Giono : l'âme de la Provence

 

par Charles TINELLI

Professeur de lettres

 

Lundi 19 mars 2007 à 18h

   

                Parler de Jean Giono dans le pays de Fayence est un pari difficile : Ce n’était pas un homme bavard et aux conférences il préférait une bonne promenade dans les sentiers autour de Manosque. Fils d’un cordonnier et d’une repasseuse, humble employé de banque,  c’était un homme simple qui ne fréquentait que fort peu l’élite parisienne. 

            Dans sa chère Provence, il voyait tout autre chose qu’un folklore dont nous fait sourire doucement Pagnol, le marseillais… Non, celle-ci, c’était plutôt une nature universelle, où chaque élément est symbole de vie. 

            Aussi se fit-il de nombreux ennemis, lui qui vécut la guerre avec les gens simples et non avec les salons littéraires. Les hommes le déçurent et ses personnages devinrent un peu plus amers… Heureusement, il eut des amis chers, suscita des vocations heureuses comme celle de Pierre Magnan et surtout sans bruit, il répondit à la calomnie par des chefs d’œuvres éblouissants. Aussi, se promener dans l’œuvre de Giono, c’est toujours découvrir bien des secrets de la terre de Provence.