J5 & 6 : Jeudi 12 et vendredi 13 septembre 2019
Après quatre jours de randonnée intenses ;-) nous avons envie de mettre un peu la pédale douce et consacrer cette journée aux plaisirs de la plage, un paradoxe alors que je viens d'affirmer que La Gomera n'était pas un must en la matière.
Oui… mais en l'occurrence, il ne s'agit pas de buller simplement au bord de l'eau mais de rejoindre une plage isolée, accessible uniquement à pied, au terme de quelques six kilomètres aller/retour et surtout d'un dénivelé de 500 mètres. Bref, c'est un coin qui se mérite !
D'ailleurs, bien plus que l'étendue de galets à son extrémité, ce sont les paysages le long du parcours qui nous attirent.
La randonnée correspond à l'itinéraire 17 du guide Rother et son point de départ se situe une nouvelle fois à Alajero, plus précisément au lieu appelé Quise.
Nous nous engageons aussitôt en direction de la mer sur un chemin empierré, bien délimité et plutôt confortable, zigzaguant sur une crête rocailleuse désertique parsemée de quelques bouquets d'euphorbes.
Au bout d'une petite demi-heure, nous traversons une zone érodée rougeâtre où cette boursouflure rocheuse ressemblant à un gros gruyère nous rappelle des formes analogues déjà vues dans l'Ouest américain ou en Namibie.
Un peu plus loin, alors qu'un panneau indique l'entrée dans une aire naturelle protégée d'intérêt scientifique (archéologique ?), les euphorbes des Canaries se joignent à présent aux autres variétés et tels des candélabres éclairent le tableau.
A partir de cet endroit, la descente s'accentue vers la plage de galets qui sort peu à peu de l'ombre à nos pieds.
Au bout d'une heure et quart, nous atteignons le bord de mer où se dressent, en arrière-plan, les vestiges d'une ancienne usine de traitement de poissons.
Le guide Rother précise que la baignade est possible par mer calme. Aujourd'hui elle ne l'est pas suffisamment, du moins pas à notre goût. Nous nous immergeons néanmoins entre deux ou trois rochers au pied d'une ancienne jetée, histoire de nous rafraîchir pour mieux supporter le dénivelé qui nous attend.
Dopés par notre baignade et subjugués par la beauté des paysages, le retour est une simple formalité et l'ensemble du parcours bouclé dans les temps (2 h 45 en tout). Fin d'une très belle randonnée, facile, dans un coin très peu connu et peu couru. Un excellent rapport qualité/effort.
La thématique plage est encore reconduite dans l'après-midi. Sur un panneau près de l'hôtel Jardin de Tecina (donc tout près de "chez nous") figurent trois noms de plages qui titillent notre curiosité depuis plusieurs jours, Playa de Tapahuga, Playa del Medio et Playa de Chingarine. Voyons à quoi elles ressemblent !
Après avoir atteint la première, inutile d'aller jusqu'aux suivantes. Ce sont de grandes plages de galets où il est impossible de se baigner, du moins aujourd'hui.
Pas encore totalement découragés, nous faisons une dernière tentative sur celle de Playa Santiago (en ville) où nous affrontons quelques vagues après nous être brûlés les pieds sur le sable noir. Décidément, la plage à La Gomera, ça ne nous réussit pas !
Avant de plonger comme tous les soirs dans notre piscine, nous faisons le tour du petit port à la recherche d'une bonne adresse pour le dîner. La Cuevita, installée comme son nom l'indique dans une grotte, retient notre attention, nous y dégusterons une bonne paëlla suivie d'une tarta helada.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Le lendemain…
Ce matin, l'activité continue à tourner autour du thème de la mer, mais cette fois-ci elle s'intéresse à ce qui se cache sous la surface de l'océan. Hervé a effectivement prévu de plonger. Pour ce faire, il s'est adressé au centre de plongée Splash, situé à Playa Santiago.
Voilà ce qu'il en dit :
"Le centre de plongée nous transporte en Minivan jusqu'au port où nous embarquons sur un pneumatique. Nous sommes cinq + le moniteur. Chacun doit transporter son matériel.
Le bateau nous amène en face de Playa La Cantera (là où nous avions randonné la veille) pour deux plongées successives dans la matinée, d'une durée de 40 à 50 minutes chacune, à une profondeur de 20 mètres environ. La visibilité est d'une dizaine de mètres, ce qui est honnête pour la région.
Nous avons essentiellement vu des poissons plats et des raies.
Bien qu'elle ait été facile, la plongée à La Gomera n'a rien à voir avec celle pratiquée dans les mers chaudes et poissonneuses. Je décide par conséquent de ne pas réitérer l'expérience à Ténérife".
Pendant ce temps, repos et farniente au bord de la piscine pour Krikri. Il fait beau et chaud, c'est le bonheur !
Mais pas question de se satisfaire seulement de plongée et de farniente pour cette journée, un peu de tourisme pour compléter n'est pas de refus.
Alors, en fin d'après-midi, il reste suffisamment de force à notre plongeur pour nous conduire sur les hauteurs de la route dorsale où plusieurs belvédères ("miradores") permettent d'admirer sous toutes les coutures quelques rocs emblématiques de l'île.
Partis en petite tenue et sans veste (avec 26° dans le Sud), nous sommes tout étonnés de trouver 10 degrés de moins sur la route dorsale avec un ressenti encore moindre en raison du vent. Dans ces conditions, nous faisons le tour des belvédères au pas de course, mais pas sans nous émerveiller devant ces géants de pierre.
Roque de Agando
Roque de la Zarcita et Roque de Ojila
Même le Teide du haut de ses 3718 mètres s'invite dans le tableau, depuis l'île voisine de Ténérife.
De retour en bord de mer une heure plus tard, nous ne sommes pas mécontents d'y retrouver la chaleur et de pouvoir déguster une excellente assiette de sardinas fritas, les pieds dans le sable, au bar La Chalana.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.