Un Campus des Métiers et des Qualifications à Vitré : l’alternative au fiasco The Land–IES
Un Campus des Métiers et des Qualifications à Vitré : l’alternative au fiasco The Land–IES
L’ancienne usine Oberthur, site industriel connu des Vitréennes et des Vitréens, mérite de retrouver une vocation utile et tournée vers l’avenir.
Le collectif Vitré2026 propose d’y créer un Campus des Métiers et des Qualifications (CMQ) du Bâtiment Durable et des Savoir-Faire d’Excellence : un projet public, formateur et ancré dans le territoire, au service de la jeunesse, de la transition écologique et de l’emploi local.
Un fiasco prévisible
Depuis plus d’un an, Vitré Communauté, sous la présidence de Teddy Régnier, s’est engagée dans la création d’un “campus” privé confié à IES et The Land, deux structures aujourd’hui lourdement mises en cause.
Les alertes des personnels, de nombreux partis politiques de gauche et de nombreux citoyens n’ont pas été entendues. Malgré les signaux inquiétants et les enquêtes journalistiques, la collectivité a maintenu un partenariat fragile, financé sur fonds publics, sans réelle transparence ni contrôle démocratique.
Les faits sont désormais établis :
IES a failli à ses missions éducatives
The Land connaît un déficit important et des critiques sévères sur sa gouvernance
le “campus vitréen”, présenté comme une réussite, s’est révélé avant tout être une opération de communication.
Cette orientation, privilégiant le secteur privé au détriment de l’intérêt général, s’est soldée par un échec cuisant.
Un projet solide et au service du territoire
Vitré, Ville d’Art et d’Histoire, dispose d’un patrimoine remarquable et d’un tissu économique dynamique. Mais notre territoire fait face à des défis essentiels :
• revaloriser les métiers manuels et techniques, aujourd’hui en tension
• accompagner la transition écologique du bâtiment et la rénovation du patrimoine
• former localement nos jeunes aux besoins, compétences et métiers de demain.
Le site d’Oberthur offre un cadre pour y répondre et accueillir un projet fédérateur, durable et ouvert à tous.
Ce campus s’appuierait sur un partenaire public reconnu : le Lycée La Champagne, labellisé “lycée des métiers” pour ses formations en bâtiment, bois, électricité et génie climatique.
L’objectif est d’obtenir le label régional “Campus des Métiers et des Qualifications”, soutenu par la Région Bretagne et le ministère de l’Éducation nationale, gage de qualité et de reconnaissance.
Former, innover et transmettre
Le Campus de Vitré serait un véritable pôle d’excellence au service du territoire. Il proposerait :
• des formations du CAP au Master pour les jeunes, les salarié·es et les personnes en reconversion
• des partenariats solides à construire avec l’Université de Rennes, l’IUT de Rennes, le GRETA Bretagne, la CAPEB, la CMA et la Fédération du BTP
• des chantiers-écoles pour restaurer le patrimoine, rénover les bâtiments anciens et expérimenter de nouvelles techniques durables.
Ce projet repose sur une coopération entre acteurs publics et professionnels de l'éducation, garantissant pertinence pédagogique et pérennité financière. La transparence sur un projet à plus de 5 millions d'euros doit être permise par un comité de suivi pluriel et ouvert.
Une alternative éthique et crédible
Après l’échec du “campus” privé IES–The Land, il est temps de changer de cap.
Le projet porté par Vitré2026 s’inscrit dans une logique claire : un campus public, éthique et ouvert, tourné vers l’intérêt général et la transition écologique.
Ce Campus des Métiers et des Qualifications replacera la formation au cœur de la cité et redonnera du sens à l’investissement public. Il contribuera à faire de Vitré un territoire de référence en matière de savoir-faire et d’innovation durable.
Un financement maîtrisé et transparent
Le projet reposera sur un partenariat équilibré entre la Région Bretagne et Vitré Communauté, avec l’appui de fonds européens (FEDER, FSE+) pour la rénovation du site Oberthur et l’équipement des espaces de formation.
Les politiques nationales budgétaires du moment, mises en place par la droite et favorisant la privatisation contraindront le projet. Nous en sommes conscients.
