Les paysages étant beaucoup plus ouverts, le regard peut porter loin, rendant l’observation des animaux beaucoup plus aisée qu’à Selous. En plus, les bêtes sont beaucoup moins craintives, probablement parce que la zone est classée parc national depuis 1964.
Comme à Selous, la meilleure zone d’investigation se situe dans les alentours des cours d’eau (même à sec). On peut notamment y trouver des girafes venues se désaltérer dans des trous d’eau.
Néanmoins quand il fait chaud, elles apprécient l’ombre des baobabs.
Les buffles aussi ne sont jamais loin de la rivière, mais préfèrent l’ombre des grands arbres pour se reposer ou les herbes hautes de la savane pour se repaître. Les troupeaux que nous avons croisés comptaient jusqu’à 200 individus.
On a toujours besoin d’un plus petit que soi, en l’occurrence ici ces piqueboeufs à bec jaune qui débarrassent les buffles de leurs parasites.
Piqueboeufs à bec jaune
On retrouve ces passereaux sur le dos d’autres animaux. Ils ont du boulot sur le flanc de cette femellle impala !
Cherchez les piquebœufs sur le dos de quelques-uns de ces impalas !
Sans transition, cette autre femelle impala se prendrait-elle pour Lucky Luke ?
Un petit air de Lucky Luke ?
Les zèbres ont également besoin de se défaire des parasites. Leur technique consiste alors à se rouler dans la poussière.
Une fois la tâche accomplie, ils peuvent poursuivre tranquillement leur chemin.
Les hautes herbes de la savane permettent à certains de passer inaperçus ou presque, comme ce chacal et ce serval.
Chacal à chabraque
Serval
En ce qui concerne le serval, nous l’aurions sans doute manqué si toute une troupe de poulettes n’avaient pas fait tout un tintouin, alertant notre guide sur sa présence. Parmi les lanceurs d’alerte, ce francolin (dont je laisse aux connaisseurs le soin de déterminer le type). Le volatile craint-il de servir de mets au félin ? A priori non d’après notre guide, le serval étant plutôt friand de petits rongeurs.
Francolin (à poitrine grise ?)
Les koudous tentent aussi de se camoufler, la couleur de leurs robes se fondant facilement dans le paysage mais notre œil attentif a su les débusquer.
Couple de koudous : observez les petites cornes naissantes du jeune mâle
Femelle koudou
Mesurant 30 à 45 cm à l’épaule et pesant entre 3 et 5 kg, le dik-dik de Kirk est quant à lui plus difficile à saisir car timide, vif et très rapide, se cachant aisément dans un milieu boisé. Ces antilopes naines peuvent courir à une vitesse allant jusqu’à 50 km/heure et, devant un prédateur, alternent des phases d’accélération soudaine et d’immobilisation de façon à décourager l’attaquant.
Dik-dik en mouvement !
T’as d’beaux yeux, tu sais !
Restons, pour finir, dans la famille des petits animaux que l’on découvre lézardant (!) sur une pierre dans la partie rocheuse du parc.
Lézard Agame mâle dans son habit coloré
Daman des rochers
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