" Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. Mais peu d’entre elles s’en souviennent. "
" Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. Mais peu d’entre elles s’en souviennent. "
NOTRE CONSTAT
A Vitré, comme dans l'ensemble du pays, l'obtention d'une place en crèche était jusqu’à très récemment difficile car les structures d'accueil ne sont pas suffisamment nombreuses.
Pour autant, Vitré est marqué par quelques particularités : aucune structure d'accueil collectif n'est publique, et les organismes privés lucratifs y sont sur-représentés. Les groupes nationaux et internationaux de la petite enfance présents à Vitré (Babilou, Les Petits Chaperons Rouges, Rigolo comme la Vie…) sont détenus par des fonds de pension ou d’autres grands groupes. A titre comparatif, Fougères, ville de taille moyenne, 61% des places en crèche sont proposées par de l'associatif, soit une part 4 fois plus élevée qu'à Vitré, le restant des places étant proposées par des crèches privées lucratives. Une crèche publique devrait bientôt y voir le jour.
A Vitré, d'une part, l'insuffisance de places a conduit depuis 2020, le développement de micro-crèches. Ce sont des structures qui proposent des tarifs très élevés pour les familles. En effet, comme elles ne sont pas conventionnées Prestation de Service Unique – la certification PSU est obtenue lorsque la crèche répond à des critères d'accessibilité des enfants quelles que soient les ressources économiques des familles notamment - par la CAF et qu'elles doivent tirer des bénéfices, elles proposent des tarifs prohibitifs. Par exemple, un tarif horaire en micro-crèche est au minimum 2 fois plus élevé pour une famille aisée et au moins 6 fois plus cher pour une famille modeste.
De plus, même si la législation exige 40% de diplômés peu importe la structure, il n'y a pas d'éducatrice de jeunes enfants, ni d'infirmières pour les micro-crèches, ce qui est le cas pour 23% des places en crèche à Vitré.
D'autre part, la majorité actuelle a confié en délégation de service public la gestion de la Malabizou (conventionnée PSU) à une entreprise privée. Une DSP prolongée de façon précipitée juste avant les élections par la majorité actuelle.
La gestion des crèches par des structures lucratives a des conséquences sur le bien être des enfants et sur les salariés de ces structures. En effet, ces structures proposent soient des tarifs très élevés pour les familles (lorsqu’elles ne sont pas conventionnées PSU avec la CAF), soient rognent sur les coûts (effectif minimum légal, matériel...) ce qui a une incidence sur les conditions de travail des salariés et donc la qualité de l'accueil des enfants.
NOS PROPOSITIONS
1. Créer une crèche municipale en proposant des conditions d'accueil favorables aux enfants, des bonnes conditions de travail aux salariés et des tarifs adaptés aux ressources des familles en mettant fin à la DSP de la Malabizou dès 2028
2. Remodeler le guichet unique qui n'a été qu'un affichage. Sur le papier, cela paraît rassurant pour les parents de ne faire qu’une demande pour plusieurs crèches. Cependant, seules deux structures d'accueil collectif (les PSU) y sont présentes. Le guichet unique a réduit les marges de manœuvre des crèches dans l'attribution des places : elles n'ont plus la main sur les familles demandeuses, ce qui a des conséquences sur le remplissage (régulier et surtout occasionnel) des crèches et donc sur leur financement au détriment de l’associatif.