Course de karting au Barrage – 1 août 2009
Ambitieux programme aujourd’hui : trouver une maison (cerclée de rose) qui, sans doute, n’existe plus.
Le J prenant ses quartiers d’été chez ses darons. Le RDV est donné directement à la Mercantine. La journée s’annonce radieuse. L’eau est calme. On parie que ça ne va pas durer ?
Il nous faut déjà trois plombes pour rallier le site. L’hélice au pas court du 30 cv « Etron -cury » est toujours en réparation et il n’y a pas moyen de déjauger avec la daube d’origine. On se traîne. Moi je m’en tape, j’aime profiter du paysage. Mais le J angoisse quand il se retrouve exposé dans la nature. Toute cette verdure, ces oiseaux, cette tranquillité, ça lui fiche le trac. En bon gaulois, il a toujours peur que le ciel lui tombe sur la tronche. Son bouclier d’Abraracourcix à lui, c’est la colonne d’eau qu’il se met au-dessus de la tête en plongée. Le reste du temps, il flippe à l’air libre.
On arrive finalement sur la bouée du Barrage. Equipement à la cool et briefing dans le style NPSF : « … on se baguenaude d’abord sur le dessus, pis on passe en dessous, pis on se balade comme on veut, avant de tailler vers le bord. Ensuite, à la falaise, on bifurque main droite et on patrouille jusqu’à retrouver, au moins, les ruines de la casa… »… plouf !
Ma première mission consiste à repérer une fuite quelque part sur le Meg’ de mon binôme. Celle-ci l’empoisonne depuis plusieurs plonges. Il a tout fait : Hélium dans les CP, eau savonneuse , IRM, Scanner, observation spatiale depuis le téléscope Hubble dévié spécialement pour lui par la NASA… zobi ! Il pouvait toujours chercher la Truffe, c’est son direct system qui bubulle à partir de 15m (et pas avant ? zarbi).
Tiens, en parlant de bruit, j’ai l’impression d’entendre un truc sur le mien ? J’ai pourtant bien fait mes checks pression - dépression. J’essaie de mater c’qui se passe… mais je ne vois rien…. P’têt une petite fuite sur une déco ou sur un des premiers étages ? Bref, continuons.
Une fois sur le dessus du barrage, je n’ai pas l’intention de me faire bananer, comme d’hab, par le J. Ce coup-ci, j’ai réglé l’empattement du scoot au plus long… la corde au max, je fonce à plat comme une limande. Evidemment, c’est au détriment de la maniabilité, mais tant pis.
On slalome à donf entre les systèmes de relevage des portes. Les engrenages et les chaînes sont toujours aussi esthétiques, donnant au Barrage cet aspect d’épave de navire unique sous nos latitudes. A ce rythme, l’extrémité du tablier est vite atteinte. On bascule rapidos le long du pilier 4. La visi est très correcte. En bas, un petit tour sur le mur qui rejoint la rive gauche offre de nouvelles perspectives à mon aminche qui n’était jamais allé jusque là.
Allez, fini de rigoler, j’enclenche les hostilités avec pour objectif de faire perdre la boussole à Coco-joli. Yahoooouuu, le doigt bien vissé sur la gâchette du scoot,… un coup à gauche pour faire le tour du P4… et on repart à droite autour du P3. Coup d’ œil sur les autres concrétions (ceusses qui lisent, n’allez pas me cochonner ces merveilles de la nature, merci). Maintenant on rejoint la passerelle du bas.. et hop, par en dessous, juste au-dessus de la porte. A cet endroit ça passe, ailleurs non, à cause des branches accumulées. On rejoint le P2, direction « les crosses ». Allez gaz, on repasse par dessus et on redescend de l’autre côté juste sous la poutre de soutènement . « L’Autre » a le tournis et ne sait plus où il en est... gniark, gniark, gniark… on s’amuse comme on peut.
Encore un regard sur le tube de l’escalier et il est temps de passer à la suite des opérations. C’est marrant, j’entends toujours ce petit glouglou. « ‘tain, il y a de la flotte qui rentre dans c’t’enfoiré de Meg’… mais par où, Bon Gü ? ». M’est avis que mon ami va vraiment devenir un « cher ami » très proche dans les minutes qui vont suivre. On ne va pas trop se perdre de vue. Mais, pour l’instant, la machine infernale fonctionne toujours… Alors allons de l’avant. Direction la falaise, en faisant un petit détour sur le portique sommital (du moins, je crois que c’est ça) que les ouvriers ont fichu en bas lors de l’abandon du site.
La pente remonte et, comme prévu, dans les 60m, on bifurque à gauche sur la vase. Les minutes passent, on multiplie les zig-zag, mais on trouve pas grand chose. A part un site qui ressemble à des fondations de bicoque. Ca doit être les restes de la maison rose. En formation avec le J, on continue l’exploration. Tiens, un mur de béton ! Bizarre… et puis une sorte d’arrête qui perturbe notre navigation. Pas moyen de tenir un cap à la boussole de la main gauche avec les aimants de l’afficheur du Meg qui perturbent le Nord. Selon l’expression à la mode cet été : « Ca m’énerve ». On tourne un peu en rond. En fait, l’arrête doit être le reste de la route (en jaune sur la pix).