Redonner du sens à l’action publique
Alors que la collectivité s’est égarée dans une aventure privée coûteuse et sans avenir, Vitré2026 souhaite proposer une alternative crédible et durable.
Il est temps de tourner la page du fiasco The Land–IES, d’assumer les erreurs passées et de construire ensemble un véritable campus public, à la hauteur des ambitions et des valeurs de notre territoire.
« Pour une solidarité jusque dans la mort »
Croyantes ou non, beaucoup de familles profitent de la Toussaint pour se recueillir et honorer la mémoire de leurs proches disparus. Ces instants de souvenir s’accompagnent souvent de difficultés bien concrètes : démarches administratives complexes, frais élevés, solitude face à la perte.
Dans ces moments de grande fragilité, notre société devrait garantir à chacune et chacun la même dignité, jusque dans la mort.
Pourtant, les inégalités sociales ne s’arrêtent pas au dernier jour : elles se prolongent dans la mort elle-même.
En France, à 62 ans, un quart des hommes appartenant aux 5 % les plus pauvres sont déjà morts, soit cinq fois plus que parmi les 5 % les plus riches.
Ces chiffres disent une réalité crue : l’espérance de vie dépend encore du métier exercé, du revenu et du parcours de vie. Mourir dans la dignité n’est pas qu’une question morale, c’est aussi une question de justice sociale et d’égalité républicaine.
C’est dans cet esprit que grandit aujourd’hui l’idée d’une “Sécurité sociale de la mort” : une extension de notre protection collective qui, par une cotisation mutualisée, permettrait à toutes et tous de couvrir les frais liés aux obsèques et d’encadrer les prix du secteur funéraire.
Mais alors que notre Sécurité sociale, à 80 ans, voit son champ d’action se restreindre, les communes ont un rôle essentiel à jouer pour que la solidarité continue de s’exprimer au plus près des habitants.
Certaines villes ont déjà montré la voie.
À Rennes, un service solidarité funéraire permet d’assurer une sépulture digne pour les personnes modestes, grâce à des partenariats avec des pompes funèbres à tarifs encadrés.
À Vitré mais aussi à Fougères, Redon, Châteaugiron ou Bain-de-Bretagne, le Collectif Dignité Cimetière accompagne les familles dans leurs démarches et les informe sur leurs droits.
Et à Saint-Fargeau-Ponthierry, une commune a fait le choix audacieux de créer un service public municipal funéraire, garantissant des prix justes et un accompagnement humain pour tous.
Et Vitré ?
Aujourd’hui, notre ville a fait le choix de ne pas se saisir de ce sujet. Ce n’est pas une fatalité, c’est un choix politique.
Nous pensons au contraire qu’une commune humaine et solidaire doit être présente à toutes les étapes de la vie, y compris dans ce moment douloureux qu’est la perte d’un proche.
C’est pourquoi notre collectif citoyen Vitré2026 propose de :
Prendre en charge le coût de la fermeture des cercueils, aujourd’hui facturé aux familles ;
Créer un poste de référent obsèques à la mairie, pour orienter rapidement les proches dans leurs démarches avec la mise à disposition d’une Brochure municipale “Que faire dans les 72 heures suivant un décès”, claire et bienveillante.;
Mettre à disposition un livret-guide pratique « Kit administratif du deuil » pour accompagner les familles endeuillées (liste de démarches, modèles de lettres, contacts utiles);
Par delà la salle de recueillement, située au cimetière Saint-Gilles, mise à disposition des familles dans le cadre des inhumations ou des cérémonies civiles, aménager un espace de retrouvailles post-cérémonie ouvert à toutes les convictions ;
Instaurer un “service dignité” municipal, fondé sur un conventionnement avec des opérateurs funéraires pratiquant des tarifs justes.
Ces mesures sont simples, concrètes et profondément humaines.
Elles permettraient à Vitré de rejoindre les communes qui font le choix du respect, de la justice et de la dignité pour tous.
Parce qu’une ville qui accompagne ses habitants jusqu’au bout est une ville profondément humaine.
Maison des Cultures du Monde : fin d’un chapitre, début d’un nouveau projet pour Vitré
Le collectif Vitré2026 et + encore réagit à la fermeture annoncée de la Maison des Cultures du Monde (MCM) et propose une vision pour l’avenir culturel de la ville.
