On trouve la trace en 1614 du four banal, c’est-à-dire du four qui appartient au seigneur du lieu et dont les habitants peuvent se servir moyennant une redevance appelée ban.
Ce four a fait l’objet de plusieurs amodiations, autorisation d’usage contre une redevance, au cours des XVIIè et XVIIIè siècles.
Le 26 août 1787, Louis Humbert, régisseur des biens du Comte de Laguiche, a donné en bail à François Martinet, maçon, et Germain Dumont, laboureur, le four banal d’Aisy. Les preneurs recevront le droit de fournage versé par les habitants.
Le 5 vendémiaire an XI (27 septembre 1802) la commune d’Aisy est autorisée à céder à titre d’échange un vieux four et un terrain adjacent à Pierre Joseph François Paris, maître de la Poste à Chevaux, à charge pour lui de faire construire un nouveau four pour la commune pour un coût estimé à 1 328,50 francs de l’époque.
Dans le cadastre de 1809, le four se trouvait à l’angle de l’actuelle ruelle du four. Il se trouvait donc dans la propriété du sieur Paris. Est-ce l’ancien ou celui qui a été construit par le sieur Paris ?
Aujourd’hui on trouve un autre four qui a été construit sur l’ancienne propriété de la famille Leclere. Ce four se compose de deux parties : le foyer arrondi et la halle carrée où se trouvait le boulanger. Ce four doit être postérieur à 1853 car dans les plans d’alignements qui datent de cette année-là, la maison Leclere existe encore, mais la place de l’ancien four est noté comme étant un bâtiment de Pierre Paris. Aucun four n’est mentionné en 1853.