Dimanche 22 février 2026.
Participants : Louise, Titouan, Diego, Robin, Clara (rédactrice)
Réseaux des Chuats, Bouvante
TPST : environ 8h
Le weekend avait pour objectif l’aventure dans le scialet Robin, mais il nous fallait une belle idée pour la deuxième sortie… C’est l’interclub des Chuats (https://www.chuats.fr/) qui nous conseilla la traversée Fleurs Blanches (FB) – Mouch’Tiques (MT). Interclub fantastique d’ailleurs ! Par la quantité et la qualité des informations mises à disposition sur leur site internet, ainsi que l’investissement et la disponibilité de ses bénévoles !
Repérage de la sortie :
Réveil tout aussi matinal que la veille et quelque peu difficile… Après avoir rangé le gîte et réfléchi très fort à la manip navette de voiture, nous voilà partis pour le col de la Chau et le puits des Mouch’Tiques. La sortie ?! Et bien oui, parce que le trou est fermé par une trappe, et la trappe est sous le manteau neigeux… Une opération déneigement s’impose, mais on s’est entrainé tout l’hiver, on maîtrise ! Dans la forêt, en se rapprochant des coordonnées gps, on doute un peu quand même. On sait que le gps est précis, à quelques mètres près, ce qui est largement suffisant habituellement… Mais là, tout le sol est blanc, tout se ressemble. Chercher la trappe à coup de pelle par ici, ou quelques mètres à côté, ça risque d’être une mission… On jette un regard à la ronde entre les arbres… Et là, que voit-on ? Un ptit panneau quasi flambant neuf, « Puits des Mouch’Tiques » avec Mr.Chuats dessiné, incroyable ! Grâce à la photo de l’entrée que l’interclub a publié sur le site, on affine la position de la trappe vs les arbres… On la trouve au premier coup de pelle, trop facile. Opération déneigement pliée, même pas 20min aller-retour depuis la voiture, merci les Chuats…
Descente dans le scialet des Fleurs Blanches (-180m) :
C’est avec la même facilité que l’on trouve l’entrée des FB, grâce au point gps et un autre petit panneau placé devant le scialet. On s’enfile dans le réseau avec nos kits tous légers. Et oui, la traversée est équipée en fixe, et royalement : des pédales au niveau des fractios pour se délonger facilement, une bâche qui préserve des éclaboussures de cascade. Le balisage est bien placé et on rejoint facilement la galerie de la jonction COSOC/SGCAF.
Traversée (6km) :
En arrivant dans la galerie, et en remontant de quelques mètres direction la Rivière de Platine, on observe une très belle concrétion ! Mais attention à ceux qui avancent avec le regard en l’air… le sol est mouvant, quelques souvenirs de Choupette ressurgissent brièvement dans l’esprit de certains. On découvrira que ce premier contact avec la boue, est loin d’être le dernier ! La balade dans la galerie est superbe, les ambiances changent beaucoup, le volume est parfois impressionnant. On croise un super spot de bivouac. Le passage de bateau, autrefois fameux (récit d’Olivier à l’appui), n’existe plus vraiment. Enfin, le radeau en genre de tube pvc est toujours là, mais il a été converti. Couplé à des sacs de gravats/sables, il crée une sorte de digue pour traverser en rampant, plus ou moins au sec, la grande flaque.
On se ravitaille juste devant la salle Picasso, rapidement, il ne fait pas chaud.
Bien qu’on ait pris comme corde de secours une C20 pour pouvoir doubler l’escalade des Cannelures (sur les conseils des bénévoles de l’interclub), on ne la pose pas. Les remontées s’enchainent rapidement pour rejoindre le Shunt Trémie. Très belle galerie avec de curieuses coulures qu’on n’a pas su identifier. Le plafond s’abaisse, bas…On devine qu’on est dans le Shunt par la Désob, mais ce n’est pas désagréable ! Il y a régulièrement des petites tranchées pour se retourner et bouger facilement les kits.
On arrive finalement au passage des crocodiles. Le nom sur le topo nous faisait cogiter et rire déjà depuis quelques heures. Conclusion : il porte très bien son nom. C’est Titouan, spectateur de nos échecs successifs pour rester ‘’hors eau + hors boue’’, qui s’en sort le mieux.
Au croisement avec la galerie Nord, un petit panneau propose de faire un détour de 5min pour relever le niveau d’eau au début de cette galerie. Diego, Robin et moi partons faire le relevé : -30, autour de 15h. On y découvre quelques bateaux gonflables, certes en mauvais état, mais c’est compliqué de résister… Je me lance pour un ptit tour en canot, de quelques mètres seulement, faudrait pas se faire aspirer par le siphon tout là-bas, allongée tant bien que mal au-dessus des trous qui prennent l’eau… Bien trempée mais on a bien ri !
Remontée par les Mouch’Tiques (+100m) :
On fait un ptit ravito dans la Salle Phrygane, qui marque le début de notre remontée. Remontée qui s’enchaine sans encombre jusqu’à la trappe fraichement déneigée du matin !
Fin du weekend ! Petit gâteau au chocolat avant de reprendre la route pour Grenoble.
Conclusion de cette belle traversée : Les Chuats, c’est chouette !!
Points techniques :
Tout est super bien référencé sur le site de l’interclub des Chuats (https://www.chuats.fr/)
(topos, photos, descriptions, conseils techniques, etc…)
On n’a rien à ajouter, peut-être seulement à répéter :
o En hiver, penser à la pelle et à déneiger la trappe des Mouch’Tiques avant de faire la
traversée !
o Ne pas oublier de signaler son passage à l’interclub pour le suivi et le renouvellement
de l’équipement fixe.
o Ne pas oublier la participation à la liste de mariage des Chuats, qui permet de faciliter
de belle sortie comme celle-ci.
Une C20 peut être utile pour doubler l’escalade des Cannelures si le nombre de participants
est supérieur à cinq.
Équipement fixe en bon état.
Balisage : bien placé, bien fléché, et présent tout du long de la galerie pour bien se repérer sur
le topo.