Une fermeture inquiétante
La MCM, pilier de la vie culturelle locale depuis plus de vingt ans, incarnait le dialogue entre les peuples, le partage des savoirs et la diversité culturelle. Lieu d’exposition, de création et de médiation, elle liait Vitré aux réseaux culturels nationaux et internationaux, faisant de la ville un carrefour unique des cultures du monde.
Le collectif salue l’engagement de l’équipe de la MCM, qui a permis à Vitré de briller bien au-delà de ses frontières. Leur énergie reste un atout précieux pour la vie culturelle locale.
Une disparition symptomatique
L'engagement de ces personnels qualifiés vient aujourd’hui buter sur les conséquences directes des politiques d’austérité d'Emmanuel Macron. La suppression de la subvention de l’État a fragilisé l’équilibre de la structure. La ville de Vitré et Vitré Communauté n’ont pas pris la pleine mesure de l’enjeu. La culture, une fois de plus, ici comme ailleurs, en paie le prix.
Cette fermeture interroge notre conception même du service public culturel. Elle traduit un recul préoccupant de la puissance publique dans un domaine pourtant essentiel à la cohésion sociale, à l'éducation et à l’attractivité du territoire. Comme le rappelle l’UNESCO, « la culture, dans sa diversité, est source d’échanges, d’innovation et de créativité » ; encore faut-il que les élus en fassent une priorité politique, et non une variable d’ajustement budgétaire.
Pour Vitré2026, il est urgent de replacer la culture, les cultures pour toutes et tous, au cœur du projet de territoire.
Un nouveau projet : La Maison des Cultures Vivantes ?
Plutôt qu’une fin, cette fermeture ouvre la voie à un nouveau projet culturel, enraciné à Vitré et ouvert sur le monde : la Maison des Cultures Vivantes.
La première des cultures du monde étant celle de son territoire, nous proposerons aux vitréens un projet reposant sur deux piliers :
• Créer un espace d'exposition permanente “Un jour en Bretagne” retraçant l’histoire de la Bretagne historique à 5 départements, terre d'accueil et de brassage culturels, et mettant en avant diverses figures vitréennes illustrant identité locale et ouverture sur le monde.
Pierre Landais, Madame de Sévigné, Anne de Montmorency, Bertrand d’Argentré, Pierre-Olivier Malherbe... Le travail des professionnels et experts permettra de réaliser ces choix.
• Accueillir toutes les cultures du monde pour les faire vivre à l'image de Vitré, de son histoire.
Le Prieuré des Bénédictins et son jardin, joyau du centre historique, offrent un cadre exceptionnel pour valoriser le patrimoine vivant, favoriser les rencontres interculturelles et redonner vitalité au cœur de la ville.
Cette Maison associerait les partenaires locaux (comité de jumelage, Coeur Social, associations, écoles et artistes), ainsi que les partenaires institutionnels (Ville, Région, DRAC, Vitré Communauté). Elle contribuerait à la préservation du patrimoine immatériel, à la création artistique, à l’éducation culturelle des jeunes, et à la diversité culturelle, notamment avec la Fête de toutes les couleurs.
Quoi qu'il en soit du futur projet, Vitréennes, Vitréens, ensemble donnons de la force à cette structure pour en préserver l'esprit !
« L’égalité, c’est aussi une politique locale. »
Égales, vraiment.
Personne ne devrait travailler “gratuitement” deux mois par an.
Pourtant, chaque année en France, les femmes cessent symboliquement d’être payées dès le mois de novembre. Pas parce qu’elles travaillent moins. Mais parce que les écarts de rémunération et les inégalités dans le déroulement des carrières persistent.
A équivalent temps-plein en France, l'écart de salaire est de 14,2%. Dans la zone d'emploi de Vitré, l'écart atteint même 15%. 17,7% chez les cadres soit 750 euros d'écart et même 22,7% chez les plus de 55 ans soit 650 euros.
On peut parler de double peine au sens où les carrières sont entravées pour obtenir des postes à responsabilités et à statut égal, les différences restent fortes.
