Rendez-vous avec Clara et Diego au petit matin (8h !) à l’entrée de Saint-Pancrasse pour aller taquiner le petit laminoir en hauteur dans la galerie de la réconciliation. Nous passons par le col du coq, parfait vu notre localisation et la saison.
Peu de monde sur le parking de Perquelin à cette heure, et une petite fraîcheur qui rend utile la petite laine, mais sans plus. Nous chargeons les sacs et roulez jeunesse. Nous montons à un petit rythme qui me va très bien, et faisons une petite pause à Fontaine noire pour retirer les vestes. Il n’y a pas un poil de flotte qui coule, c’est rarissime. Nous arrivons au porche d’où s’écoule un filet d’eau qui ne ressemble à rien. La galerie est bien fraîche et nous ne traînons pas pour nous équiper, l’objectif est d’être à 10 heures à l’entrée du boyau Sanguin !
Nous entrons dans le Sanguin à l’heure dite, et grâce au travail effectué par quelques spéléos bienfaiteurs de l’humanité qui ont vidangé les passages bas de leurs cailloux, les petits rampings passent comme une lettre à la poste. Nous sommes en bas du puits Pierre en moins de 20 minutes, et sommes dans la galerie de Perquelin rapidement après. Nous allons d’un bon pas jusqu’au puits Noir. Juste avant d’y arriver, je constate qu’une main courante – bleue – a été ajoutée au niveau de la galerie qui mène au puits Mystère (sans doute une action de la famille Maurice). La corde du puits Noir, bien que récente, est déjà gorgée de glaise. Nous atteignons le puits du Cerf en descendant dans le méandre, qui nous fait arriver sur les 2 rognons gigantesques qui m’impressionnent toujours. La galerie du faciès souriant et le contournement du puits Chevalier nous mènent au puits Ébouleux, toujours aussi bien nommé. Nous parcourons la galerie de la réconciliation pour arriver sur notre dézob rejoignant la galerie des François, après environ 2h30 de progression.
Il est l’heure de casser la croûte, ce que l’on fait en préparant le matos pour aller faire péter ce virage qui m’avait arrêté la fois précédente. J’ai pris ce qu’il faut pour sécuriser le pas qui mène au laminoir, un pulse d’un côté, et je ceinturerai un gros bloc de l’autre coté. Je perce mais la batterie, qui indiquait 3 au club, peine à faire ce pauvre trou en 8 mm ! On est mal barré. Finalement, je finis par péniblement mettre les 3/4 du pulse dans le trou, et il se coince à merveille (tellement bien que j’en baverais des ronds de chapeau à le retirer). Je mets la seconde batterie sur le perfo et je m’enquille dans le laminoir avec tout le matos pour attaquer enfin le perçage. Bien sûr la batterie rend l’âme au 3/4 et je n’arrive pas à extraire la mèche, … Je recule pour aller cherche l’autre batterie, dès fois qu’il lui reste un peu de jus. Diego est au-dessus du vide à m’attendre, et nous pouvons échanger les batteries. De retour sur place je finis quasiment mes 400 mm et extrait la mèche avec les derniers électrons. J’installe le bout de cordeau, le déto, fait la connexion avec la ligne de tir, et m’extrait du boyau. J’en profile pour faire tomber le kit (essentiellement vide) non loin de Clara quelques mètres en dessous, … Diego est fidèle au poste, je lui passe le marteau et le burin, et le rejoins en face, Clara arrivant par ailleurs. On se bouche les oreilles, et boom ! Les gaz arrivent à petite vitesse, le boyau souffle donc, mais mollement. Ça va être difficile d’aller voir le résultat car ça stagne plus ou moins à la sortie, et nous nous carapatons plus loin dans la galerie pour aller respirer de l’air pur.
Il est 14 h, comme l’heure tourne, nous décidons de prendre le chemin du retour. Il nous faut en gros le même temps pour revenir. Dans la remontée du puits Ébouleux, je largue peu avant d'arriver en haut un paveton de belle facture sur Diego, qui s’est sereinement collé à la paroi. Ce n’est pas passé loin, et nous notons de remonter un par un ce petit puits pour éviter une telle mésaventure dans le futur, car il porte bien son nom. Nous prenons la vire du puits du Cerf au lieu de remonter par le méandre, pour changer, et puisque c’est équipé. C’est plus direct, mais moins sympa. Surprise de taille sur la fin, une corde toute neuve – clairement jamais utilisée – a été installée sur le premier tronçon (en partant du bas) du puits Pierre. Celle en place paraît pourtant encore bien solide et à peine boueuse, non ? Nous sortons du Sanguin a 16h45, dans les temps pour redescendre de jour. Nous nous changeons dehors pour profiter de la douceur de la fin d’après-midi. Le temps de faire les différents trajets, chacun est de retour chez soi sur le coup de 19h.
La prochaine fois, première garantie ! Par contre pas forcément sur une distance notable …
A noter : les batteries du perfo d’équipement semblent battre de l’aile, à voir ce qu’on fait de ce côté-là, et du côté des batteries Hilti qui sont aussi toutes en carafe.
TPST : 6h45