Le film d'horreur dans son essence est à dissocier du genre thriller qui correspond plus à un genre destiné à apporter une certaine tension chez le spectateur, ou encore du film fantastique qui apporte une notion de surnaturel sans pour autant avoir pour but de provoquer la peur.
Le film d'horreur, ou film d'épouvante, est un genre cinématographique dont l'objectif est de créer un sentiment de peur et d'angoisse chez le spectateur.
Les films impliquant des zombies, des vampires, des revenants, les forces démoniaques ou encore des loup-garous comptent parmi les classiques du genre.
Le cinéma d'horreur est partout, il est devenu un phénomène de société incontournable. Auparavant cantonné dans les marges, il s'est mué en un genre majeur. Eli Roth (Hostel), Alexandre Aja (La colline a des yeux), Neil Marshall (The descent), Jaume Balaguero et Paco Plaza (Rec) sont devenus des auteurs singuliers, renouant avec l'énergie contestataire du film d'horreur américain des années 1970. Ces auteurs dessinent les contours de cette nouvelle vague du cinéma d'horreur contemporain.
Dracula de Tod Browning, Frankenstein de James Whale, La momie de Karl Freund Lhomme invisible de James Whale, La fiancée de Frankenstein de James Whale, Le loup-garou de George Waggner...
Pour les amateurs de fantastique et de SF, la Universal constitue le terreau du genre. C'est dans ce studio que naîtront la plupart des mythes du cinéma fantastique, de Dracula à la Momie en passant par Frankenstein et le Loup-Garou. D'autres compagnies lui emboîteront le pas (la Hammer notamment, qui permettra à tous ces « personnages » de retrouver un second souffle en Angleterre), mais Universal reste encore aujourd'hui le studio de la science-fiction et du fantastique, comme la Warner demeure celui des polars. C'est en 1912 que Cari Laemmle fonde la Universal, agrégat d'une multitude de petites sociétés de production.
Il faut attendre une dizaine d'années pour que Laemmle trouve enfin la bonne voie. Cela se passe en 1923 puis 1925, alors que Lon Chaney joue dans Notre-Dame de Paris et Le fantôme de l'opéra, deux films mélangeant des effets de terreur gothique, de peur et d'horreur, qui obtiennent un grand succès.
Fort de cet engouement, Laemmle se lance dans l'adaptation à l'écran du roman de Bram Stocker : Dracula. Il fait appel à Bêla Lugosi pour interpréter le comte et confie la réalisation à Tod Browning (cinéaste fétiche de Lon Chaney). À l'époque, le film fait fureur : des spectateurs s'évanouissent, d'autres quittent la salle en hurlant, le film d'horreur est né.
Dans la foulée, Universal met en chantier les adaptations de la plupart des grandes figures de la littérature fantastique, créant sans le savoir le premier cycle cinématographique de films fantastiques. Au cours des années 30, Universal devient alors le studio spécialisé dans le genre et vogue sur le succès des « Universal Monsters », ces démons assoiffés de sang et de tripes nés des talents conjugués d'une petite équipe de cinéastes, d'acteurs et de techniciens.
Boris Karloff, la créature couturée et boulonnée du docteur Frankenstein en 1931, réapparaîtra même sous les bandelettes de la momie Im-Ho-Tep dans le film que Karl Freund (ancien chef-opérateur allemand) réalise en 1932 : La momie.
Mais c'est Bêla Lugosi qui fonda à lui seul les codes gestuels et vestimentaires du vampire au cinéma, avant que Christopher Lee n'apporte sa griffe dans les films de Fischer à la fin des années 50.
Dans Ed Wood de Tim Burton, une séquence en forme d'hommage montre d'ailleurs Johnny Depp tenter d'imiter la gestuelle si caractéristique de Lugosi (Martin Landau). Tod Browning, réalisateur de Dracula, fut aussi l'un des membres fidèles de la compagnie, au même titre que James Whale, le plus prolixe d'entre tous : on lui doit l'adaptation du roman de Mary Shelley, Frankenstein, de sa suite qui surpasse l'original, La fiancée de Frankenstein en 1935, et enfin du chef-d'œuvre de la période : L'homme invisible.