Mes « glouglous » sont toujours là et, quand je gigote un peu, j’entends clairement qu’il y a maintenant de la baille dans le canister. Bon, il serait temps de remonter, non ? D’autant qu’un de mes deux explos me donne : 2 h de déco !!!! (l’autre 1 h seulement que confirment les deux misères électroniques passées au bras du J).
La suite se déroule au poil. C’est en faisant monter la PPO2 en injectant comme un forcené que je vois enfin l’origine de la fuite : Y’a un gros trouhu dans un des toyos de ma boucle ! D’où qu’il vient celui-là ?
Un défaut de fabrication ?
Une fois à la surface, nous constatons qu’il y a effectivement pas mal de flotte dans le bouzin. Mais moins que je ne craignais. Un peu dans le CP.
Dans le canister, le tissu prévu à cet effet a bien rempli son rôle d’absorbant. La chaux est intacte (j’avais l’axial qui est monté très haut sur pattes).
Pas mal foutu cette merde ricaine, non ?
Voouuuuuglans 31 Mai et 1er Juin 2008
Le matin la météo s'est un peu arrangée, un peu à la bourre on se pointe au Lac à 10h00
Jean et Fabrice nous attendent déjà depuis un petit moment.
Tout le monde est rodé à la manouvre et le bateau de l'Ecrevisse est rapidement chargé.
On navigue tous en combi' sauf Bernie qui se la joue Free Taique et se changera au barrage ... sous la pluie qui s'est remise à tomber.
Arsène nous refait "au nom de la rose"
Mise en route des différentes machines, après 5 séances de Tap tap et un chambrage en règle le rEvodream récalcitrant d'Arsène veut bien démarrer...
Mise à l'eau, comme d'hab' check à 6m puis descente sur le tablier le long de la chaîne.
On descend sur le pilier n°1 puis on se glisse sous le barrage avec les chaînes. Petit tour en aval puis on revient sur le colimasson qui remonte sur le tablier. On continue sur la passerelle qui mène à la rive droite. Jean ne continuera pas avec nous faute de gaz et remontera sur le tablier. On passe à coté de la machinerie du by-pass en remontant jusqu'à 65m. On replonge un peu ensuite et l'on se met en chasse de la maison. Malgré la bonne visibilité on ne la trouvera pas. Les boules .
Cela fait 26' que l'on traîne, il est temps de décrocher, ce coup là c'est 70' de déco qui sont au compteur. On revient sur le bord et l'on arrive sur le tombant à 58m. C'est la 1ère fois que je le prends aussi bas, avec l'éclairage de 4 plongeurs le spectacle est d'enfer. Terminer la plongée la dessus c'est vraiment le pied. La visi en verticale de la surface n'est pas loin d'atteindre 20m, c'est impressionnant pour Vouglans.
Heliox oblige je sors un peu après les zotres compères. Quand j'arrive au bateau je comprends que l'Ecrevisse à laissé filer sa lampe au fond .. Faute de gaz suffisant dans ses blocs et de chaux « fraîche » il attendait mon retour pour me taxer mon Meg'. C'est vrai qu'avec les 4L et le radial j'ai de la marge. On l'aide à s'équiper, dans la précipitation il n'est pas sur d'avoir fermé la fermeture de la DUI, Arsène vérifie tout semble OK .. Sauf que seule la sur-fermeture est bouclée. A peine dans l'eau il se met à hurler tel le goret. Avec l'aide de Fab qui saute à l'eau j'arrive à lui fermer l'étanche , la gueule c'est plus difficile . d'ailleurs pour cette dernière ce sera un échec, la boucle lui servant en plus de caisse de résonance.
C'est repartit pour 70' de plongée à l'Heliox cette fois. La seconde plongée dans les 80m à une demi heure d'intervalle va être copieuse en palier si il traîne trop au fond
Malheureusement il ne retrouvera pas son phare sur cette plongée (après 2 autres plongées les jours suivant ce sera chose faite le mercredi 4 Juin)
Pendant ce temps là on se déguste un petit rouge d'Alsace à l'apéro, 5 sur une bouteille ça aurait été de toutes façons un peu just'. Jean passe à la baille en sautant d'un bateau à l'autre .... vivement la retraite :o)
J'essaie de motiver la Buse pour la faire sortir de l'eau mais rien n'y fait ....
Une fois l'Ecrevisse de retour on file au casse-croûte vers la berge de la Chartreuse. La météo s'est arrangée.
Les Alsaciens ont amené la bouffe et le pinard c'est royal. Encore une fois les alcooliques ne sont pas anonymes. Le chef de meute s'appelle Fa., non on va garder ça pour nous :o))
Malgré une météo capricieuse on aura pu faire 2 très belles plongées.
