Strasbourg capitale de l'Alsace Lorraine présente une cathédrale gothique qui conserve des parties romanes des édifices antérieurs.
En 1015, l'évêque de Strasbourg Werner de Habsbourg, et l'empereur Henri II posent ensemble la première pierre d'une nouvelle cathédrale sur les ruines de l'édifice carolingien. Werner construit une cathédrale de style ottonien, mais celle-ci brûle en 1176, car les nefs sont, à l'époque, couvertes d'une charpente en bois.
ces fondations uniques au monde ne furent achevées qu'en 1028, année de la mort de l'évêque, treize ans après le début des travaux. Il s’agit d’un socle de limon et d’argile renforcé par des pieux en bois. C’est une technique antique qui permet de créer une sorte de semelle stable sur laquelle élever la maçonnerie des fondations
Après l'incendie de 1176 qui détruit les parties orientales de la cathédrale, Henri d'Asuel dit Hasenbourg, nouvel évêque de Strasbourg décide la construction d'une nouvelle cathédrale.
Le bras Nord du transept, tout comme le bras Sud, est divisé en quatre travées carrées par un pilier central.
On peut voir dans la partie gauche du côté est l'ancienne niche romane, assez majestueuse, de l'autel Saint-Laurent.
Cet ancien portail ouvrait sur un petit cimetière. Il est décoré de deux frises romanes évoquant l'enfer (frise sud) et le paradis (frise nord) avec en tête du cortège de six sirènes d'inspiration sassanide, l'une des cinq sirènes allaitantes sculptées aux alentours des années 1170-1180.
La crypte permet de découvrir la partie la plus ancienne de la cathédrale, bâtie au XIe siècle dans un très beau style roman. La voûte est en berceau et les colonnes sont couronnées par des chapiteaux assez archaïques.
Le chœur roman, dans lequel se trouve l'autel, est surélevé, car situé au-dessus de la crypte. Peintures néoromanes.