Compte tenu de l'importance des effets spéciaux (vendus à l'époque comme révolutionnaires), les techniciens jouèrent alors un rôle capital. On se souvient de Jack Pierce, le créateur du masque de Karloff et plus tard de tous les monstres de la compagnie, ou encore de John P. Fulton, responsable des effets spéciaux optiques qui mis au point la disparition de Claude Rains dans L'homme invisible.
Après une production intense, le filon commence à s'épuiser et, signe de son essoufflement, tourne à la parodie. Ainsi, au cours des années 40, Frankenstein, la Momie et consorts doivent faire face au duo de nigauds Abbot et Costello. Mais il ne faut pas longtemps à Universal pour reprendre la main.
Au début des années 50, le studio enfourche le cheval de la SF sous la houlette de Jack Arnold (Le météore de la nuit, L'homme qui rétrécit et L'étrange créature du lac noir).
Depuis, Universal n'a cessé d'explorer la voie du fantastique et de l'horreur, se retrouvant ainsi toujours aux avant-postes du genre. En 1963, le studio produit Les oiseaux d'Alfred Hitchcock,.
Puis, il initie la vague des films catastrophes des seventies (Airport, Tremblement de terre et Les dents de la mer), et donne au film d'anticipation écologique l'un de ses plus beaux fleurons (Silent Running, 1972)
Ils révolutionnent le genre du film d'anticipation au début des années 80 avec E.T. de Steven Spielberg et la série des Retour vers le futur. Universal fut le premier studio à conférer aux effets spéciaux un rôle majeur. En 1993, il produit enfin JurassicPark.
(chronologique ; les incontournables en gras)
Nosferatu de Murnau(1922)
Psychose de A. Hitchcock (1960)
La Maison du diable de Robert Wise (1963)
Les oiseaux de A. Hitchcock (1963)
Rosemary’s Baby de R. Polanski (1968)
L'Exorciste de William Friedkin (1973)
Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper (1974)
Les Dents de la mer de Steven Spielberg (1975)
Carrie au bal du diable de Brian De Palma (1976)
Halloween, La Nuit des masques de John Carpenter (1978)
Alien, le huitième passager de Ridley Scott (1979)
Les dents de la mer, de S; Spielberg (1975)
Shining de Stanley Kubrick (1980)
Les griffes de la nuit de de Wes Craven (1985)
Hellraiser de Clive Barker (1988)
Scream, de Wes Craven (1997)
Ring de Hideo Nakata (1998)
Le Projet Blair Witch de D. Myrick et E. Sanchez (1999)
L'armée des morts, de Zack Snyder (2004 )
Land of the dead de G. Romero (2005)
Saw de James Wan (2005)
The Descent de Neil Marshall (2005)
La colline a des yeux (2006)
Rec de Paco Plaza et Jaume Balagueró (2007)
Et aussi: Frankenstein de James Whale, Dracula de Tod Browning, Vendredi 13 de Sean S. Cunningham, , la saga Resident Evil de Paul W.S. Anderson, Chucky de Don Mancini, Amityville, , The Grudge (Ju-on) de Takashi Shimizu. Vendredi 13 (avec l'horrible Jason Voorhees), Hostel de Eli Roth ...
En bref : En 1838, Thomas Hutter, commis d’agent immobilier, quitte sa jeune femme Ellen pour le château du comte Orlok dans les Carpates. Là-bas, Hutter découvre que le comte est en fait Nosferatu le vampire et est victime des morsures répétées du monstre. Celui-ci quitte son château dans un cercueil rempli de terre et, après un voyage en voilier au cours duquel il décime l'équipage terrorisé, va prendre livraison de sa nouvelle demeure, située face à celle de Hutter et Ellen…
Pourquoi faut-il le voir ?
Film d'expressionnisme allemand considéré comme l'un des films fondateurs du film d'horreur, Nosferatu est, encore aujourd'hui, entouré d'une aura de fantastique et de surréalisme. Est-ce parce que ce film muet réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau a failli disparaître (lire ci-dessous) ? Parce que sa bande-originale, signée Hans Erdmann a, elle bien, disparu ? Est-ce que parce que des rumeurs couraient sur le fait que Max Schreck, l'interprète de Nosferatu, était vraiment un vampire et qu'il serait mort sur le tournage avant d'être remplacé par Murnau ? Mystère...
