Les animaux de Ruaha (2)
Les animaux de Ruaha (2)
Retournons dans le lit de la rivière où, même s’il ne reste que quelques flaques, elles font incontestablement le bonheur de nombreux oiseaux.
Pendant que le chevalier sylvain teste son équilibre, les œdicnèmes surveillent leur garde-manger.
Chevalier sylvain
Œdicnèmes vermiculés
Plus loin, jabiru d’Afrique et ombrette pêchent de concert.
Jabiru d'Afrique
Ombrette
Quant au vanneau armé lui non plus ne s’éloigne jamais des points d’eau qui lui procurent l’essentiel de sa nourriture.
Vanneau armé
Encore d’autres fréquenteurs assidus de ce milieu, à la recherche de leur pitance, les bucorves du Sud ainsi que les marabouts, éternels opportunistes !
Bucorves du Sud
Marabout
Le Grand-duc de Verreaux, reconnaissable à ses paupières roses et ses touffes de poils au bout des oreilles, est, quant à lui, un chasseur nocturne passant ses journées caché dans un arbre. Il ne faut donc pas oublier de lever les yeux quand le guide arrête, par hasard, son véhicule au pied d’un feuillu. C’est ainsi que nous avons découvert ce hibou reconnaissable aux petites touffes sur ses oreilles.
Grand-duc de Verreaux
Bien sûr, dans le lit des cours d’eau, on ne peut pas manquer les nombreux groupes d’éléphants. Ruaha en compte quelques 12 000 individus. En journée, ils arpentent le parc à la recherche d’écorces, de racines et de feuillages. Les femelles peuvent ainsi parcourir de 5 à 8 et jusqu’à 20 kilomètres par jour avec leurs petits, les mâles jusqu’à 50 kilomètres.
En fin de journée, ils se rapprochent de la rivière afin de se désaltérer. Un éléphant boit environ 8 litres à la fois, ce qui représente le contenu d’une aspiration de trompe, et jusqu’à 100 litres par jour. Quand la rivière semble sèche, les éléphants creusent des trous et trouvent l’eau à quelques centimètres sous la surface.
Après avoir bien mangé et bien bu, il faut aussi se soulager !
Nous avons croisé énormément de groupes d’éléphants, la plupart du temps indifférents à notre présence. Notre guide a toujours veillé à garder une distance de sécurité entre eux et nous. L’une ou l’autre fois, nous avons néanmoins assisté à un comportement plus inquiet voire agressif. C’est généralement la réaction de la doyenne du groupe qui est déterminante. Nous avons notamment pu observer un groupe conduit par une femelle passant très tranquillement devant nous. Peu après est arrivée une jeune retardataire qui, isolée de ses congénères, s’est sentie en danger et a fait une volte-face vers le véhicule. Le guide lui a alors adressé un petit signe ferme et elle s’est éloignée. Ouf !
Cette courte vidéo en est le meilleur témoignage.
Le groupe se sent également plus sur sa défensive quand il est accompagné de jeunes ou de petits. En effet, la vie d’éléphant ne consiste pas seulement à manger et à boire, il faut aussi élever les petits et leur apprendre les bases indispensables.
Celui-ci est déjà bien débrouillé et suit docilement sa mère.
Celui-là, en revanche, n’a sans doute pas plus de quelques jours.
Ne se sent-il pas un peu de trop, coincé entre les deux femelles qui l’accompagnent (sa mère et sa grande sœur ?) qui ont décidé de calmer leurs démangeaisons (ou leurs ardeurs ? 😉) sur un petit rocher idéalement placé ?
En tout cas, les bébés éléphants sont comme ceux des humains. Ils ont l’air sages et calmes, mais peuvent aussi être opposants dans certaines circonstances. Les parents doivent alors ruser ou faire preuve d’autorité.
Bébé sagement blotti contre ses parents
Allez, bébé, il faut bouger !
Si si, il faut que tu avances !
Allez, zou, bouge !
Avec un peu d’insistance, la famille a fini par pouvoir quitter les lieux.
Retrouvons un autre groupe d’éléphants progressant dans le lit de la rivière, entouré d’une large troupe de babouins.
Les singes ne sont pas désintéressés. En effet, nous avons déjà évoqué le fait que les éléphants creusent des trous pour trouver de l’eau sous la surface. Les babouins profitent par conséquent de ces ouvertures pour se désaltérer à leur tour.
Certains explorent parfois le contenu des déjections des éléphants pour consommer les graines qui ne sont pas digérées par les pachydermes et qui représentent d’excellents compléments alimentaires pour eux.
Terminons par quelques scènes de la vie familiale de ces primates.
Maman et bébé babouins
Portage !
Quant à cette maman singe vervet, elle « couve » son bébé sans manquer de garder un œil sur ses plus grands en train de s’amuser à proximité.
Après sept jours de safari (en tout), nous qui randonnons habituellement pendant nos vacances sommes en manque grave de marche à pied. Alors, avant de passer au dernier chapitre concernant les animaux les plus prestigieux de la savane, nous vous invitons à un safari à pied ! A tout de suite !