Le concept central du libéralisme est que, par l’application de règles universelles de juste conduite, qui protègent le domaine privé individuel reconnaissable, un ordre spontané apparaîtra de lui-même dans les affaires humaines, d’une complexité plus grande qu’aucun arrangement délibéré n’aurait pu en produire, et que, par conséquent, les actions coercitives de l’État doivent être cantonnées à l’application de telles règles, quels que puissent être les autres services rendus par l’État dans l’administration des ressources particulières mises à sa disposition pour des buts précis.
Hayek
Qu'il fût possible aux hommes de vivre ensemble paisiblement et à leur mutuel avantage, sans avoir à se mettre d'accord sur des objectifs concrets communs, en étant tenus simplement par des règles de conduite abstraites, a été peut-être la plus grande découverte qu'ai jamais faite l'humanité.
Hayek, Droit législation et liberté
Le libéralisme est la forme suprême de la générosité ; c'est le droit que la majorité condède aux minorités, et c'est ainsi la plus noble devise qui ait jamais été proclamée sur cette planète. Elle annonce la détermination de partager l'existence avec l'ennemi ; plus encore, avec un ennemi qui est faible.
Ortega y Gasset, La révolte des masses
Il n'y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d'en faire un dogme immuable ; il n'y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental : à savoir que dans la conduite de nos affaires nous devons faire le plus grand usage possible des forces sociales spontanées et recourir le moins possible à la coercition.
Hayek