Il y a cet héritage, cet intrigant passé et ces mystères, bien sûr, mais, il y a aussi toute les autres sensations produites par Nosferatu. Il y a la technique de Murnau, les teintures du film, son fantastique travail sur la lumière et les décors réels. Il y a cette beauté poétique et inquiétante mais il y a aussi ce frisson qui se dégage : la naissance à l'écran de la légende puissante de Dracula incarnée avec magnificence par Schreck, terrifiante silhouette qui apparaît et disparait dans un jeu d'ombre et lumière...
En bref : Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l'entend. Quand son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque, elle s'enfuit avec l'argent. La pluie est battante, la jeune femme s'arrête près d'un motel, tenu par un sympathique gérant nommé Norman Bates qui doit supporter le caractère possessif de sa mère. Après un copieux repas, Marion prend toutes ses précautions afin de dissimuler l'argent et, pour se délasser, prend une douche...
Pourquoi faut-il le voir ?
Qui n’a jamais vu dans sa vie un extrait de la fameuse scène de la douche et eu le coeur qui s'arrête en entendant la terrible musique de Bernard Herrmann et les cris de Janet Leigh ? Et cette scène, entrée au Panthéon des scènes les plus génialissimes de l'histoire du cinéma, n'est pas la seule trouvaille de ce cher Alfred Hitchcock qui, avec Psychose, signe l'un des plus grands films de terreur de tous les temps. Ici, pas question d'entrailles qui dégoulinent - on est dans les années 60 - mais une histoire maline et tout à fait possible ajustée à un sens inouï de la suggestion, du suspense et de la surprise.
A l'époque, personne ne se doutait que Janet Leigh, la star du film, allait trépasser sous les coups d'un terrible couteau dès la première partie du film ! C'est tout le génie manipulateur d'Hitchy : nous faire croire que, nous amener exactement là où il veut pour ensuite... frapper ! Passée cette surprise, Psychose continue de monter en puissance, offrant des scènes d'anthologie, notamment la terrifiante scène de l'escalier et, bien évidemment, le final du film, grand choc en lui-même. Un chef d’œuvre incontestable à voir au moins une fois dans sa vie.
En bref : Le professeur Markway réunit un groupe de personnes dans un vieux manoir réputé hanté. Dès la première nuit, les hôtes du professeur sont terrorisés par des bruits insolites.
La scène la plus effrayante : Celle où les murs de la maison se mettent à trembler alors qu'Eleanor est dans son lit et que des bruits étranges se font entendre à l'extérieur en a fait frissonner plus d'un.
En bref : La petite ville de Bodega Bay est depuis peu le théâtre d'étranges phénomènes : les oiseaux y sont de plus en plus agressifs. A son arrivée, Melanie, une belle jeune femme, est attaquée par une mouette.
La scène la plus effrayante : Qui n'a pas retenu son souffle lorsque Mitch Brenner ouvre le plus lentement possible la porte du garage pour ne pas attirer les oiseaux afin de pouvoir s'enfuir ?"
En bref : Malgré les conseils de leur vieil ami Hutch, Guy Woodhouse et sa jeune femme s'installent dans un immeuble new-yorkais vétuste, considéré par leur ami comme une demeure maléfique. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, vieux couple d'Europe centrale, imposent leur amitié et leurs services. Si Guy accepte facilement ce voisinage, Rosemary s'en inquiète...
Pourquoi faut-il le voir ?
Il est insidieux et presque impossible à cerner, ce drôle de sentiment qui s'installe à la vision de Rosemary's Baby. S'agit-il d'un film fantastique ? Mais le fantastique peut-il vraiment surgir dans un contexte aussi quotidien ? Est-ce que Rosemary est paranoïaque ou a-t-elle raison ? Et que veulent vraiment ces drôles de voisins ? Ce sentiment et ces "peut-être" vont en s'accroissant à mesure que Roman Polanski déroule son film...
