Rédacteur : Frédéric Pétrot
10 ans déjà depuis la dernière sortie secours en cavité, et toujours au Gampalou, décidément, et toujours seul participant du club, redécidément ! Nous avons RDV à Méaudre a 8h, c'est limite criminel. Petite étape par Sassenage pour bourrer les voitures, nous sommes 10 dans 2 voitures, on peut difficilement faire mieux. Nous sommes à l'heure pour le briefing avec un petit café bienvenu près de la structure artificielle de spéléo de Méaudre. Les organisateurs constituent les équipes, et je fais partie de l'équipe 2, chapeautée par Thomas, avec Clément et Côme. Thomas est en plus en charge d'installer les transmissions dehors, et Côme fait partie d'un groupe de 3 chargés de tirer les fils de l'ADSL dans le trou (je ne rigole pas, c'est la technologie utilisée, qui permet par ailleurs d'avoir le wifi sous terre et la data dehors). Donc Clément et moi monterons l'atelier, et Thomas viendra vérifier et peaufiner. Nous entrons sous terre vers 10h et rejoignons rapidement notre spot qui est le Puits de la Colonne. J'installe le répartiteur du puits pendant que Clément installe un répartiteur en haut de la petite salle pour faire une reprise de charge. Thomas conseille de faire une déviation humaine, en changeant l'équipement de progression du puits (passage d'une dev en frac). Ca marche mais en pratique j'avais fait un bi-point au dessus de la dev (1 spit + 1 amarrage nat) qui aurait été plus confort, car hors de la corde de progression utilisée par l'accompagnateur de la civière. Bref, une fois nos ateliers en place, nous allons voir celui du dessus et du dessous pour se dégourdir les jambes et discuter le bout de gras. Nous cassons la croûte vers 12h30, et la civière arrive une grosse demi-heure après. La suite est constituée de brancardages, hâlages et autres portages, ainsi que du déséquipement. La "victime" est dehors vers 16h, et tout le monde est sorti moins de 10 minutes après, déséquipement compris.
Après un petit débrief (genre alcooliques anonymes), nous allons laver le matos à la caserne des pompiers d'Autrans, et retournons chez nous pour un repos bien mérité.
Merci aux organisateurs et aux participants pour cette instructrice et sympatique journée.
Les photos : https://photos.app.goo.gl/pZAaxvu8ezDVpzvC8
Participation de Clara Garnier et Frédéric Pétrot
Intéressante séance de formation et piqûre de rappel sur les techniques de secours et auto-secours.
Rédacteur : Frédéric Pétrot
Malgré un petit rappel amical sur la liste du club, je me retrouve seul à vouloir participer au Barnum organisé par la 3SI dans le Gampalou. M'étant inscrit plus que tardivement, les organisateurs me trouvent une petite place dans l'équipe 2, sous la direction de Florent Merlet, du PGHM, que certain d'entre vous connaissent puisque nous avons eu le plaisir de l'avoir parmi nous lors de ses débuts en Spéléo (Merci France !).
La bonne nouvelle est que cette équipe est la dernière à rentrer sous terre, ce qui me permet de ne pas me lever trop tôt en ce début de week-end ! Le PC est installé à Méaudre, en dur, et le temps de signer les quelques papiers qui vont bien, je rejoins mon équipe qui a déjà préparé tout le matos, c'est y pas beau ça ! Sur le chemin je croise Dany qui est encore en vrac (accident de télémark, ...) et qui donc ne pourra venir sous terre, et ce brave Tartin que j'ai plaisir à retrouver après plusieurs années sans se voir, qui lui est affecté au déséquipement de la cavité.
Il y a dans l'équipe II Céline Barrere, qui est revenue sur Grenoble garder des bovins à présent (pour ceux qui l'auraient croisée en 2014 ou 2015), Patrice Roth, trésorier du CDS avec lequel j'avais travaillé lors du congrès régional, et quelques autres collègues forts sympathiques et motivés.
Nous partons pour le col de la Croix Perrin, ou juste avant se trouve un petit chemin menant au PC Avancé, ou Tartine se trouve et comme d'hab, en fait ... des tartines ! On se met doucement en branle pour monter au trou par un petit chemin qui fini avec une pente bien raide et glissante. Nous donnons notre nom à l'entrée, et zou, dans le trou. Il est 10h10. Comme c'est équipé en double et que tout le monde assure, la descente vers la salle Mégalou, même à plein, se fait rapidement.
Patrice (qui a bien plus d'expérience que moi en secours) et moi nous chargeons d'installer un répartiteur en haut de la salle. Pour se faire, je fais une petite escalade relativement facile mais exposée qui nous mène à une petite niche à une dizaine de mètres haut. Je commence à spiter à l'ancienne, mais Patrice part chercher un perfo, et malgré une roche pas toujours excellente, nous trouvons 5 points pour faire la tyrolienne et sa traction. Pendant que je finis cet équipement, Patrice va installer une poulie largable à mi-chemin, car la flèche que la corde va prendre avec la civière nous inquiète. Pourtant Arnaud, notre "victime", bien que mesurant près d'1m90 ne pèse que 70 kilos, nous sommes vernis.
Nos points installés, il faut attendre la coordination globale, car une fois la civière partie, on ne doit plus s’arrêter, ou presque, avant qu'elle soit sortie. Le médecin positionne notre victime (dont le fémur est prétendument brisé) dans la civière, et Florent nous annonce le top départ.
Notre tyro fonctionne à merveille, mais Charles se jette tout de même pour la décaler, alors que j'œuvre à la poulie largable et Patrice et Cyril au balancier. Une fois la civière passée, nous remettons tout en place rapidement, car une seconde civière va utiliser cet équipement, eh oui ! le scénario est à rallonge. S'ensuit une suite d'ateliers plus ou moins complexes (on devrait garder la civière horizontale tout le temps, je vous laisse imaginer), avec du passage de méandres, de petits ressauts, et finalement le puits du Beurre, qui est bien gras, comme son nom l'indique. Finalement, c'est le petit méandre de sortie qui est le plus pénible, car l'équipement secours n'est pas fameux (ou alors difficile à faire, va savoir). Nous sommes dehors vers 20h10, il fait encore jour et beau, seule journée de la semaine ou il ne pleut pas le soir, nickel.
On fait l'appel, on retourne au PC, on lave une partie du matos, on casse une petite croûte, et on finit de laver le matos, ... Il est 1h du mat lorsque je m'échappe, le matos est quasi lavé et la moitié des gens se tournent les pouces, donc autant retrouver son lit.
En résumé, sortie très sympa qui m'a permis de revoir quelques copains, de réviser mes répartiteurs, et qui incite toujours à la prudence, car c'est déjà galère dans le Gampalou qui est une cavité géante, alors dans nos galeries riquiqui, ce n'est même pas la peine d'y songer.
Reportage de France 3 Rhône-Alpes : https://goo.gl/fxYPHm