Le w-e prochain un tour en avion au Bourget ?
17 Juin 2007
Le lendemain le rdv est fixé de plus bonne heure cette fois.
A 9h00 tous le monde est sur place. C'est confirmé Jano a de gros pb de moteur, a tel point qu'il va falloir le remorquer jusqu'au
barrage
Il nous faut plus d'une heure de navigation alors que d'habitude seulement une quinzaine de minute suffisent. Le NPSFQQA ne
recule devant rien.
Programme du jour, on descendra à 4 jusqu'aux concrétions en passant par le pilier #2 , en revanche on se séparera à 70m
Bernard et moi irons sur les grilles du "déversoir", partie que l'on a pas exploré
Jano et Fabrice remonteront le long du colimaçon pour finir sur les machineries
L'équipement sur le bateau est laborieux, enfin pour moi.
A tel point que quand je me retrouve à l'eau à 17 de tension avec le support HUD HS je suis prêt à jeter l'éponge
La tension redescend un peu suis presque oK pour descendre.
Je bricole un peu mon HUD pour éviter qu'il se balade trop et file à 6m checker mes cellules.
51m on arrive sur le tablier, on traîne 1' pour que nos deux compères positionnent l'amont l'aval et descendons sur le pilier.
La visi est très bonne pour Vouglans. On descend sur les chaînes jusque sur la porte, j'arrive à voir les deux piliers en me décalant
un peu
On arrive sur les concrétions sur 74m , petite séance d'éclairage. C'est superbe, les Alsaciens ont du bol la visi est top.
On enclenche la remontée, au pied du colimaçon on se sépare.
Bernard et moi filons à l'amont du barrage sur la passerelle pendant que les deux autres remontent tranquille vers le tablier.
Il faut éviter d'avoir des trucs qui traînent, avec les structures et garde-corps encore en place il est facile de s'accrocher sur ces
salopperies.
On arrive rapidement sur les grilles. Bernard descend au pied de celles-ci pendant que je reste un peu plus haut sur 78m.
C'est top, Bernard n'était passé une fois que rapidement il y a 4/5 ans sur cette partie ... et à l'air à l'époque
Cette fois c'est plus cool pour lui. Les grilles ont une forme de crosse et sont d'un assez gros diamètre
On longe les grilles pour arriver sur un gros pilier cylindrique que l'on remonte un peu puis on se dirige vers la berge.
Il faudra revenir pour tourner un peu plus au dessus du bassin. S'en suit une petite séance de palmage sur la vase à 70m ....
Coup de bol on tombe sur la cabane des transformateurs.
Les vitres sont encore en place. On jette une oeil pas la fenêtre mais l'occasion est trop belle pour Bernie l'Ecrevisse.
Il pénètre dans la cabane, je reste à l'extérieur éclairant la porte par laquelle il est rentré.
Je mets aussi des coups de phare sur une sortie possible dans une autre pièce qu'il finit par utiliser.
Ce coup là il est temps de dégager, vu les volumes emmené par Bernie je pense qu'il ne va pas me lâcher à la remontée ;o)
On touche rapidement le bord et commence alors la remontée. On se sépare vers 24/21m n'ayant pas les mêmes décos.
Ce coup là je ne me déplace pas sur le bord étant au bon endroit pour retourner à la bouée.
80' je fais surface après avoir rajouté 5'. Les Alsaciens sont déjà sur leur bateau, Bernard lui est en train de se déséquiper dans
l'eau.
Séance de palmage traditionnelle pour retourner au bateau et dés équipement. Tous le monde à le sourire et Bernard encore plus.
On a vraiment fait une belle explo en passant sur ces grilles et avec le retour sur la cabane.
Les eaux de Vouglans sont particulières et bien différentes des autres lacs, très sombres elles absorbent facilement la lumière.
La Chartreuse est souvent plus touilleuse que le barrage.
Après un casse-croûte sur la berge il est temps de se séparer de Fabrice et du bateau de Jano que l'on laisse au plan. Ca nous évite
ainsi le remorquage jusqu'à la Mercantine.
Jano viendra récupérer les deux en voiture.
15h45 tout est rangé pour nous, le bateau de Bernard sur sa remorque il est temps de rentrer en Savoie.
On reviendra prochainement sur le Barrage et cette fois avec les scoots pour bien explorer le fond.
17 décembre 2005,
Le lac est hyper bas, la visi hyper pourrie, le temps hyper pourri ... mais l'ambiance méga chaude.
Une plongée sur la Chatreuse ... visi 30 cm !!! Une autre sur le barrage c'était beaucoup mieux ... au moins 35 cm ... du moins c'est ce que m'a dit mon "binome" car moi je n'ai pas vu le barrage ce jour là
Comme d'hab on va dire, le Merdecury a fait des siennes .... merci Méca-Passion