L'horreur véritable commence lors du rêve, ou l'hallucination, de Rosemary. Pas de sang, pas de meurtrier, mais une vision vivace de satanisme. Et lorsqu'on apprend que Rosemary est enceinte, surgissent cette terrible question et ce doute encore plus tenace : "Mais, enceinte de... quoi ?" Polanski brandit l'horreur au-dessus d'un évènement qui ne devrait pas l'être, la grossesse. Qu'est-ce qui est en train de grandir à l'intérieur de Rosemary ? Toute la force de cette question se réalise dans la scène finale...
En bref : Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort.
La scène la plus effrayante : Lorsque la mère descend dans la cave et découvre sa petite fille, transformée en zombie, en train de manger son père. Brrrr....
En bref : Un être maléfique semble s'être approprié le corps de la petite Regan McNeil. Sa mère, Chris, décide en dernier recours de faire appel à un exorciste...
La scène la plus effrayante : Celle où la petite fille tourne sa tête à 360° et celle où elle descend les escaliers à quatre pattes sur le dos sont les scènes les plus souvent citées par les lecteurs... Et pour cause !
Pourquoi faut-il le voir ?
On peut parfois mesurer l'impact qu'a eu un film d'horreur en s'attardant sur l'expérience puis le destin qu'ont connus ses acteurs. Linda Blair, 13 ans à l'époque, a vu toute sa vie bouleversée par L'Exorciste, preuve de l'effet qu'a eu ce classique de William Friedkin sur son époque : c'était du jamais vu.
Le film a tellement choqué et effrayé les spectateurs que bon nombre ont confondu la fiction et la réalité : Linda Blair aurait été vraiment possédée, elle serait folle, elle serait un suppôt du diable... Dans des interviews, Blair a même déclaré que des journalistes de l'époque lui demandaient avec effroi ce qu'il en était de la possession !
Et comment ne pas être impressionné - et donc perturbé - par sa prestation démoniaque, par les tours techniques de Friedkin, par cette tête qui tourne sur elle-même, ce lit qui vole, cette "araignée qui marche" dans l'escalier et par le tas d'obscénités qui sortaient de la bouche de cette petite fille... Un classique du cinéma d'horreur qui a d'ailleurs été le premier du genre à recevoir une nomination à l'Oscar.
En bref : Cinq amis traversent le Texas à bord d'un minibus. Ils s'aperçoivent bien vite qu'ils sont entrés dans un territoire étrange et malsain, à l'image du personnage qu'ils ont pris en stop, un être vicieux en proie à des obsessions morbides.
La scène la plus effrayante : Celle où une jeune fille se retrouve suspendue à un croc de boucher, avant de réaliser que son ami est en train de se faire dépecer juste à côté, a rendu le bruit d'une tronçonneuse insupportable à nombre de lecteurs.
Pourquoi faut-il le voir ?
Chez la famille de Leatherface, on aime la "bonne chair" et on fabrique tout son intérieur avec. Plus sordide, tu meurs. Si aujourd'hui, ce genre de "pratiques" se retrouvent chez n'importe quel psychopathe du petit et du grand écran, dans les années 70, Tobe Hooper offrait du jamais vu pour un budget très limité.
Tout dans Massacre à la tronçonneuse pue le réel, transpire la sueur et donne une impression de saleté répugnante qui colle à la peau. Découvrir Leatherface et sa famille de péquenauds dégénérés vivant entre eux dans cette maison digne de la ménagerie du Museum d'histoire naturelle pour tarés, c'est une expérience d'horreur pure. Massacre, c'est aussi la vision de cette Amérique tordue, laissée à l'abandon, rincée et qui recrache ses morts sans scrupules...
Massacre à la tronçonneuse ne nous a pas simplement appris à ne jamais prendre d'autostoppeur, à vérifier notre niveau d'essence et à éviter les maisons abandonnées, le film a inspiré toute une série de réalisateurs et donné au sous-genre du slasher tout son sens, la tronçonneuse et le crochet à viande de Leatherface précédant les fameux rasoirs de Freddy et le masque de Jason.
