Michèle LEDUC est physicienne (physique nucléaire), ancienne élève de l’ENS Sèvres et actuellement directrice de recherche émérite au CNRS. Elle est depuis 2005 la directrice de l’Institut francilien de recherche sur les atomes froids (IFRAF), qui rassemble en réseau une quarantaine d’équipes avec le soutien de la Région Ile-de-France.

Sa carrière scientifique s’est déroulée au laboratoire Kastler-Brossel, département de physique de l’Ecole Nationale Supérieure. Tout en poursuivant ses travaux notamment sur les atomes froids, elle a exercé de nombreuses fonctions de gestion de la recherche, telles la direction du Centre international de physique des Houches et celle du laboratoire Kastler–Brossel à l’ENS.

Elle a fondé en 1986 la collection «Savoirs actuels» dont le CNRS est co-éditeur et qui affiche aujourd’hui une cinquantaine de titres. Elle a coordonné l’Année mondiale de la physique en France en 2005 et présidé la Société française de physique de 2007 à 2010. Elle est membre fondatrice de l’association «Femmes & Sciences».

En 2008, elle reçoit dans la catégorie « femme scientifique de l’année » le prix Irène-Joliot-Curie. Elle est membre du Comité d’éthique du CNRS. Michèle LEDUC est Commandeur de l'ordre national du Mérite (2010) et Commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur (2014).


dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes

Marie Curie est certainement la femme scientifique la plus connue dans notre pays. Avec deux prix Nobel, on lui refusa pourtant l’accès à l’Académie de Sciences.

Aujord'hui, avec les 2 prix Nobel de 2018 reçus par Donna Strickland (physique) et Frances Arnold (chimie), le pourcentage de femmes récompensées est passé de 3% à 3,34%...

La minimisation, voire le déni, de la contribution des femmes scientifiques à la recherche n’est pas un phénomène nouveau. Beaucoup d’entre elles n'ont accédé à la reconnaissance qui leur était due que des années après leurs découvertes. De nombreuses femmes ont été évincées des remises de prix comme des plus hautes distinctions.

Où en est-on à présent du long chemin historique de l’occultation à la reconnaissance ?

Aujourd’hui encore, les femmes ne sont pas toujours en première ligne dans les domaines scientifiques malgré leurs brillants résultats.

En 2016, la proportion de bachelières dans une génération s’élève à 83,9 %, celle des bacheliers à 73,9 %, soit un écart de 10 points en faveur des filles.

Pour autant, les filles sont moins nombreuses en proportion à s’orienter dans les filières scientifiques. En 2016, 41,3 % des terminales scientifiques sont des filles (ce taux était à 33,0 % en 1994). Dans l’enseignement supérieur, les différences sont plus nettes parmi les diplômés scientifiques. En 2015, 30 % des ingénieurs sont des femmes et ce taux est de 39 % parmi les docteurs en sciences (source Ministère de l'éducation nationale).

Le préjugé selon lequel « les sciences c’est pas pour les filles » semble donc se perpétuer.

Quelle est la situation des femmes dans le champ des sciences : y sont-elles devenues les égales des hommes ? La reconnaissance de leurs travaux et de leurs mérites est-elle établie ? Leurs capacités de pilotage des équipes de recherche sont-elles reconnues ?

Quels mécanismes de parité des instances, d’accompagnement des carrières, de valorisations des compétences et des publications ont été développés pour rompre avec le déni d’égalité et le gaspillage de talents ?

Journée internationale des droits des femmes :

La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote.

Au cours de l'Année internationale de la femme en 1975, les Nations Unies ont commencé à célébrer la Journée internationale de la femme le 8 mars. En 1977, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour le droit de la femme et la paix internationale, reconnaissant le rôle important de la femme dans les efforts de paix et dans le développement.

En France, de nombreuses associations féministes, citoyennes, syndicales et culturelles portent de multiples initiatives pour la défense des droits des femmes et le combat pour l'égalité femmes-hommes.

Pour aller plus loin

Quelques pistes sur papier :

En construction - Les ouvrages seront proposés sur notre table de librairie en marge de la conférence


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