Le derme, couche intermédiaire de la peau située entre l'épiderme et l'hypoderme, joue un rôle crucial dans la structure, la résistance et la souplesse cutanée. Il est composé de deux types de cellules: des cellules fixes, principalement les fibroblastes, responsables de la production des fibres structurales, et des cellules mobiles, comme les cellules sanguines, qui circulent dans les vaisseaux du derme. Le derme contient trois types de fibres essentielles: les fibres de collagène, d'élastine et de réticuline. Ces fibres sont maintenues par une substance fondamentale riche en mucopolysaccharides, particulièrement abondante dans le derme papillaire, où l'on retrouve des molécules comme l'acide hyaluronique, identifiable grâce à des colorations spécifiques telles que le bleu de toluidine. Cette substance fondamentale est essentielle pour l'hydratation et la viscosité du derme, influençant ainsi la texture et l'élasticité de la peau.
Le derme se divise en deux régions distinctes: la région papillaire et la région réticulaire. La région papillaire, située juste sous l'épiderme, est plus fine et contient des fibres de collagène plus délicates, ainsi qu'un réseau dense de capillaires qui nourrissent l'épiderme. Cependant, ces vaisseaux sanguins ne pénètrent pas dans l'épiderme, ce qui est une caractéristique importante pour la séparation des deux couches. La région réticulaire, plus profonde, est plus épaisse et riche en fibres de collagène épaisses et en fibres élastiques qui assurent la résistance mécanique de la peau.
Le collagène, principalement produit par les fibroblastes, confère à la peau sa fermeté et sa capacité à résister aux tensions. Les fibres élastiques, quant à elles, permettent à la peau de retrouver sa forme après un étirement ou une compression, grâce à leur élasticité naturelle. Ces fibres s'étendent depuis la lamina densa de la jonction dermo-épidermique jusqu'à la région réticulaire du derme, où elles deviennent plus épaisses et s'orientent horizontalement, contribuant à la souplesse et à la capacité d'adaptation de la peau aux mouvements corporels. Ce réseau complexe de fibres et de cellules assure la solidité et l'élasticité de la peau, tout en maintenant une barrière protectrice contre les agressions extérieures.(5)(6)(7)
L'hypoderme, ou tissu sous-cutané, constitue la couche la plus profonde de la peau, située entre le derme et les structures sous-jacentes telles que les muscles. Il joue un rôle essentiel en tant que barrière thermique, protégeant le corps contre les variations de température, et en tant que protection mécanique, absorbant les chocs et prévenant les traumatismes. En outre, il sert de réserve d'énergie grâce à sa composition principalement constituée d'adipocytes, des cellules graisseuses organisées en lobules, séparés par des septa de tissu conjonctif. L'hypoderme possède une teinte jaunâtre, influencée par les habitudes alimentaires et la concentration de caroténoïdes dans les adipocytes.
L'épaisseur de l'hypoderme varie considérablement selon différents facteurs, notamment l'âge, le sexe, le statut hormonal et le poids corporel de chaque individu. Cette couche peut être très fine dans certaines régions du corps, mais atteindre plusieurs centimètres dans d'autres. Chez l'adulte de poids moyen, elle représente environ 54 % de la graisse faciale. Des zones spécifiques du visage, comme le glabellum (entre les sourcils) et le menton, sont particulièrement riches en tissu adipeux, formant des coussinets graisseux distincts, appelés coussinet adipeux prémental ("premental fat pad") pour le menton, et coussinet adipeux prémalaire ("malar fat pad") pour la région située au-dessus des pommettes.
Ces coussinets graisseux ont un rôle non seulement esthétique, en contribuant aux volumes et aux contours du visage, mais également fonctionnel, en amortissant les structures sous-jacentes contre les impacts. L'épaisseur et la répartition de la graisse dans l'hypoderme sont des indicateurs importants de l'apparence physique et sont souvent modifiés par le vieillissement, la perte de poids, ou les changements hormonaux, influençant ainsi la morphologie du visage et du corps dans son ensemble.(8)