" Le droit à l’engagement associatif est un droit citoyen essentiel : il permet de défendre des causes, de créer du lien et de faire vivre la fraternité. "
" Le droit à l’engagement associatif est un droit citoyen essentiel : il permet de défendre des causes, de créer du lien et de faire vivre la fraternité. "
Et SI, les bénévoles stoppaient leurs activités,
ne serait-ce que 8 jours ?
À Vitré, comme dans de nombreuses communes, le monde associatif est un pilier essentiel de la vie en communauté. Il crée du lien social, favorise l’engagement citoyen et permet à des milliers d’habitant·es de participer activement à la vie locale. Mais il est aussi, trop souvent, la béquille silencieuse de la mairie, appelée à suppléer des obligations qui relèvent d’abord du service public.
Cette réalité est particulièrement visible dans l’externalisation de missions essentielles : petite enfance, animation de la ville, action sociale, mais aussi gestion et animation d’équipements sportifs conventionnés avec la municipalité. Sans le travail des associations et l’engagement des bénévoles, bon nombre de ces services ne fonctionneraient tout simplement pas.
Pourtant, les associations ne peuvent être considérées comme de simples subalternes ou supplétifs. Elles doivent être reconnues pour ce qu’elles sont : de véritables partenaires de l’action publique. Cette reconnaissance passe nécessairement par un financement à la hauteur des missions confiées, mais aussi par un changement de regard.
Il est temps d’inventer une nouvelle grille de lecture : compléter les critères existants – souvent pertinents – par de nouveaux indicateurs qui prennent en compte l’utilité sociale, la charge réelle assumée par le bénévolat, la pérennité des projets et la qualité du partenariat avec la collectivité. Reconnaître, soutenir et respecter le monde associatif, c’est renforcer durablement notre capacité à faire société.
Les associations nous disent manquer de place pour stocker leurs matériels (barnums, sono,...), échanger, mutualiser. Le centre social ne peut pas être un lieu de stockage. Il est impératif de créer cet espace pour faciliter la vie de nos bénévoles.
Propositions pour une nouvelle reconnaissance du monde associatif à Vitré
Nous proposerons :
Sanctuariser les budgets Sport & Culture
Le budget dédié au sport et à la culture sera maintenu dans son volume global. Il pourra être reventilé pour mieux répondre aux besoins sociaux, éducatifs et de santé, sans jamais être utilisé comme variable d’ajustement.
Intégrer l’IBAL dans le calcul des subventions
Mettre en place une analyse de l’IBAL (Indice Breton d’Achat Local) par structure afin d’évaluer les retombées économiques locales des associations : achats, prestataires, emplois et ancrage territorial. Il est courant de dire qu’un euro donné au monde associatif, génère 3 euros de retombées effectives.
Reconnaître officiellement l’engagement bénévole
Déployer le passeport bénévole, en lien avec France Bénévolat, pour valoriser les compétences acquises et faciliter leur reconnaissance dans les parcours professionnels et de formation.
Renforcer l’accès à la formation et la montée en compétences des bénévoles
Soutenir les associations proposant des actions de formation pour leurs bénévoles, en mobilisant notamment le dispositif ImpliK’Bénévolat de la Région Bretagne, avec l’appui du FDVA.
Objectif : sécuriser les responsabilités, prévenir l’épuisement et consolider la pérennité associative.
Encourager l’égalité femmes-hommes dans la gouvernance associative
Intégrer comme critère d’analyse la parité au sein des bureaux et conseils d’administration, notamment dans les fonctions de décision (présidence, trésorerie, secrétariat).
Observer et accompagner le renouvellement des responsabilités
Prendre en compte le taux de turn-over des présidences afin d’anticiper les fragilités, d’accompagner les transitions et d’éviter les situations de décrochage associatif.
Contractualiser sur trois exercices les nouvelles activités associatives
Toute création de nouvelle activité portée par une association pourra bénéficier d’une contractualisation financière sur trois exercices, afin de lui donner de la visibilité, du temps et les moyens nécessaires à sa pérennisation.
Soutenir dès leur création les associations “ouvertes”
Les nouvelles associations à vocation ouverte et d’intérêt général pourront être financées dès leur création, sans attendre qu’elles aient démontré leur capacité à exister seules. La collectivité assumera pleinement son rôle d’accompagnement au démarrage.
Sécuriser juridiquement l’engagement bénévole
La municipalité accompagnera le financement de la souscription d’assurances destinées à protéger les bénévoles dans leur engagement, notamment sur le plan juridique et de responsabilité, afin de lever les freins à l’implication citoyenne.
Redonner au centre social un rôle central d’accompagnement du monde associatif
Réaffirmer le centre social comme acteur ressource pour les associations : appui méthodologique, accompagnement des équipes bénévoles, structuration des projets et mise en réseau.
Valoriser le temps bénévole à forte utilité sociale
Reconnaître explicitement le temps bénévole consacré à l’accompagnement des adhérents et des publics(périscolaire, emploi, formation, logement, action sociale). Ce temps invisible constitue un véritable service rendu à la collectivité et doit être intégré dans l’évaluation des soutiens.
Créer un lieu de stockage inter-associations
Dans le but de faciliter les prêts, échanges ou stockage du matériel nécessaire au bon focntionnement des associations. Egalement lieu de rencontre pour partage des bonnes pratiques.
Valoriser les mesures d’accompagnement social avec des initiatives comme le paiement en x mensualités, les bourses au matériel de seconde vie, le co-voiturage, déplacements doux / train, etc …
Télécharger la Fiche Programme