Avec l’hiver, retour au Guiers ! L’éboulement récent au Glaz risque de nous en interdire l’accès même au retour des beaux jours, aussi autant réapprendre à ramper dès maintenant. L’idée est de remonter par l’actif par le réseau « historique », Robin ayant encore un souvenir cuisant de son passage dans le boyau sanguin.
Nous partons à 8h du club, et sommes une petite heure après au parking de Perquelin. Il y a de la neige, mais il y a eu du passage et nous ne nous enfonçons pas trop sur le premier tronçon. La montée vers Fontaine noire est plus « moelleuse », et le dernier tronçon plus tassé mais un peu plus glissant étant donnée la pente. Il y a trois pélos avec un clebs qui nous suivent et viennent faire un repérage pour des photos dans le porche. Ce sont les basses eaux, et nous devrions être au sec tout du long. Nous nous habillions rapidement, et il est 10h00 lorsque commence la balade.
Il n’y a pas de courant d’air en passant devant le Boyau Sanguin, et il n’y a pas d’eau dans le siphon. Nous prenons tout de même la vire pour rejoindre le Labyrinthe, nous prendrons par le bas au retour. Le passage de l’« Ouragan » n’est pas non plus ventilé outre mesure. Nous progressons à bonne vitesse, et débouchons dans l’actif. Un petit passage en opposition caractéristique nous amène au bas de la Cascade Élisabeth. Comme il y a peu d’eau, c’est l’occasion d’aller voir « La Coupe de Noël », grâce à une petite escalade assurée par la corde de la cascade. Robin, qui repart le premier à la montée, continue sur une corde en place remontante au sommet de la cascade, une explo en cours sans doute car cette corde ne me dit trop rien. Nous suivons la galerie dans laquelle l’actif sourd, avec quelques oppositions et grattonages pour éviter de remplir les bottes. Nous quittons l’actif pour rejoindre une galerie basse qui mène à une main courante suivie de deux petits puits qui débouchent sur « La Plage », bien reconnaissable grâce au sable omniprésent dans la zone. Nous remontons l’actif pour arriver, par une suite de galerie plus ou moins hautes, à un petit puits étroit qui débouche juste devant un siphon, le sol étant cette fois du caillou grossier. En continuant à remonter l’actif nous trouvons une corde en place qui permet d’assurer une escalade de quelques mètres qui commande la Galerie des Marmites. Nous arrivons dans la zone que j’imagine être celle du Puits du Nîmois sur la topo, et je m’engage bêtement dans un ramping dans l’actif qui arrive à gauche. Après 30 m je réalise que ça ne peut être là, donc demi-tour. Un deuxième ramping, plus raisonnable, me fais face, aussi je m’enquille dedans. Bonne galère, mais il débouche après 20 mètres dans un méandre, sauf que ce n’est pas le méandre de l’actif. Mes petits camarades m’ont joyeusement suivi, et nous en sommes quittes pour faire demi-tour. Finalement Clara me demande pourquoi on n’a pas été tout droit là où ça semble assez large, … Nous reprenons pied dans la galerie et de fait, aller tout droit aurait été l’option raisonnable. Il est 12h30, nous décidons de casser la croûte et décider pour la suite. Tout le monde va bien, aussi nous décidons d’aller reconnaître la suite. Nous montons sur ce que je crois être la « Vire des Stalactites », ou nous trouvons ensuite deux fois des cordes sur broches. Nous avançons pour tomber sur une galerie perpendiculaire qui s’ouvre quelques mètres en dessous, mais que nous ne pouvons rejoindre directement : la fin de la galerie dans laquelle nous sommes est un plancher stalagmitique avec plein de petites concrétions rondes dessus de 30 à 40 cm de large. Juste avant à droite, à un mètre de haut, s’ouvre une petite galerie concrétionnée à fond plat (avec un marquage noir genre point dans un O). Robin passe devant et nous avançons à quatre pattes pendant un petit bout de temps. Finalement, nous reprenons pied dans une galerie. Après quelques dizaines de mètres, je constate que nous avons fait demi-tour sans nous en rendre compte. Et nous arrivons rapidement aux kits que nous avions laissé à la précédente jonction ! Nous avons fait ce demi-tour sans repasser par les cordes, et nous avons mis un petit bout de temps. A posterio, ce pourrait être une boucle dans la zone qui précède la vire des stalactites.
Il est autour de 14h, Clara et Robin vont au « Choupette » demain, nous décidons donc qu’il est temps de rentrer. Clara passe devant au retour, et donne un rythme soutenu à notre randonnée. Il faut dire qu’elle a des pompes de montagne, et donc les pieds dans l’eau. Heureusement elle galère un peu dans les parties sur corde à cause de son matos mal réglé, ce qui me permet de reprendre mon souffle ! Le labyrinthe est franchi au pas de course. Nous prenons le temps d’aller voir le siphon aval de la Salle de l’Escalade, qui est à un niveau très bas, avec des « matières » qui flottent dessus donc l’identification reste hasardeuse. Nous sortons par le bas, ce qui m’est rarement arrivé. Nous sommes à l’entrée à 15h30. Le temps de plier les gaules et de rentrer, il est autour de 18h lorsque nous arrivons à Grenoble.
En résumé sortie fort sympathique et découverte de cette partie du réseau pour les plus jeunes d'entre nous. Et prise de conscience de la complexité du réseau, il y a des départs partout, et tous ne sont pas sur la topo, mais en faisant un aller-retour, peu de chance de se perdre néanmoins !
TPST: 5h30