Citations d'Anthony de Mello

Comment savez-vous si vous êtes des chrétiens ?
Par l'extrait de baptême ? Quelle preuve!
Le chrétien sait qu'il est chrétien parce qu'il a vu, entendu, senti et vécu le Christ.


Les gens croient à tort que nous raisonnons avec notre cerveau - en réalité, nous raisonnons avec notre coeur, qui dicte d'abord la conclusion, puis commande à notre cerveau de fournir le raisonnement qui défendra notre conclusion.


Quand on se rend compte qu'on n'est pas aussi sage aujourd'hui qu'on le pensait hier, on est plus sage aujourd'hui.


Le problème avec le monde, c'est que les êtres humains refusent de grandir.
- Quand peut-on savoir qu'une personne a grandi ?
- Le jour où il n'est plus nécessaire de lui mentir.


Tu veux vraiment être guéri ?
- Si ce n'était pas le cas, pourquoi serais-je venu ?
- C'est ce que font la plupart des gens...
- Pour quelle raison ?
- Pas pour être guéris. Car cela est douloureux. Mais pour être soulagés.


Ceux qui veulent être guéris sans souffrance sont comme ceux qui sont en faveur du progrès à condition que le progrès puisse se faire sans changement.


Pourquoi gaspiller un seul instant à songer à l'autre monde ?
- Mais est-il possible de ne pas y penser ?
- Oui.
- Comment ?
- En vivant au ciel, ici et maintenant.
- Et où est ce ciel ?
- II est ici et maintenant.


Comment puis-je arriver à aimer mon prochain ?
- Cesse de te détester toi-même.
- Je m'aime trop, je suis égoïste et centré sur moi-même. Comment puis-je me débarrasser de ces défauts ?
- Sois aimable avec toi-même. Ton moi sera alors heureux et te laissera libre d'aimer ton prochain.


Le silence n'est pas l'absence de bruit, mais l'absence de soi.


Si tu recherches la Vérité, tu dois posséder une qualité plus essentielle que toutes les autres.
- Je sais. Une irrésistible passion pour la Vérité.
- Non. La volonté d'admettre, en tout temps, que tu as peut-être tort.


Comment me débarrasser de la peur ?
- Comment te débarrasser de ce à quoi tu t'accroches ?
- Tu veux dire que je m'accroche à mes peurs ? Je ne suis pas d'accord.
- Pense à ce contre quoi ta peur te protège et tu seras d'accord! Alors tu verras ta sottise.


Le fait d'être comme ceci ou comme cela n'a rien à voir avec le sort : c'est plutôt une question de destin.
Le destin, c'est la manière avec laquelle on accepte le fait d'être comme ceci ou comme cela, et ce qu'on en fait.


La culpabilité - toute culpabilité - est une émotion malsaine que l'on doit éviter comme le diable.
- Mais ne doit-on pas haïr ses péchés ?
- Quand on est coupable, ce ne sont pas nos péchés que nous détestons, mais nous-mêmes.


La Vie Éternelle, c'est maintenant : plonge-toi dans le présent.
- Mais... ne suis-je pas déjà dans le présent ?
- Non.
- Pourquoi?
- Parce que tu n'as pas abandonné le passé.
- Pourquoi devrais-je abandonner le passé ? il n'est pas si mauvais...
- On n'abandonne pas le passé parce qu'il est mauvais, mais parce qu'il est mort.


- N’avez-vous pas remarqué que les personnes qui désirent la vie éternelle sont généralement celles qui ne savent pas quoi faire de leur vie ?
- Mais y a-t-il ou non une vie après la mort ?
- On devrait plutôt se demander s’il y a une vie avant la mort !



Jusqu'à l'âge de vingt ans, je ne me souciais aucunement de ce que les gens pensaient de moi.

Après vingt ans, je me préoccupais continuellement de ce que disaient mes voisins.
Puis j'ai eu cinquante ans... et je me suis rendu compte que les gens ne pensaient pratiquement jamais à moi!


Combien de temps me faudra-t-il pour résoudre ce problème ?
- Pas une minute de plus que le temps nécessaire pour le comprendre.


Comment vais-je pardonner à autrui ?
- Si tu ne condamnais pas, tu n'aurais pas besoin de pardonner.


Écoute bien ce que disent les critiques, car ils révèlent ce que tes amis te cachent.


Ne te laisse pas abattre par ce que disent les critiques.
On n'a jamais érigé de statues en leur honneur.
Les statues sont pour ceux qui se font critiquer.


Il y a des gens qui tuent pour l'argent et le pouvoir.
Mais les criminels les plus endurcis sont ceux qui tuent pour des idées.


