La motivation peut être définie comme l'ensemble des processus qui déterminent les buts et les transforment en action. Un but peut être réduit à une situation souhaitable, c'est-à-dire à laquelle on attribue une valeur hédonique positive: gagner de l'argent, maximiser la performance, être aimé, etc. Néanmoins, atteindre un but nécessite un investissement d'effort, ce qui est typiquement aversif. Les comportements motivés doivent donc arbitrer entre les incitations et les coûts (de l'effort, entre autres). Cela soulève trois questions fondamentales:
(i) comment le cerveau construit-il la valeur nette (à partir des perspectives de bénéfices et de coûts)?
(ii) comment les contraintes psychologiques (par exemple: biais cognitifs) et biologiques (par exemple: budget énergétique neural limité) influencent la construction de la valeur?
(iii) comment les computations neurales liées à la valeur déterminent le comportement?
Les projets de recherche que nous poursuivons actuellement sont pluridisciplinaire, à la frontière entre les sciences cognitives, les neurosciences et les mathématiques:
L'identification des contraintes biologiques (bilan énergétique, robustesse, etc) sur les computations liées à la valeur dans le cortext orbitofrontal, grâce à l'IRMf, l'électrophysiologie invasive et les modèles de réseaux de neurones artificiels.
La décomposition du contrôle motivationnel des ressources cognitives, grâce à l'optogénétique chez la souris (collab. avec E. Burguière) et les processus de décision markoviens. Ce travail trouve certaines applications dans le contexte du TDAH (collab. avec J. mattout).
La caractérisation des biais d'attribution dans la régulation métacognitive de l'effort mental, grâce à l'IRMf et la théorie de l'inférence Bayésienne.
L'évaluation de la contribution des contraintes de ressources limitées dans la fatigue mentale, grâce à l'IRMf et la théorie du contrôle optimal (avec applications à la dépression et au burnout).