La fontaine TavanTavan était un des sept fondateurs du Félibrige.La fontaine est alimentée par une source située en face du jardin de la rue des Bourgades.Avant d'ériger le buste d’Anfos Tavan, cette source alimentait un bassin où s’abreuvaient les animaux (chevaux, moutons) et dont le griffon permettait d’emporter l’eau de boisson ou de lavage du linge et des légumes.Il était interdit de laver quoi que ce soit dans le bassin.Le buste en bronze d’Anfos Tavan a été volé pendant la guerre pour en faire des canons. La place de la PastièreSur cette place était le four à pain des seigneurs ou les habitants étaient tenus de faire cuire leur pain et payer une taxe.Autrefois la place de la Pastière était un grand talus dangereux qui descendait jusqu’à la poste.Des charrettes tombaient dans le ravin. Il fallait passer le long du rempart pour pouvoir accéderau village. On a donc fait construire un mur par les chômeurs de l’époque (ateliers de charité) pour retenir le talus. Quelques temps après, le mur s’est effondré. On a alors fait appel à des professionnels pour le reconstruire. Une fois la place terminée et entourée par une rambarde en fer forgé, on a installé le buste de Pierre Goujon, bienfaiteur de Gadagne, qui donnait les revenus de la ferme de la Jousseline pour payer l’instituteur des garçons afin que l’école soit gratuite (car à cette époque, elle était payante et religieuse). Les filles étaient enseignées par des soeurs. Autrefois l’école des garçons se situait dans l’actuelle mairie. Filles et garçons étaient séparés. La Grand RueUne boulangerie, une charcuterie, une menuiserie, une forge, un tonnelier : tout se trouvait dans la Grand Rue.Des buto-rodo (bornes, pousse-roue), disposées au bas des murs des maisons servaient à éviter aux roues des charrettes de casser et d’abîmer le bas des façades. Les poulies fixées au sommet des façades étaient utilisées pour monter la paille et le foin au dessus des écuries.Au centre de la rue pavée, on avait aménagé une allée en terre pour empêcher les chevaux de glisser.Les habitants avaient le droit de répandre devant leur maison de la paille, des feuilles de toutes sortes afin de recueillir les crottins des chevaux qui passaient, ils devaient ramasser ce fumier le samedi soir afin que les dames ne se salissent pas les souliers en allant à la messe le dimanche.Au bout de la rue on peut voir la maison d’Anfos Tavan, un des sept fondateurs du Félibrige. C’était anciennement la mairie jusqu’au siècle dernier. Sur la façade se trouve une plaque sur laquelle on lit : Veici l’oustau ounte un félibre.Un dis set prieu, Anfos Tavan canté, plouré, fagué de libre entre sa femo et soun enfant.Traduction : Voici la maison ou un des sept félibres Anfos Tavan, pleura, fit des livres entre sa femme et son enfant.