REBOBINAGE BOBINAGE "LABOBINE"

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08 - Contrôle Rotor

LE CONTRÔLE D'UN ROTOR

Bien que facile à détecter, un rotor défectueux n’affecte que 0,2% environ des moteurs en panne, c’est pourquoi la plupart du temps son contrôle est négligé.   

Au point de vue de sa construction apparemment  « solide », il n’y a rien mécaniquement qui laisserai  supposer à un quelconque défaut, mais il n’en est rien.   

  Pour comprendre pourquoi un rotor   peut-être défectueux, il est bon  d’en connaître sa constitution.
             
                                                                          
Quand on regarde de plus près on distingue comme des rainures obliques sur tout le pourtour, en réalité ce sont les empreintes d’encoches coulées d’alu, (le tronçonnage sur la photo d’à côté montre très bien les encoches). De plus le cylindre n’est pas une masse pleine mais un empilage de tôle (comme le stator). De chaque côté les encoches sont court-circuitées par une couronne d’alu coulé.

Le défaut pouvant exister sur un rotor est la coupure de barre d’alu  dans une ou plusieurs encoches ou la rupture d’une couronne.

Cette coupure est provoquée par la fragilité de l’alu (coulé sous pression) constitué de bulle d’air, ou d’impuretés.  Cette panne, que rien ne laisse supposer, arrive souvent après plusieurs milliers (ou centaines de milliers) d’heures de fonctionnement, car la barre fragilisée est rongée par une oxydation très lente.

Contrairement a une roue de bicyclette ou un rayon peut manquer sans problème majeur, dans un rotor une barre d’encoche coupée signifie que le moteur n’a plus du tout la même puissance. Il est donc est indispensable de pouvoir contrôler  le rotor efficacement lorsque l’on à des doutes sur les causes d’un moteur qui a grillé.

Pour la rupture d’une couronne cela se voit aisément  à l’œil nu, par contre pour une barre d’encoches c’est plus délicat, parfois on distingue une brûlure sur le rotor lorsque l’encoche n’est pas trop profonde, mais souvent rien n’est visible.


Dans un atelier de rebobinage, pour vérifier l’état d’un rotor, on se sert du  grognard, avec un ampèremètre alternatif en série.

                                      

                                                                           
le grognard est constitué d’une simple bobine sur un circuit magnétique feuilleté ouvert.

                                                                     

Le rotor posé sur le V du grognard  va se comporter comme le secondaire d’un transformateur et le courant induit sera d’autant plus fort qu’il y aura d’encoches entre les mâchoires du V. et l’intensité dans la bobine du grognard va varier dans les même proportions.
                                
                                                                            
                                         
Dès lors en faisant tourner lentement le rotor sur le V, lorsque les barres d’alu dans les encoches n’ont aucun défaut l’intensité induite est rigoureusement la même pendant le tour complet du rotor. Lorsqu’une barre d’alu dans une encoche est coupée et passe entre le V, l’intensité induite va diminuer et donc l’intensité du grognard va changer. C’est donc cette variation d’intensité qui permet de détecter le défaut du rotor.
                                                                                      

 CONCLUSION : Si le rotor est en bon état l’intensité du grognard ne bouge pas lorsqu’on fait tourner le rotor.

Mais il y a un « appareil » très facile à utiliser pour arriver au même résultat,  c’est celui d’utiliser le propre stator du moteur pour contrôler le rotor.
 Pour cela il suffit  de disposer d'une alimentation alternative de 24 ou 48volts (transformateur 100w par exemple) ou mieux d'un alternostat. L'alternostat est le meilleur système car parfois 24 ou 48v sont peu ou pas assez. 
La basse tension est branchée sur un seul enroulement,  W1 W2 par exemple pour un moteur triphasé (il faut enlever les barettes si le moteur est couplé en triangle) et pour un moteur monophasé  à la place des 2 fils secteur mais on débranche le (ou les) condensateurs.
                              
                                                                                       
Le contrôleur sur la gamme 10Amp alternatif est donc branché en série, et  comme avec la méthode du grognard, il suffit de faire tourner le rotor très doucement. Contrairement au grognard il y aura des petites variations suivant la position, mais lorsqu’une barre est coupée cette variation (en moins) devient très importante.