En bref : La station balnéaire d'Amity s'apprête à accueillir les vacanciers de l'été. Quelques jours avant la grande migration, le chef de la police, Martin Brody, découvre le cadavre atrocement mutilé d'une jeune femme sur le rivage.
La scène la plus effrayante : Dès le début du film, en voyant une jeune femme se faire happer et disparaître dans l'eau en poussant des cris de terreur pendant un bain de minuit, les lecteurs ont su qu'ils n'iraient plus jamais se baigner dans la mer l'esprit tout à fait tranquille.
Pourquoi faut-il le voir ?
Les Dents de la Mer, c'est tout bonnement LE film qui a traumatisé plusieurs générations de spectateurs qui, après l'avoir vu, n'ont plus jamais regardé l'Océan de la même manière. Aujourd'hui encore, la perspective de se baigner et de voir apparaître un aileron est loin d'avoir disparu de nos esprits. Cette peur viscérale, rares sont les films d'horreur à être parvenu à la faire perdurer dans le temps.
A l'époque, Steven Spielberg n'a que 28 ans et ce second film marque un véritable tournant dans sa carrière mais également dans l'histoire du cinéma américain. Enorme succès au box-office mondial, Les dents de la Mer est le premier authentique blockbuster, le film qui a transformé la période estivale en une nouvelle manne pour le marché hollywoodien.
Avec ses trois Oscars et ses trois suites, Les Dents de la Mer est un succès complet et incontestable. Mais, ce qui l'est encore plus, c'est la manière dont il a mêlé le thriller à l'horreur et la tension insoutenable qu'il a su créer autour de son monstre marin. Présence sourde et angoissante, le requin ne se dévoile pas tout de suite... Dans l'eau, les enfants chahutent, les pieds remuent sous l'eau, sur la plage, le Chef Brody garde un oeil sur la mer. L'attente se créée. Jusqu'à l'attaque : "Sortez de l'eau !!!" Quant à la musique éprouvante de John Williams ? A ne même pas écouter dans son bain. On ne sait jamais malheureux !
En bref : Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n'est pas rose pour Carrie. D'autant plus qu'elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir, jusqu'à ce qu'elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.
La scène la plus effrayante : A la fin du film, plus d'un lecteur a sursauté lorsque la main de Carrie sort de terre et attrape son amie venue déposer un bouquet sur sa tombe.
En bref : Un soir d'Halloween, le jeune Michael Myers tue sauvagement sa grande sœur avec un couteau. Quelques années plus tard, il s'évade de l'hôpital psychiatrique où il était enfermé et s'en prend à des adolescents.
La scène la plus effrayante : Celle où Mike Myers surgit d'un placard avec un couteau de cuisine a fait sursauter plus d'un lecteur."
En bref : Après un bref arrêt sur une planète lointaine, l'équipage d'un vaisseau spatial est bientôt la proie d'une étrange forme de vie inconnue, dotée d'une intelligence et d'une agressivité hors du commun.
La scène la plus effrayante : celle où le personnage interprété par John Hurt voit son abdomen perforé par l'alien en train de naître est un summum de gore qui en a écoeuré plus d'un.
En bref : Jack est le gardien d'un hôtel fermé durant l'hiver. Il s'y installe avec sa femme et son fils, ravi de pouvoir peaufiner ainsi son roman. Ce n'est pas le cas de son fils Danny, en proie à des visions fantômatiques...
La scène la plus effrayante : L'image de Jack fracassant à coups de hache la porte de la salle de bain où sa femme s'est réfugiée est restée dans toutes les mémoires, comme celle des petites jumelles massacrées qui invitent Danny à venir jouer avec elles.
Pourquoi faut-il le voir ?
A sa sortie, Shining a reçu des critiques plutôt tièdes et même deux nominations aux Razzie Awards (pire actrice et pire réalisateur). Parce qu'il ne s'agit pas d'un film comme les autres, il a donc fallu du temps et de la réflexion pour l'appréhender comme le chef d'oeuvre incontournable qu'il est. Il faut dire que le film de Stanley Kubrick déroute autant qu'il fascine et contient des détails impossibles à déceler à la première vision. C'est un film qui se conquiert et en, même temps, qui conservera toujours une nouvelle part de mystère...