En véritable philosophe qu’il était, Socrate était d’avis que toute personne sage devait mener une vie frugale. Lui-même ne portait même pas de chaussures et pourtant il tombait constamment sous le charme du marché et s’y rendait souvent pour regarder toutes les marchandises qui y étaient exposées. A l’un de ses amis qui lui demandait pourquoi, Socrate dit : « J’aime aller là et découvrir le nombre de choses sans lesquelles je suis parfaitement heureux. »


Quand le moineau construit son nid dans la forêt, il n’occupe qu’une branche.
Quand le cerf étanche sa soif à la rivière, il ne boit pas plus que son estomac ne peut contenir.
Nous accumulons les choses, parce que nos cœurs sont vides.


La spiritualité, c’est non pas savoir ce que l’on veut, mais comprendre ce dont on n’a pas besoin.
On a connu des gens qui ont assuré une vie riche à eux-mêmes et à d’autres moyennant très peu de possessions.


Ceux qui couchent par terre ne tombent jamais du lit.

- Je n'ai aucune idée de ce que demain apportera, alors je veux m'y préparer.
- Tu as peur du lendemain, sans comprendre que la journée d'hier était tout aussi empreinte de menaces.


Chaque fois qu’un homme stupide pose un acte stupide dont il devrait avoir honte, il déclare qu’il n’a fait que son devoir.


- Il existe une chose que même Dieu ne peut faire.
- Quoi ?

- Plaire à tout le monde.


- La souffrance ne nous forge-t-elle pas ?
- Ce n’est pas la souffrance qui importe, mais les dispositions de la personne qui souffre, car souffrir peut adoucir ou rendre plus amer, comme le feu du potier peut carboniser l’argile ou le durcir.

Le repentir n’est pas le chagrin ressenti pour des choses passées. Le passé est mort et il ne mérite pas un instant de tristesse. Le repentir est un changement de l’esprit : une vision radicalement différente de la réalité.


Si je mets le feu au temple de vos croyances, c’est parce que, lorsqu’il sera détruit, vous aurez une vision plus claire du ciel sans limites.


- Légèreté du succès, vide de la gloire, néant de la lutte pour la réussite...!
- N'est-ce pas là du pessimisme et du désespoir?
- Non. C'est l'exaltation et la sensation de liberté ressentie par l'aigle planant au-dessus du précipice.


Une idéologie est aussi bonne ou mauvaise que les personnes qui s'en servent.
Si un million de loups militaient pour la justice, cesseraient-ils pour cela d'être des loups ?


Si tu recherches la tranquillité, c'est toi-même que tu dois changer, et non pas les autres.
Il est plus facile de se protéger les pieds avec des pantoufles que de recouvrir la terre entière d'un tapis.


L'obéissance préserve les règles.
L'amour sait quand il est nécessaire de les enfreindre.


Le jour où tu suivras quelqu'un, tu cesseras de suivre la Vérité.


- Comment puis-je devenir un grand homme comme toi ?
- Pourquoi devenir un grand homme ? Être un homme est un exploit déjà bien assez grand.


Vous est-il déjà arrivé de lire un texte dans lequel les notes en marge faites par le lecteur sont plus éclairantes que le texte lui-même ? La vie est faite de notes en marge.


Si on laisse à la religion la mainmise sur l'existence, elle sanctifie l'aveuglement.


Le véritable changement est le changement qui n'est pas voulu.
Faites face à la réalité et le changement non voulu se produira.


C'est par le biais d'une simple histoire que l'on découvre les vérités les plus profondes.


Le temps paraît si long lorsqu'on attend, que ce soit les vacances, un examen, une chose espérée ou crainte.
Mais pour ceux qui n'ont pas peur de s'abandonner au moment présent, sans arrière-pensée ni aucun désir de susciter ou d'éviter ce moment, le temps se métamorphose et devient éternel rayonnement.


Ce n'est que lorsqu'un millier de gens sincères l'accusent d'avoir blasphémé que l'on peut être sûr qu'un individu a atteint le pinacle de la Vérité.


- Mes souffrances sont insupportables.
- Le moment présent n’est jamais insupportable. C’est ce que vous craignez qu’il vous arrive dans les cinq minutes ou dans les cinq jours qui vous pousse au désespoir. Cessez de vivre dans le futur.


La vérité souffre beaucoup plus de l’ardeur de ses défenseurs que de toutes les attaques de ses opposants.


Être traité injustement n’est rien, sauf si on rumine obstinément cette injustice.


Voulant visiter un ami mourant et ayant peur de voyager la nuit, un saint dit au soleil: « Au nom de Dieu, reste où tu es dans les cieux jusqu'à ce que j'atteigne le village où se trouve mon ami mourant. »
Et le soleil s'arrête dans les cieux jusqu'à ce que le saint homme arrive au village.
N'aurait-il pas été préférable que le saint homme surmonte sa peur de voyager la nuit ?


