«Le public a fait de moi une star. Pas les studios, ni personne, seulement le public» déclarait Marilyn Monroe.
Star parmi les stars, fragile et meurtrie dans Bus Stop ou Les Désaxés, d'une beauté éblouissante et sensuelle dans Les hommes préfèrent les blondes. Rivière sans retour ou Certains l'aiment chaud, Marilyn Monroe nous a quittés trop jeune (elle avait seulement 36 ans à sa mort en 1962). Mais elle reste à jamais l'héroïne la plus émouvante de la légende hollywoodienne.
Les "stars"symbolisent à elles seules la grande magie du cinéma.
Aujourd'hui Tom Cruise ou Kevin Costner, hier Greta Garbo ou Marilyn Monroe: mais pourquoi les stars nous fascinent-elles donc autant?
La popularité d'une star se mesurerait-elle uniquement au montant de son salaire? C'est pourtant ce qui se passe aux États-Unis où depuis les années 1990's a lieu une véritable surenchère sur leurs cachets. Tom Cruise, Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger ou Kevin Costner gagnent plus de 10 millions de dollars par film. Chaque pays a ses propres stars. En France, nous avons Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani et d'autres encore. Si ces vedettes du cinéma actuel sont si bien payées, c'est parce qu'elles font gagner beaucoup d'argent aux maisons de production. En effet, pour un film, un acteur reconnu dans la distribution est souvent le gage d'un succès assuré.
Mais heureusement une star ne se reconnaît pas uniquement à l'état de son compte en banque. Elle possède aussi le formidable pouvoir de faire rêver et ce petit "plus" magique et mystérieux qui la fait briller à nos yeux!
Ce phénomène a-t-il toujours existé? Pas vraiment, puisqu'au début de l'histoire du cinéma, le public ignore le nom des vedettes. Les directeurs des compagnies de production ne veulent pas révéler leur identité de crainte que ces vedettes n'exigent d'énormes salaires comme c'est alors le cas dans le milieu du théâtre. Mais les spectateurs écrivent pour connaître le nom des jolies filles aperçues à l'écran. Adolph Zukor, le directeur de la Paramount, comprend alors que le public a besoin d'idoles. Les studios changent de tactique. La MGM prend pour devise : «nous comptons plus d'étoiles que le firmament.» Les studios commencent à s'arracher les vedettes à prix d'or. Le "star System" est né. Les studios de cinéma font de leurs stars des demi-dieux auxquels le public rêve de ressembler. La star apporte l'éclat de sa gloire aux héros qu'elle incarne et en retour les qualités de ses personnages rejaillissent sur elle. Mais une étoile se doit aussi d'être belle et sa beauté naturelle, qui souvent ne suffit pas, doit être mise en valeur. Les studios modèlent leurs stars selon les critères de beauté du moment. Marlène Dietrich est l'exemple type de la star ayant subi ce genre de transformation. Quelques semaines de "travaux d'amélioration" feront de cette comédienne allemande remarquée dans L'Ange bleu une femme fatale hollywoodienne: blondie, le front épilé, les cils allongés, le corps aminci et moulé dans du velours noir.
Prisonnières de leur gloire, les stars appartiennent à leurs admirateurs. Dès les années 20, les services publicitaires des studios leur inventent une vie privée à la hauteur de l'attente des lecteurs des magazines. Les stars doivent aussi s'arranger pour ne pas décevoir leur public. La vedette du cinéma muet Mary Pickford n'a pas le droit de fumer en public. Marlène Dietrich doit cacher son mari et son enfant, signes d'une vie bourgeoise vraiment trop rangée ! Dans les années 40, la star devient un modèle pour le public. Bien qu'elles multiplient les rôles, les stars sont souvent identifiées à l'un de leurs personnages: Rita Hayworth est à jamais Gilda, la femme fatale aux longs gants de satin. Ava Gardner reste la superbe amoureuse de Pandora, tout comme Humphrey Bogart est le héros type du film noir.
Qu'en est-il aujourd'hui? Les choses ont semble-t-il changé et c'est tant mieux! Les grandes stars du moment ne sont plus les étoiles inaccessibles et fabriquées des années 40 ou 50. Certains même comme Dustin Hoffman, Robert de Niro, Meryl Streep ou Kevin Costner peuvent se permettre de montrer ce qu'ils sont réellement dans la vie privée et mettent un point d'honneur à casser leur image pour ne pas être trop facilement cataloguées dans tel ou tel rôle. Une façon de montrer qu'ils sont avant tout d'excellents comédiens.
Plutôt que de m'étendre sur des biographies que l'on trouve partout, j'ai pensé plus intéressant de retrouver les visages de quelques unes des stars françaises qui ont marqué le cinéma, au fil d'une galerie de portraits chronologique.
Avec vigilance sur le choix des photos, pour évoquer au mieux la personnalité de l'acteur ou de l'actrice.
Quelques incontournables, alphabétiquement :
Pour les femmes : Isabelle Adjani, Fanny Ardant, Josiane Balasko, Nathalie Baye, Juliette Binoche, Carole Bouquet, Emmanuelle Béart, Marianne Chazel, clémentine Célarié, Catherine Deneuve, Emmanuel de Vosges, anis du Perray, Catherine Froh, Isabelle Huppert, Agnès Jaoui, Sandrine Kiberlain, Sophie Marceau, Miou-Miou, Jeanne Moreau, Charlotte de Türkheim, Marthe Villalonga...
Pour les hommes : Pierre Arditi, Ivan Attal, Daniel Auteuil, Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Belmondo, Michel Blanc, Richard Boehringer, Dany Boon, Vincent Cassel, Alain Chabat, Christian Clavier, François Cluzet, Gérard Darmon, Jean-Pierre Daroussin, Alain Delon, Gérard dapardieu, André Dussollier, Gérard Juniot, Mathieu Kassovitz, Thierry Lhermitte, Vincent Lindon, Fabrice Luchini, Kad Merad, Jean Réno, Richard Boehringer, Pierre Richard, Jean-Paul Rouve, Michel Serrault, Lambert Wilson....
COmme pour les stars du cinéma français, plutôt que de m'étendre sur des biographies que l'on trouve partout, j'ai pensé plus intéressant de retrouver les visages de quelques unes des stars internationales qui ont marqué le cinéma, au fil d'une galerie de portraits chronologique.
Avec vigilance sur le choix des photos, pour évoquer au mieux la personnalité de l'acteur ou de l'actrice.
Un diaporama des principales stars du cinéma international va être intégré
Des histoires de famille "L'Internaute", novembre 2013