J2 : Lundi 9 septembre 2019
Comme prévu, nous restons encore dans le Sud aujourd'hui, toujours dans le même coin. Nous refaisons par conséquent le même trajet entre Playa Santiago et Alajero, sauf qu'au carrefour à la sortie de ce dernier, nous tournons cette fois à droite en direction du petit village d'Imada.
Immédiatement un arrêt photo s'impose quand le Roque de Imada se dresse devant nous au détour d'un virage. Waouh ! Le cadre a l'air prometteur !
C'est depuis le centre d'Imada que nous avons prévu d'explorer le Barranco de Guarimiar, une randonnée en boucle décrite par le guide Rother au chapitre 13 et qualifiée de "top". Nous sommes par conséquent impatients de voir si la mention est justifiée.
Top… départ à 10 h 15 sous un ciel uniformément bleu et déjà 25 degrés à l'ombre. La journée s'annonce chaude.
Pour le moment, la chaleur est très supportable d'autant que la descente dans le canyon ne demande pas d'effort particulier, nous permettant de profiter du décor et de nous intéresser à quelques curiosités botaniques.
Une Euphorbia balsamifera endémique des Canaries.
Une espèce d'Aeonium.
Enfin, la majestueuse Agave.
Toutes des plantes parfaitement adaptées au climat sec et aride de la région !
Seuls les palmiers bordant le chemin apportent quelques touches de vert plus soutenu à ce paysage rocailleux brûlé par le soleil.
Nous laissons derrière nous le joli plateau d'Imada couvert de cultures en terrasses pour nous enfoncer petit à petit dans le canyon flanqué de parois immenses.
Nous abordons bientôt la partie la plus spectaculaire alors que le sentier, maintenant sécurisé, longe les falaises érodées dont les teintes varient de paille à terre de sienne en passant par l'ocre.
Après avoir entraperçu à nos pieds les deux/trois maisons qui composent le hameau de Guarimiar, notre route croise un ancien canal d'irrigation alimentant autrefois ces terrasses cultivées.
Nous atteignons le point le plus bas du parcours sur les coups de midi. Il nous faut maintenant affronter la montée, magnifique mais implacable sous le cagnard. Il y a 350 mètres de dénivelé jusqu'à Targa où nous retrouvons la route principale, celle menant à Alajero.
Aux abords du village de Targa, ce palmier-dattier nous offre un peu d'ombre pour recharger les batteries, car à ce stade nous n'avons effectué que la moitié du parcours en distance. Aïe, aïe, aïe !
Alors comme hier nous levons le pouce au passage des quelques véhicules qui nous dépassent mais aujourd'hui personne n'a pitié de nous.;-)
A l'entrée d'Alajero, la "Meson de Clemente" tombe à point pour une pause boissons fraîches. Je découvre l'Appletiser dont je vais user et abuser à chaque occasion pendant le séjour.
Puis, tout en continuant à lever le pouce, nous avançons encore un peu jusqu'au centre du village où cette fois ce sont de généreux figuiers sauvages qui nous fournissent un dessert bien mérité.
La chance pour le stop ne nous souriant pas davantage, nous finissons finalement à pied, en court-circuitant néanmoins les derniers virages de la route via un raccourci en terre.
Retour à 15 h 30 au terme d'une randonnée de près de 10 kilomètres, avec 650 mètres de dénivelé que nous avons bouclé en 5 h 15 pauses comprises. Même sans les pauses, on est assez loin des 3 h 45 préconisés sur le papier.
Cela dit, la randonnée mérite bien sa mention "Top" car les paysages entre Imada et Targa sont effectivement remarquables. En revanche, la partie sur la route est beaucoup plus pénible et n'a pas d'autre intérêt que de rendre la boucle possible.
Avec le recul, si j'avais à refaire ce parcours, je préconiserais une variante, d'ailleurs indiquée dans le guide. Je commencerais à Guarimiar, en outre directement accessible depuis Playa Santiago (sans passer par Alajero). De Guarimiar je monterais à Imada, évitant par la même occasion le contre-jour en matinée. De Imada à Targa, la descente sur la route serait plus aisée. Enfin, entre Targa et Guarimiar, ce serait encore de la descente.
Pour le moment, lessivés, nous n'avons qu'une envie, plonger dans notre piscine et nous relaxer afin d'être à nouveau en forme pour le dîner. Car ce soir on sort ! Direction l'hôtel Jardin de Tecina, où notre choix se porte, entre plusieurs restaurants, sur le club Laurel (qui n'a rien à voir avec Hardy, hi, hi, hi).
Alors que l'hôtel est situé sur une falaise et le restaurant sur la plage à environ 40 mètres en contrebas, on y accède de façon originale par un ascenseur puis un passage dans une grotte.
Le repas est à la hauteur du décor : élégant et raffiné, une belle façon de clore la journée !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.