Complexe et ambigu, Shining installe l'inquiétude et le malaise dès son générique d'introduction avec cette caméra aérienne qui caresse le paysage et suit la petite voiture de Jack jusqu'à l'Overlook hôtel. C'est là que l'horreur va naître et que la folie va éclater. Sublimé par la maîtrise de Stanley Kubrick et porté par un trio d'acteurs géniaux, Jack Nicholson, Shelley Duvall et Danny Lloyd, le film dévoile toute la puissance d'un lieu immense et confiné, au passé vivace et sanglant.
Un ascenseur qui déverse une marée de sang, un tricycle qui roule dans des couloirs vides, des gens déguisés, une chambre toute particulière une hache, un corps décrépi, un labyrinthe et deux jumelles qui appellent : "Viens jouer avec nous Danny... A jamais... A jamais." On reconnaitrait ces images entre toutes. C'est même à cause d'elles et de leur génie qu'il est désormais impossible de se balader seul dans un hall d'hôtel sans un soupçon d'inquiétude...
En bref : Durant un voyage, un homme entre en possession d'une boîte maléfique qui lui ouvrira les portes d'un monde de plaisir et de terreur.
La scène la plus effrayante : Les séances de tortures sado-masochistes avec les Cénobites mettent plus que mal à l'aise les lecteurs qui auraient parfois préféré ne jamais les voir.
En bref : Un ignoble croquemitaine, doté de griffes à la place des doigts, sévit dans une banlieue américaine. Pour arriver à ses fins macabres, il se nourrit des cauchemars des adolescents.
La scène la plus effrayante : Celle où Freddy Krueger tue Tina alors qu'elle est en train de rêver a marqué les esprits, comme celle où le personnage joué par Johnny Depp se fait emporter dans son lit en laissant un geyser de sang sortir de son matelas.
En bref : Seth Brundle met au point une invention révolutionnaire : une machine qui permet de se téléporter. Il décide d'expérimenter la machine sur lui-même, mais n'avait pas prévu qu'une mouche s'introduirait dans la cabine de téléportation...
La scène la plus effrayante : Lorsque le personnage de Jeff Goldblum achève sa transformation en mouche à la fin du film. Tout simplement écœurant !
En bref : Une étrange rumeur circule à propos d'une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction. Après le décès de sa cousine, une jeune journaliste enquête, mais le maléfice la rattrape.
La scène la plus effrayante : Il s'agit des dernières minutes du film, lorsque Sadako sort du poste de télévision et rampe vers sa victime. Au début du remake américain (Le Cercle), la scène du cadavre dans le placard a également beaucoup marqué les lecteurs.
Pourquoi faut-il le voir ?
Suggérer plus que montrer. Créer la tension sans abreuver le spectateur d'un flot de sang. C'est toute la force du Ring d'Hideo Nakata. En s'inspirant du roman Ringu du célèbre écrivain Koji Suzuki, le réalisateur japonais nous invite à pénétrer une atmosphère toute particulière faite d'ombres, de grincements, d'intimité et de musiques qui hantent. Dans Ring, c'est toute l'horreur et l'ambiance fantasmagorique tirée du folklore et des contes fantastiques traditionnels japonais qui rejaillit dans le monde moderne.
L'esprit vengeur de Sadako a marqué plus d'un spectateur. Comment ne pas frissonner en la voyant sortir du puits et de l'écran de télévision ? En apercevant sa silhouette blanche, sa chevelure noire, ses mouvements étranges et en apprenant sa terrible histoire familiale ? Enorme succès au Japon, Ring a également marqué le cinéma occidental, abreuvé à l'époque de slashers surdosés en effets de peurs. Les Américains se sont ensuite bien empressés de remaker leurs plus grands films. Ring a d'ailleurs bénéficié d'un remake réussi de Gore Verbinski mais qui perd de son mordant lorsqu'on a déjà vu l'original....
En bref : Trois jeunes cinéastes amateurs disparaissent dans les bois de Black Hill, où ils tournaient un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouvé les rushes de leur documentaire dans la forêt.
