé comme un enfant du village et allait à l’église. N’étant pas accoutumé à la culture chrétienne, il racontait même que, lors de sa première visite à l’église, il avait aspergé les autres enfants d’eau bénite.
Comme les témoins le racontent dans l’interview, Laetitia ne parlait pas de ses actes héroïques. Pour elle, c’était normal. Elle a toujours banalisé son action. Ainsi, lorsque l’on a proposé aux enfants de Laetitia de la faire reconnaître, au moment où J. Chirac a voulu rendre hommage à tous ces héros, ils n’ont pas voulu faire cet effort ; ils n’y voyaient sans doute pas d’intérêt. Cela a contribué à cette banalisation.
Jacques et Laetitia
En mars 2015, après plusieurs mois de travail historique et de recherches dans les archives, Laetitia Carayol est enfin reconnue Juste parmi les Nations pour avoir caché et sauvé Edmond Cohen ainsi que Sam et Yvonne Schitwa. Cette reconnaissance constitue la plus haute distinction de l’État d’Israël.
Ici, nous voyons la consule israélienne, présente lors de la cérémonie de reconnaissance, remettre un morceau du ruban ayant servi à inaugurer le rond-point à l’un de mes cousins présent sur la photo.
Jacques devant le mur des justes à Paris.
Inauguration du rond points des Justes à l'occasion de la reconnaissance
Article Midi Libre
Marcelou en vacances dans le sud - Interview de Jacques Carayol et Gérard Geoffroy
Médaille des Justes parmi les nations
Jacques et Edmond Cohen
Discours d'Edmond Cohen à lors de l'innauguration