Île de Mafia : notre hôtel et son environnement
Île de Mafia : notre hôtel et son environnement
Du parc national de Ruaha, nous rejoignons l’île de Mafia par un vol direct d’un peu moins de deux heures, opéré par la compagnie Safari Airlink dont nous sommes les trois seuls passagers. Par ailleurs l’appareil ne compte pas de co-pilote. Dans ces conditions, Hervé garde un œil sur le pilote ! 😉
Située à une vingtaine de kilomètres en face du delta du fleuve Rufiji, l’île de Mafia ne fait pas partie de l’archipel de Zanzibar bien qu’elle se trouve non loin au sud de ce dernier. Administrativement, elle fait partie de la région côtière continentale de Pwani. Elle constitue avec trois autres îles (Chole, Juani et Jibondo) ainsi qu’une dizaine d’îlots et de bancs de sable un archipel à part entière qui compte quelques 48 000 habitants, principalement pêcheurs et agriculteurs.
Mafia est également un haut-lieu pour la plongée sous-marine. Toute la partie sud-est de l’île ainsi que les îlots et les eaux qui l'entourent a été classée parc national marin en 1995. Depuis quelques années, l’observation des requins-baleines entre les mois de novembre et mars au large de la côte sud-ouest est également devenue un incontournable.
Bordée de mangroves et de plages immaculées, couverte principalement de palmiers, de cocotiers et d’anacadiers (noix de cajou), l’île est particulièrement verdoyante. C’est le constat que nous faisons dès notre atterrissage à Kilindoni, sa localité principale.
La seule autre agglomération importante est Utende, à 15 kilomètres au sud-est de Kilindoni, où sont situés la plupart des lodges et où se trouvent également les meilleurs spots de plongée. Nous sommes d’ailleurs en terrain connu, ayant déjà séjourné à Mafia en 2014.
Nous avons tout naturellement choisi le même hébergement qu’à l’époque, niché en surplomb de la baie de Chole au milieu d’un jardin tropical, et dont la devise signifie « doucement, doucement ». Depuis 2014, deux nouveaux bungalows ont été bâtis en bord de plage, ce qui fait que l’établissement compte à présent neuf « chalets » construits en matériaux locaux, parfaitement intégrés à la végétation.
Nous retrouvons avec plaisir la même suite familiale que nous avions occupée en 2014 : ses deux chambres, son patio, sa terrasse équipée d’un lit zanzibarite et sa tonnelle.
Nous n’avons que quelques pas à faire pour rejoindre la piscine que nous fréquenterons assidûment à la fois pour nous rafraîchir (il fait très chaud ici aussi) ou tout simplement pour lire ou nous reposer.
La plage, elle, se trouve au pied de l’établissement, ce qui nous donne l’occasion de vous faire visiter le jardin foisonnant et luxuriant où palmiers, cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers côtoient des parterres de fleurs aux senteurs discrètes.
La traversée du jardin est aussi un prétexte pour un petit « safari ». Pas de grands animaux ici mais quelques bébêtes intéressantes.
Vous êtes impatients de rejoindre la plage ? Avant d’y arriver, faisons une courte pause sous cette tonnelle faisant également office de bibliothèque, agréablement ventée où nous aimons nous attarder.
Encore un peu de patience et un dernier écart vers le bar-restaurant qui, depuis 2014, s’est agrandi d’une petite avancée sur la plage. Chaque couple ou famille en bénéficiera une fois dans le séjour pour un repas en toute intimité.
Profitons-en pour louer la cuisine, copieuse et goûteuse, en grande partie à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d’une touche italienne, propriétaire italien oblige. Langoustes au menu plusieurs fois dans le séjour.
Ça y est, nous voici arrivés en bord de mer. En réalité, il y avait ici de la mangrove comme sur toute la côte, mais elle a été retirée sur quelques dizaines de mètres devant l’hôtel pour y créer cette plage.
D’ailleurs, il suffit de se diriger vers l’ouest depuis notre hôtel pour constater cette alternance de présence/absence de mangrove en fonction de l’implantation ou non d’un établissement hôtelier.
Au bout de deux ou trois kilomètres, la végétation devient de plus en plus touffue, rendant le passage moins aisé. Nous nous sommes souvenus qu’en 2014 nous avions fait demi-tour au pied d’un grand baobab. Nous l’avons effectivement retrouvé.
En 2022
En 2014
Nous avons ensuite longé la côte vers l’est depuis notre hôtel pour rejoindre la plage d’Utende et découvrir par la même occasion la baie de Chole. Nous nous rendons compte là encore que la végétation s’est largement développée, le passage étant, par endroits, moins aisé qu’en 2014.
L’île de Chole est en face
Sur la plage d’Utende, nous avons également constaté des changements, notamment l’apparition de quelques boutiques de souvenirs et des restos locaux.
Le prestataire chargé par notre hôtel de l’organisation de toutes les excursions et sorties, activités sous-marines et/ou terrestres, n’est plus le même non plus qu’en 2014. Dorénavant, c'est le centre de plongée Big Blu, installé sur la plage d’Utende, qui en a la charge. Tous les soirs, l’un de ses responsables viendra s’enquérir de nos projets pour le lendemain afin de mettre en œuvre leur organisation (horaire, moyen de transport…). Une sortie en bateau est incluse tous les jours dans notre formule d’hébergement. La plongée avec bouteille est en revanche en option.
Nous avons choisi de commencer dès le lendemain de notre arrivée par une sortie/plongée bouteille pour Hervé et snorkeling pour Charlotte et moi.