Meknès
La chapelle militaire
Avenue Lyautey
Le marché municipal
L'immeuble des Anciens combattants
Insigne du 4e BI
Le colonel commandant la 27e 1/2 Brigade et le Chef de bataillon Chavanne commandant le 4e BI
(photo de la dissolution)
Meknès, la guérite du quartier "Clair" siège du 4e B.I.
Quartier "Clair", voir l'ancien insigne.
Poste de police.
Sortie sur l'avenue.
A droite en sortant du quartier, le quartier "Roland" siège de la Légion étrangère, remplacé à l'époque en question par les Forces Armées Royales.
Dans ce quartier, en d'autres temps, j'avais pu admirer les 'Crabes" revenus d'Indochine que les légionnaires entretenaient pour un usage stérile, ils n'ont jamais été réemployés.
Le bâtiment de la 3e Compagnie
Bassin devant le mess-hôtel
Partie de boules
Le mât des couleurs. 3 - Le Sergent louis surveillant le bon déroulement de la manœuvre, il porte à la ceinture le colt 11,43 dans son étui.
De gauche à droite : Le lieutenant Gros cdt la 3e Cie, le sous-lieutenant X et le sergent Louis, porte fanion de la 3e Cie.
11 novembre 1957 au quartier "Clair", le drapeau et le Chef de bataillon Chavanne saluant la 3e Cie.
Muté à la 27e 1/2 Brigade d'Infanterie à PORT-LYAUTEY le 1er octobre 1957 pour une affectation au 4e BATAILLON d'INFANTERIE qui stationne à MEKNES au quartier "Clair". Affecté à la 3e Cie commandée par le lieutenant Gros.
Ce bataillon en 1955 s'était distingué en France au moment de rejoindre le Maroc :
Le 6 septembre 1955, à Auxerre, avant le départ du 4e Bataillon d’infanterie (BI) pour le camp militaire du Valdahon (Doubs) situé à la frontière suisse, des rappelés sortent au café, une patrouille les ramène, une dizaine d’entre eux se livrent alors à « des actes de vandalisme sur la literie et l’ameublement » Le ministère de la Défense nationale fait état d’une « manifestation bruyante avec bris de matériel »
Lors de mon arrivée dans ce bataillon, il y avait longtemps que les rappelés ont été libérés. Les appelés ont eu une conduite plus qu'honorable sans jamais se manifester dans des actes d'indiscipline.
Adjoint au chef de section combat, nos mission sont essentiellement vouées à l'instruction et à diverses interventions de sécurisation sans heurts avec les autochtones. En décembre 1957, un nouveau départ pour le RIF à Ouezzane. Une autre mission certes plus noble mais très contraignante est dévolue à la garde rapprochée ou piquet d'honneur du Général Commandant Supérieur des Troupes Françaises au Maroc, en la personne du Général Cogny, à Rabat. Mais aussi la garde de la villa du Commandant d'armes qui commande l'ensemble des troupes stationnées à Meknès. Une longue mission de sécurisation au Km 10 dans un établissement du matériel sera la dernière avant de retrouver le 4e BI pour sa dissolution. Mais n'anticipons pas.
A la 3e Compagnie, je poursuis le cursus de ma carrière en me formant pour acquérir le CIA (certificat inter armes), stage préparation à Port-Lyautey et examen à Médiouna. De plus pour aguerrir les hommes pour un départ en Algérie je ferai un stage d'instructeur " Choc" et leur donnerai tout mon savoir.
Avant de rejoindre Ouazzane, j'irai poser ma candidature pour être muté en Algérie. Le capitaine-adjudant-major, un ancien FTP, qui est là pour confirmer son grade de la Résistance, me tint un discours de réflexion tant à ma mission en Algérie à laquelle il n'adhère pas, car tout peuple, selon lui, a le droit à son indépendance, c'est aller en insistant à une sorte de provocation. Pantois, je retourne donc dans ma section et m'interroge sur la place que tient cet officier au sein du Bataillon. J'avais un sergent adjoint qui lui aussi avait fait la Résistance et je lui confie mon interrogation. Il m'affranchit alors sur ce qu' étaient les mouvements de Résistance en France et en particulier les FTP (Francs Tireurs Partisans ) d'obédience communiste et réfractaires à toutes soumissions à l'ordre régit par Londres. J'ai donc perdu un an de présence en Algérie à cause de lui et les Algériens gagneront tout de même leur indépendance.
Allez à : Ouezzane