SVT
Lorsqu'on entend l'expression « rupture sismique », on comprend généralement qu’il s’agit d’une rupture liée à un séisme. C’est plutôt trivial, pourtant, il y a un piège.
Dans la vie de tous les jours, une rupture est une cassure, une fracture : si votre bol Henriot tombe sur le sol en granite IGP Bretagne, il y a de fortes chances pour que vous soyez désormais l’heureux propriétaire de deux demi-bols. La rupture du bol est une perte de cohésion, les liaisons ioniques et covalentes sont rompues. C’est aussi la création de deux nouvelles surfaces.
Tout semble donc simple. Lorsqu'on parle de rupture sismique, il paraît naturel d'imaginer qu'une masse rocheuse se casse brutalement en deux blocs et forme une faille. Le B.O. de SVT, cycle 4, de juillet 2005 le confirme « des forces s’exerçant en permanence sur les roches conduisent à une accumulation d’énergie qui finit par provoquer leur rupture soudaine, à l’origine d’une faille [...] ». N’importe quelle vidéo à plus d’ 1 k vues, faite par un prof de SVT, vous racontera en substance ceci : « Sous l’effet des contraintes, les roches situées en profondeur se déforment, accumulent de l’énergie jusqu’à ce que celles-ci soient si importantes qu’elles provoquent la cassure de la roche, et donc le séisme. »
L’affaire est entendue, le titre de cet article est faux et racoleur. Pas si vite... (la suite dans le document ci-dessous)