- Edmond (né en 1864 à St Omer) et Paul SURELLE
- Début Activité : 1880
- Enseigne : Ed. Surelle
- Adresse : 42 Rue De Valbelle ex Rue Guillaume Cliton
- Succursale à Blendecques (pas de calais)
Le XIXème siècle se caractérise par de nombreuses innovations techniques qui vont profondément modifier les pratiques artistiques et le regard porté sur le monde qui nous entoure. Les deux grands apports de ce siècle sont indéniablement la photographie inventée en 1839 et le cinématographe né en 1895.
Observer les portraits photographiques du XIXème siècle, c’est faire le constat d’un art de la posture et de la mise en scène où la personne joue toujours, peu ou prou, un rôle ou s’affirme dans son rang social, sa puissance ou sa renommée.
Fils d’un chapelier, Edmond Surelle est né le 13 juillet 1864 à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Il a fait une longue carrière de photographe dans sa ville natale. Selon son registre matricule, il aurait emménagé en juillet 1890 au 42, rue Guillaume-Cliton adresse de son premier atelier. Il y est recensé en 1891 et 1896. En 1901, il s’installe au 42, rue de Valbelle où avait exercé avant lui deux grands photographes audomarois Alfred Belle puis Charles Becquereau. Sa carrière s’interrompt brutalement le 14 juillet 1909 quand on découvre dans sa chambre à coucher le corps de son épouse morte des suites d'un avortement. Edmond Surelle s’est enfui. Il dira plus tard "avoir perdu la tête". Il est arrêté à Ypres (Belgique). Dans sa cellule, il tente de s’étrangler avec son mouchoir. Incarcéré en France, il est entendu par le juge d’instruction qui prononce un non-lieu. Libre, Edmond Surelle retrouve son atelier de la rue de Valbelle où il sera actif jusqu’en 1928 environ. Il décède à Saint-Omer le 30 août 1937. Son fils Paul (1900-?) sera aussi photographe, notamment à Avignon (Vaucluse).
Autres Informations :
La rue de Valbelle fut longtemps appelée rue du Mantel-de-Vair (manteau de fourrure) car elle était devenue le berceau de la corporation des fourreurs.
De la rue Allent à la rue Carnot, elle a porté tour à tour les noms de Mollinstraet au XIIIe siècle, de la Belle-Cloche, de la Tasse, du Chevalier-rouge au XVIIIe siècle, noms de diverses d'enseignes, rue de Mirabeau en 1792 et enfin celui des Six-fontaines.
En 1878 plusieurs maisons furent détruites afin d'élargir une partie de la rue. Le premier photographe de Saint-Omer, Charles Becquereau, avait son magasin au numéro 42. Il exposa dès 1880 les premières photographies de Saint-Omer dans son magasin. Ce fut ensuite Edmond Surelle qui s'y installa.
Dès le début du XXe siècle, celui-ci édita les premières cartes postales de Saint-Omer.
Le décès suspect de Me Surelle le 14 juillet 1909 et la fuite du photographe en Belgique donna lieu à son arrestation quelques jours plus tard. Quelque temps après, Paul Surelle succéda à son père et reprit le magasin de photographie.
Saint Omer, le 14 Aout 1909, Mr Surelle, le photographe de la rue de Valbelle, à Saint Omer, qui avait été arreté à Ypres, à la suite du décès mysterieux de sa femme trouvée morte à la suite de manoeuvres abortives, est rentré à Saint omer ce matin , une ordonnance de Non-Lieu ayant été rendu en sa faveur. (article de presse).
Surelle : Le Sculpteur.