À l’échelle d’une ville ou de l'intercommunalité, nous pouvons agir. Pas par de grands discours, mais par des décisions simples, concrètes, mesurables :
1. Garantir l’égalité salariale dans la mairie et à l'intercommunalité
Un contrôle annuel des écarts, des rattrapages quand c’est nécessaire, et la certitude que congé maternité ou temps partiel ne pénalisent plus une carrière. C’est faisable et juste.
2. Conditionner nos aides et subventions.
Une association, un club ou une entreprise locale soutenue par la ville devra respecter les mêmes règles d’équité : salaires transparents, égal accès aux responsabilités, lutte contre les discriminations.
3. Repenser nos budgets pour qu’ils profitent à toutes et à tous.
Sport, culture, sécurité, mobilités… Nous mesurerons l’impact de chaque euro selon qui en bénéficie réellement. Objectif : que les filles, les femmes, les mères, les aidantes ne soient jamais les oubliées des politiques publiques.
4. Soutenir la vie quotidienne des familles.
Crèche publique, Horaires de crèche mieux adaptés, accès facilité aux formations et aux emplois locaux. L’égalité passe aussi par la liberté de chacune à vivre, bouger, travailler.
Notre ambition est simple :
faire de Vitré une ville où l’égalité n’est pas une proclamation, mais une réalité vécue.
Une ville où chaque femme, chaque homme avance avec les mêmes droits, les mêmes chances, les mêmes salaires.
Modèle vitréen : le vernis craque
À l’heure où les Restos du Cœur lancent leur campagne d’hiver, l’annonce d’une hausse de 9 % des bénéficiaires à Vitré provoque un électrochoc collectif. Voir des jeunes, des retraités, des travailleuses, des travailleurs ou des parents contraints de demander de l’aide pour se nourrir est inacceptable dans notre ville en 2025.
À Vitré, la droite locale est complice de cette orientation nationale depuis trop longtemps.
Elle enfonce le clou localement : priorité donnée aux multinationales dans les zones d’activité sans véritables contreparties, absence de régulation sur le logement, refus de construire suffisamment de logements sociaux à Châteaubourg, Argentré, La Guerche : tout cela contribue à fragiliser les plus modestes.
Avec 4% de chômage et 8% de pauvres, quelque chose ne va pas
Les discours sur le “plein emploi” sur le territoire sont inutiles si c'est pour ignorer la réalité des emplois mal payés, précaires, qui ne permettent plus de vivre correctement. Ce sont nos voisins, nos collègues, nos proches.
Le taux de pauvreté est de 7,9 % de pauvreté à l’échelle de l’intercommunalité et de 11 % dans la ville de Vitré. Les plus jeunes et les plus âgés sont particulièrement touchés. Ces taux sont équivalents aux intercommunalités proches.
Une République fracturée
Le jour même où les Restos du Cœur tirent la sonnette d’alarme, l’Insee publie une note sur les ultra-riches : leurs revenus ont doublé en vingt ans !
À Vitré, les grands employeurs comme Lactalis, Thales, Faurecia, Webhelp, Bridor, Oberthur, Babilou, prospèrent parmi les 500 plus grandes fortunes du pays. Est-ce qu’on se rend compte qu’il faut 1,3 million d’années au salaire moyen de notre zone d’emploi pour amasser la fortune du principal actionnaire privé de Thales ?
Le droit à l’alimentation : un principe républicain
Nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance aux bénévoles des Restos du Cœur, d’Episol, de la banque alimentaire, du Secours Catholique… qui comblent les carences de l’Etat. Sans eux, la précarité serait encore plus violente.
Une société digne ne repose pas sur la charité : elle repose sur le droit.
Voilà pourquoi Vitré2026 s'engage à redonner des droits et du pouvoir d'achat aux Vitréennes et aux Vitréens.
Faire respecter la loi SRU sur les logements sociaux partout dans l’intercommunalité, expérimenter la sécurité sociale alimentaire, favoriser l'accès aux modes de garde par des tarifs justes en crèche municipale et en centre de loisirs, instaurer la cantine à 1 € pour les plus modestes et la gratuité des premiers mètres cubes d’eau. Autant de pistes que nous développerons dans notre programme.
À Vitré, la précarité progresse Les élections municipales sont l’occasion de changer de cap.
Construisons une ville qui ne laisse personne au bord du chemin, une ville fidèle aux valeurs républicaines : Liberté, Égalité, Fraternité.