Les gens ne veulent pas vraiment grandir, ne veulent pas vraiment changer, ne veulent pas vraiment être heureux. Ils vont voir un psychologue ou un psychiatre pour trouver le soulagement, seulement le soulagement. Pas pour guérir vraiment. D'ailleurs, la psychologie n'est pas plus concrète que la spiritualité: rien n'est plus concret que la spiritualité. Lorsqu'il est question de spiritualité, il s'agit de désapprendre, désapprendre presque tout ce que l'on a appris. Avoir la volonté de désapprendre, et d'écouter. La chose la plus difficile au monde est d'écouter, de voir. Nous ne voulons pas voir. Une ouverture, une franchise totale devant la vérité, quelles que soient les conséquences, quel que soit le chemin qu'elle va nous faire prendre, quelle que soit notre ignorance au sujet de ce chemin. Cela s'appelle la foi. Pas la croyance, la foi. Vos croyances vous apportent la sécurité, alors que la foi signifie insécurité. Dans quelle mesure êtes-vous prêt à accueillir ce qui ne vous est pas familier? La première réaction est la peur. Ce n'est pas que nous craignions l'inconnu: on ne peut craindre une chose que l'on ne connaît pas. Personne n'a peur de l'inconnu. Ce que l'on craint est la perte du connu. C'est cela que nous craignons. Je n'ose pas me mettre à réfléchir car je ne saurais plus comment faire pour continuer à fonctionner. La seule tragédie existant dans le monde est l'inconscience. C'est de cette calamité que découle la peur, et c'est de la peur que découle tout le reste. La souffrance prouve que vous avez perdu contact avec la réalité. La souffrance vous est donnée afin que vous ouvriez les yeux sur la vérité, afin que vous puissiez comprendre qu'il y a un mensonge quelque part. Elle est comme ces douleurs physiques qui vous sont données, afin que vous puissiez comprendre qu'une maladie ou un problème physiologique est en vous. La souffrance survient lorsqu'on se heurte à la réalité. Lorsque les illusions se heurtent à la réalité, lorsque les mensonges se heurtent à la réalité, on souffre. En dehors de cela, il n'y a pas de souffrance. Les sentiments négatifs sont en vous, pas dans la réalité. Alors cessez d'essayer de la changer. Vous voulez changer le monde? Pourquoi ne pas commencer par vous changer vous-même? Cessez d'essayer de changer les autres. Nous n'avons pas à changer ce qui nous entoure. Ni les événements, ni les circonstances, ni les contingences, ni les gens ne possèdent le pouvoir de vous blesser ou de vous inquiéter. Plus vous essaierez de les changer, plus vous vous embourberez. Plus vous résistez à une chose, plus vous lui donnez du pouvoir. Lorsque vous essayez de transformer ce qu'est un être ou une chose en ce que vous pensez qu'il ou elle devraient être, vous cessez de comprendre. Les gens qui traversent la vie avec des idées fixes ne se transforment jamais. Ils sont tout simplement inconscients de ce qui se passe. Lorsqu'on est conscient d'une chose, on peut prendre le contrôle sur cette chose. Lorsqu'on n'en est pas conscient, c'est elle qui a le contrôle sur nous. On est toujours l'esclave de ce dont on n'est pas conscient. C'est en en prenant conscience qu'on s'en libère. Elle est toujours là, mais on n'est plus atteint par elle. On n'est plus sous son influence, on n'est plus son esclave. On ne doit rien faire pour être libre, on doit au contraire laisser tomber des choses. Lorsque vous cesserez d'avoir des opinions, vous saurez. C'est alors qu'on se libère. Réussir sa vie, c'est se réveiller. Au fur et à mesure que grandira votre conscience, vous réagirez de moins en moins et agirez de plus en plus. Le bonheur est l'état naturel des petits enfants, à qui le royaume appartient jusqu'à ce qu'ils soient contaminés et souillés par la stupidité de la société et de la culture. Lorsque vous traversez la vie avec des préférences sans autoriser aucune d'entre elles à être la condition de votre bonheur, cela signifie que vous êtes réveillé. Vous vous dirigez vers le bonheur qui consiste en une absence d'illusion, état qui vous permet non pas de voir les choses en fonction de ce que vous êtes mais en fonction de ce qu'elles sont. L'illusion consiste à croire que les événements extérieurs ont le pouvoir de vous blesser et que les gens qui vous entourent ont ce même pouvoir. C'est faux. C'est vous qui leur donnez ce pouvoir. Le seul moyen de changer est de changer votre compréhension des choses. Mais qu'est-ce que cela veut dire? Comment y arriver? J'ai besoin d'entrer en contact avec la réalité. J'ai besoin de m'évader de ma prison, de ma programmation, de mon conditionnement, de mes fausses croyances, de mes fantasmes. Le bonheur est un état libre de toute illusion, un état que l'on obtient en se débarrassant de ses illusions. Vous ne changerez pas si vous vous contentez de changer votre monde extérieur, vous ne changerez pas en changeant de métier, de conjoint, de maison, de gourou ou de religion. Croire cela équivaut à croire que l'on change d'écriture en changeant de crayon. Si vous prenez conscience des barricades que vous élevez sur le chemin de l'amour, de la liberté et du bonheur, celles-ci s'effondreront. Ouvrez la lumière de la conscience et l'obscurité se dissipera.


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