diginité
La dignité chez Kant : c'est ce qui fonde le respect qu'on doit à une personne. Les choses n'ont pas de dignité, mais une certaine valeur ; les personnes ne peuvent être évaluées (voir l'exemple de la Ford Pinto, tel qu'exposé par Michael Sandel), elles ont une sorte de valeur absolue qu'on appelle dignité. C'est la raison qui fait de nous des êtres qui ont une dignité, en tant que la raison nous rend capables de nous autodéterminer et de poser des principes et des fins bons sans condition.
plaisir
notion difficile. Ce n'est pas une notion au progarmme. Mais vous allez forcément être amenés à réfléchir dessus, dès qu'il est question de bonheur et de désir.
le plaisir, tout le monde sait ce que c'est. Tout le monde sait ce qu'on ressent quand on ressent du plaisir.
mais qu'est-ce qu'on peut en dire, est-ce qu'on peut en parler en philosophie, et pour se demander quoi ?
on vous interrogera sur cette notion par ex en lien avec le bonheur, avec une question du type : est-ce que le bonheur est une accumulation, une succession, de plaisirs ? est-ce que le plaisir est le but de la vie ?
le plaisir est plutôt méprisé ou tenu en piètre estime, dans l'histoire la plus classique de la philosophie. Sauf Aristote, entre autres... Le plaisir est souvent réduit au plaisir des sens et aux plaisirs du corps : il manque de noblesse, de dignité morale.
définir le plaisir.
il est parfois assimilé, dans certains sites et certains dictionnaires de philosophie, à une distraction. distinguez bien les deux : le plaisir qu'on ressent n'est pas une distraction. le plaisir, ce n'est pas un jeu, ce n'est pas qq chose de ludique ou de divertissant. ce qui divertit, c'est plutôt ce qui nous détourne d'un quotidien trop sérieux ou ennuyeux, ou encore ce qui nous détourne de nos soucis les plus graves. on cherche le divertissement pour oublier qq chose. mais pour ce qui est du plaisir, est-ce le cas ? on ne le cherche pas pour passer le temps ; le plaisir, on le cherche parce qu'il nous semble avoir de la valeur en lui-même, je cherche le plaisir pour lui-même, et quand j'éprouve un grand plaisir, je n'ai pas l'impression de m'amuser ou de me divertir, mais de vivre qq chose d'essentiel.
(ceci est bien sûr ouvert à la discussion).
pour définir : le plaisir consiste à ressentir qq chose d'agréable. c'est le contraire de la douleur.
si on dit ça, pas de pb. mais on n'a pas dit qq chose de précis.
le plaisir est parfois défini comme "sensation agréable". est-ce une sensation ?
émotion ou sensation agréable, dit le Robert.
pb de l'extension du terme : on parle de plaisir:
sensoriel. gustatif, visuel, auditif, olfactif, tactile.. il y a là un rencontre entre mon organisme et le monde extérieur, et cette rencontre est harmonieuse, elle produit qq chose qui ne me contrarie pas.
émotionnel ? la joie par exemple. Je peux dire que voir qq'un m'a procuré un certain plaisir. ce plaisir-là n'est pas un pur plaisir visuel ; c'est un plaisir qui est lié à l'idée que je me fais de cette personne, à la qualité de nos échanges... on voit d'ailleurs qu'au moins pour cet exemple, il est difficile d'isoler un plaisir émotionnel pur qui ne ferait pas du tout intervenir l'intelligence.
intellectuel ? je lis un livre, je comprends qq chose que je n'avais pas compris. J'ai un plaisir à le comprendre. est-ce la compréhension elle-même qui fait plaisir ? est-ce la fierté d'avoir compris ?
esthétique : plaisir pris à la contemplation d'oeuvres d'art... le plaisir vient à la fois des sens, de l'intelligence qui saisit, de la mémoire qui se remémore, et bien évidemment le plaisir esthétique est une émotion d'un type particulier.
pour s'y retrouver : deux types de plaisir, Epicure.
plaisirs stables = ceux qui ne m'apportent pas de souffrance à leur suite.
plaisirs instables = ceux qui sont fugaces et entraînent à leur suite le manque.