Participants : Clara, Louise, Diego, Frédéric, Robin (rédacteur), Romain, Titouan
Le scialet Robin est un projet de longue date du club. C’est finalement Clara qui prend en main l’organisation de la sortie, qu’on décide de monter sur un week-end spéléo : Scialet Robin le samedi, et excursion dans le réseau des Chuats le dimanche (et qui fera l’objet d’un autre CR).
Le gite est réservé, le matos préparé, les voitures chargées, et l’équipe motivée ! Le grand départ est fixé le vendredi soir.
Jour 1 :
A notre arrivée à Bouvante en début de soirée, nous partons repérer l’entrée du scialet sur les bons conseils de Fred. L’objectif : équiper les 2 premiers puits avant l’apéro, pour gagner du temps le lendemain. Et l’idée était bonne : nous passons 30 bonnes minutes à dégager le parking enneigé, puis nous nous engouffrons dans la mauvaise grotte (un joli puits à l’air libre, mais qui ne mène nulle part…). Après ces quelques péripéties, nous trouvons le porche d’entrée, et Diego, Romain et Fred se lancent dans l’équipement, pendant que Clara et moi finissons le déneigement du parking et enkitons les cordes. L’équipe ressort du trou 1h30 plus tard, bien trempée : ça arrose pas mal au 3e puits…
Les quiches du soir nous font oublier nos misères…
Jour 2 :
Nous partons en 2 équipes. Un premier groupe entre avec les cordes vers 8h30. Le second groupe s’engage vers 9h15. Tout ce petit monde se retrouve sur la grande vire à mi-chemin du P138. La première équipe est embêtée : suite à mauvaise communication, les kits ont été inversés dans l’équipement, et on n’a donc plus les bonnes cordes au bon endroit… coup de bol, la dernière tirée de ce gigantesque puits est bien fractionnée, et les longueurs de cordes nous permettront d’arriver au bout.
Romain s’attelle à la tâche de trouver la lucarne qui donne sur le labyrinthe, suivi de près par Fred, pendant que le reste du groupe attend sur la vire et aux fractionnements en dessous. 40 min plus tard, Fred et Romain remontent, trempés jusqu’aux os, sans avoir trouvé la lucarne. Ils ont froid et doivent rentrer pas trop tard à Grenoble. Ils me briefent sur ce qui nous attend en bas, ce qu’ils pensent avoir compris de la localisation de cette lucarne, et prennent le chemin du retour. Merci pour leur sacrifice, on n’oublie pas !!!
Équipé de mon poncho (pas vraiment) imperméable, je commence la descente pour poursuivre l’équipement. Jusqu’au 1er fractionnement, c’est sec. Jusqu’au 2e, c’est une fine pluie rafraichissante. A partir du 3ème, ça mouille sérieusement. Autour de -180, Romain a réussi un grand pendule rive droite jusqu’à une alcove pseudo-abritée, qu’il pensait être la lucarne. Pendant le pendule, c’est carrément la douche. Je commence à plaindre sérieusement Romain et Fred qui sont passés là les premiers. J’explore cette alcove, qui s’ouvre sur une petite escalade, mais ça n’est pas ça. Je transforme le frac de Romain en dev, et continue la descente en rive droite du puits. Je tombe sur une seconde fenêtre 5m plus bas. Y débute un boyau descendant à 50-55°, qui pourrait bien être notre passage, mais je ne vois aucune trace d’équipement. Je décide de continuer dans le puits principal, pour voir. Aller-retour typé canyoning, et inutile, car il n’y a plus rien en dessous. Titouan me rejoint dans cette 2ème alcove, nous équipons la descente du boyau sur 2 AN+1dev sur AN. Victoire ! nous voilà au « vestiaire », à l’entrée du Labyrinthe, imbibés comme des éponges…
Le reste du groupe nous rejoint et après avoir mangé un morceau, nous attaquons la partie « rando » de cette sortie. Tout est bien balisé, et quelques curiosités géologiques, en photos, valent vraiment le détour. Nous traversons le Labyrinthe, passons au Gour des Soldats, remontons la belle escalade des choux-fleurs, et faisons demi-tour quelque part autour du méandre de la neige : il est déjà 15h10 et la remontée s’annonce sportive. Nous repartons avec de belles photos, et de très très belles images en tête !
Pendant que Clara et Diego souffrent pour la cause commune en déséquipant la partie la plus arrosée du dernier puits, Titouan se charge comme un Sherpa et fait route vers la surface avec 2 kits bondés. Il nous avouera le soir avoir été un peu limite en glycémie sur la fin… Louise, qui souffre d’une blessure au pied antérieure à l’aventure, remonte à son rythme. De mon côté, je fais des squats pour ne pas congeler. Nous finissons le déséquipement à 3, et il est 21h lorsque Diego ressort enfin avec le dernier sac de corde.
Le retour au gite se fait chauffage à fond dans le C15 de Titouan… On s’en sort décalqués, mais ravis ! Le plat de lasagnes du soir en a fait les frais…
Points techniques :
- La fiche d’équipement de Thomas DOBELMANN (SNPNC) est bonne (ci-dessous), sauf la 1ere corde (C50), vraiment limite. Prévoir C55.
- La MC du P15 n’est pas évidente à poser. Un crochet fifi aide grandement.
- Quand il y a de l’eau… ça arrose en bas ! Prévoir d’y aller par temps sec, ou prendre les cirés/vêtements secs en sac étanche !