Une economie qui partage les richesses, protège les travailleurs et prépare l'avenir écologique
Une economie qui partage les richesses, protège les travailleurs et prépare l'avenir écologique
NOTRE CONSTAT
Le modèle économique vitréen est basé sur une politique de l’offre aux entreprises (fiscalité faible, foncier à prix attractifs, subventions aux entreprises, location d’atelier relais) et garantit un taux de chômage faible au territoire. Il participe en partie à maintenir ici des savoir-faire industriels importants dont nous sommes fiers. Toutefois, cette vision extrêmement réductrice de notre économie ne permet pas d'appréhender l'avenir de manière réfléchie. Nous identifions 5 réalités de notre modèle économique, 5 points aveugles dans le discours de la droite locale :
Les conditions de travail, grandes oubliées : La présidence de Vitré Communauté allant même jusqu’à euphémiser les souffrances au travail de salarié·es.
La financiarisation de notre économie et son corollaire, la pression sur les salaires : Notre économie est entre les mains de
fonds de pension, de multinationales, de grandes fortunes qui limitent la rémunération du travail, le recours à l’intérim y est moitié plus élevé que la moyenne française.
Les impacts environnementaux ; bilan ca rbone , qua l i té e t quan t i té d ’eau , artificialisation des sols.
L’inadéquation à la main d’oeuvre locale : les femmes sont sur-représentées parmi les exclus de l’emploi, l’administration et les services sont sous - développés, les travailleurs étrangers sont indispensables à nos usines, notre agriculture, notre logistiquenotre industrie mais leurs droits sont trop fréquemment bafoués.
L’impasse budgétaire ; le gouvernement accorde chaque année 211 milliards euros d'aide aux entreprises, diminue drastiquement les marges de manœuvre budgétaire des collectivités locales et mécaniquement fait baisser leurs dotations.
Nous ne pouvons maintenir des subventions fortes quand nos dotations sont faibles.
Notre politique aveugle, sans conditions, de subventions des grandes entreprises (1,2 million d’euros de subvention pour Idemia, 400 000 euros pour un atelier relais hébergeant Lactalis, 150 000 euros pour Thales) n’est ni moralement, ni économiquement tenable Nous devons poursuivre le développement de notre industrie pour le XXIème siècle en imposant nos conditions.
NOS PROPOSITIONS
Ces réalités fondent nos propositions pour faire évoluer l’économie vitréenne :
Réorientation des aides aux entreprises vers les TPE et PME et vers d’autres budgets de Vitré Communauté.
Conditionnalité des aides aux entreprises au regard des critères suivants :
L’usage du licenciement pour inaptitude doit rester exceptionnel ; de nombreux salarié·es usé·es physiquement ou psychologiquement par leur travail sont licenciés pour inaptitude sans que les entreprises ne cherchent véritablement à leur trouver un nouveau poste.
Le non-recours au rachat d’actions : des entreprises vitréennes ont touché des subventions tout en ayant racheté des actions, Thales en premier lieu, c’est-à-dire qu’elles utilisent la richesse créée par les salariés pour acheter aux actionnaires des actions, détruire littéralement l’argent créé et permettre aux actionnaires restants de toucher plus d’argent, plus de dividendes.
La publication des comptes : de très nombreuses entreprises du territoire ne publient pas leur compte, c’est illégal et il est impossible sans cela d’avoir la moindre idée des placements d’argent dans l’entreprise.
L’écart de salaires sur leur site vitréen entre le plus petit et le plus grand salaire ne doit pas être supérieur à un facteur 10. Il est impossible de contrôler les salaires sur un groupe international ou même national.
La propriété des locaux construits et la pérennité de l’installation de l’entreprise sur le territoire ; Idemia a reçu 1,2 million d’euros pour une usine qui ne lui appartient pas. Elle est la propriété d’un fonds d’investissement et Idemia n’a pas d’attache, de capital fixé à Vitré.
L’entreprise doit veiller à un climat social positif ; les entreprises ne doivent pas avoir été condamnées pour harcèlement ou discrimnation.
L’égalité hommes femmes : proportion de femmes aux postes de cadre, prise en compte de la maternité dans la carrière, égalité salariale.
Cette conditionnalité sera mise en place au regard du passé de l’entreprise, 3 ans avant la demande de subvention, et engagera l’entreprise pour 5 ans sans quoi le remboursement sera exigible par contrat.
Mise en place d’un Conseil de validation des aides aux entreprises composé des représentants des salariés au prorata des
résultats des élections professionnelles du bassin d’emploi. Les politiques ne peuvent pas décider des subventions sans consulter les salariés et avoir connaissance des réalités au travail.
Ouverture d'un bureau des Droits : Permanence à la maison de l’emploi d’un juriste de Vitré Communauté formé sur les
questions de droit au travail, de conditions de travail, de procédure prudhommale, de conseil aux salariés. Personne référente pour orienter les travailleurs en souffrance au travail. L’inspection du travail, la médecine du travail, les conseils des prudhommes ne peuvent assurer aujourd’hui leurs missions correctement en raison des politiques macronistes. Vitré Communauté qui verse tant aux entreprises peut payer un juriste pour défendre ses travailleurs.
Installation des permanences syndicales au sein de la maison de l’Emploi.
Attribution d'une subvention fixe à l'Economie Sociale et Solidaire - Pôle de Vitré.
Respect strict de la loi ZAN pour la création de nouvelles entreprises et revente des terrains préemptés pour les Zones d'Activité Économique; Priorité à la rénovation des sites industriels existants.