La scène la plus effrayante : Lorsqu'une fille se retrouve seule et entend des bruits à l'extérieur de la tente dont les parois se mettent à bouger fortement est la scène qui donne le moins envie aux lecteurs d'aller faire une balade en forêt."
En bref : Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un des deux doit absolument tuer l'autre d'ici huit heures, sinon ils seront abattus tous les deux.
La scène la plus effrayante : Difficile de ne pas se cacher les yeux à chaque fois qu'un personnage se fait torturer tellement ces scènes s'avèrent insupportables.
En bref : Les morts-vivants ont pris entièrement possession de ce qui était autrefois le monde civilisé. Ils errent à la recherche des vivants, pour les appeler à rejoindre leur monde.
La scène la plus effrayante : Celle où les zombies sortent lentement de l'eau les uns après les autres pour finalement constituer une véritable armée produit toujours son petit effet."Les Oiseaux" d'Alfred Hitchcock
En bref : En plein milieu du massif des Appalaches, six femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules.
La scène la plus effrayante : Les apparitions surprises des créatures souterraines font à chaque fois leur petit effet.
En bref : Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter et sa femme ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie histoire de resserrer leurs liens. Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars...
Pourquoi faut-il le voir ?
Pour des raisons mercantiles et parce qu'il est plus facile de fidéliser le public autour d'un vilain déjà bien connu, le genre du film d'horreur a tendance à produire d'innombrables suites de ses plus grands succès mais également à produire des remakes qui sont rarement des réussites.
Ce n’est pas le cas de La Colline a des yeux. En s’attaquant à ce monument du genre (qu’il faut aussi avoir vu !), Zack Snyder et Alexandre Aja sont parvenus à créer la surprise en offrant une vision surprenante, livrant un parfait mélange entre l’hommage et l'actualisation. On ne dira pas que ce remakes dépassent l’original mais presque.
Premier film hollywoodien d’Alexandre Aja, La Colline a des yeux, produite par Wes Craven, propose une nouvelle exploration de la nature humaine, approfondissant les liens entre les membres de famille Carter mais aussi les personnages des Mutants, tout en conservant l’atmosphère pesante et perturbante de l’original.
En bref : Casey Becker s'apprête à regarder tranquillement un film d'horreur, quand le téléphone sonne. Au bout du fil, elle est malmenée par un dangereux psychopathe.
La scène la plus effrayante : Dès le début du film, lorsque le personnage de Drew Barrymore sent se refermer sur elle le piège tendu par Ghostface, on sait que Wes Craven a réussi son pari.
Pourquoi faut-il le voir ?
Personne ne peut prétendre que Scream n'ait pas créé la surprise à sa sortie en 1997. A une époque où l'horreur déclinait, ce film d'un tout nouveau genre a su surprendre son monde dès sa scène d'introduction épique avec Drew Barrymore et le fameux "Quel est ton film d'horreur préféré ?" A ses débuts, le film a bien fonctionné mais a surtout grandi de semaine en semaine grâce à la critique et à un très bouche à oreille. Le phénomène et le rendez-vous étaient nés...
Si Scream a autant rassemblé les foules, c'est parce qu'il a remis au goût du jour le teen movie et, surtout repris le slasher, à sa sauce toute personnelle. Il a passé le genre à moulinette de l'humour, du second degré, il s'en est moqué, tout en disséquant et en embrassant tous les codes. Une idée et une réalisation de génie qui marquait aussi le retour en force de Wes Craven, vétéran de l'horreur (La colline a des yeux, Les griffes de la nuit...)
A sa suite, Hollywood a créé tout un tas de clones plus ou moins réussis, à l'image des Souviens-toi l'été dernier et autres Mortelle Saint-Valentin. Jamais aucun n'a su surpasser l'original...
En bref : Accompagnée de son caméraman, Angéla relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours.
La scène la plus effrayante : A la fin du film, lorsque l'héroïne est plongée dans le noir et ne voit pas ce qui se trame derrière elle, plus d'un lecteur a été parcouru d'un frisson d'angoisse.
"Les 10 films d'horreur qu'il faut avoir vus dans sa vie" (allocine.fr/>, 27 août 2017)
"Sélection de films "terrifiants" (L'Internaute>, 2012)