Le moi est une aiguille qui tire
un fil plus long que soi
Transpercer c’est vivre
Tisser c‘est exister
Nous sommes ces deux fils entrecroisés
Pressés par le métier
Qui forment un tissu de mensonges
Qui par la magie de l’amour
Donne cette étoffe héroïque
Nos noces sont les nœuds
D’une tapisserie historique
Un brin de soie qui brille
Qui conte la légende
D’un chevalier armé d’amour
Pourfendant de sa lance
Les avenirs sans lendemain
Pour nous extraire de la cadence
Des métiers et du temps
Et devenir ainsi à dessein
Un dessin, un destin