Ce site est une invitation à la balade photographique dans Canet-en-Roussillon (Canet de Rosselló en Catalan).
Le fleuve Têt, long de 120 km, prend sa source en Cerdagne au pied du pic Carlit et coule au Nord de la commune de Canet en Roussillon qui est son embouchure.
La Têt a un débit moyen de 10 m3/s .
En période estival, son débit est alors au minimum et atteint 7 m3/s voire moins .
Mais lors des crues automnales, le débit instantané peut atteindre les 1 800 m3/s avec des records à 3 600 m3/s
Les crues majeures peuvent exporter en 3 jours l'équivalent de 18 000 tonnes de sédiments soit plus de 70 % des apports solides annuels déchargés par le fleuve dans la Méditerranée.
Son cours est régulé prés de sa source par le barrage hydro-électrique aux Bouillouses et par un barrage réservoir à Vinça situé à 40 km de la mer.
La Têt est alimentée par de nombreux cours d'eau dont :
La Carança
La rivière de Mantêt
Le Cabril
La rivière d'Evol
la Rotja
le Cady
la Llentilla
le Boulès
Sels nutritifs.
Les nitrates :
Les concentrations en nitrates dans la Têt augmentent considérablement après l’entrée du fleuve dans la plaine du Roussillon.
A Canet, les valeurs sont en moyenne trois fois plus élevées qu’à Eus (station avant le barrage), et toujours au moins deux fois plus élevées que dans l’Agly et dans le Tech.
Ce comportement s’explique par l’interaction de la Têt avec les nappes phréatiques dans la plaine au cours de son écoulement vers la mer.
Les nitrates sont ici essentiellement d’origine agricole et s’accumulent dans les eaux souterraines.
Dans la nappe supérieure, des valeurs en nitrates jusqu’à 50 mg/l (= 0,8 meq/l) ont été mesurées.
Les phosphates :
les concentrations en phosphates de la Têt à Canet, augmentent brusquement d’un facteur cinq par rapport à Eus.
Les phosphates proviennent ici essentiellement des eaux urbaines déversées dans le fleuve et l’augmentation des concentrations à Canet reflète l’arrivée des eaux usées de la ville de Perpignan (station d’épuration à Bompas).
Ci dessus, les bras de la Têt, en période estival.
la Têt a été classée de faible intérêt pour les poissons migrateurs en l'état actuel, du fait notamment des multiples seuils faisant obstacle à la circulation piscicole, de l'appauvrissement du lit (déficit en granulats) et de la pollution des eaux (rejet de la station d'épuration de Perpignan,…).