Les thermes alimentés par une source d'eau chaude dont les vertus médicinales sont reconnues depuis des siècles.
La source chaude de la Rouillère, connue depuis toujours, a permis au village de se développer en tant que station thermale depuis le XIXe siècle.
Aujourd'hui le complexe thermal, situé à quatre kilomètres du bourg, est alimenté par la source chaude de La Raja (39°) aux vertus exceptionnelles reconnues pour ses traitements thérapeutiques en rhumatologie et phlébologie.Vous y trouverez un accueil chaleureux, un environnement bucolique néanmoins situé à proximité de nombreux pôles d'attractions et des équipements contemporains. En effet, résolument tourné vers l'avenir, son propriétaire y a aménagé un espace de remise en forme des plus attractifs.
Les thermes sont ouverts neuf mois sur douze.
Dès la plus haute antiquité on parle des sources thermales dont les dieux seraient les protecteurs. Les prêtres aussi furent les premiers hydrologues. C’est après Jules César (101-44 av. J. C.) que se multiplient et s’organisent les stations thermales.
En 1604 HENRI IV inaugure la législation française des eaux minérales avec la révolution et les guerres les blessés arrivent en grand nombre pour se faire soigner.
Voici un texte résumant l'histoire et le développement de la station thermale de Saubusse sous le Second Empire :
Sous le Second Empire, la station thermale de Saubusse voit le jour et commence à se développer. Bien que les origines de la ville remontent à l'époque gallo-romaine, lorsque les cavaliers de Crassus poursuivirent les Aquitains et les Cantabres dans cette région, le nom de "Saubusse" n'apparaît qu'en 1289.
Auparavant, la localité était connue sous différents noms comme "Sibus", "Suabus", "Saubuc" (sureau en gascon), "Saubuce", "Sabuce", "Subolla" ou encore "Sobussa". Ce n'est qu'à partir du 13e siècle que le nom de "Saubusse" s'impose définitivement.
Au 18e siècle, un enquêteur du Duc de Bouillon décrit la baronnie de Saubusse comme étant en partie sablonneuse, avec des habitants ayant empiété sur les terres vacantes du seigneur. Il mentionne également l'existence des "bains de Jouanin", qui n'avaient alors qu'une renommée locale, contrairement aux eaux thermales de Dax et Tercis connues depuis l'Antiquité.
La Gare se Saubusse se nome Saubusse les bains ...
Malgré les origines historiques et thermales de Saubusse, le développement de la station balnéaire n'a pas été chose aisée. En effet, le maire de l'époque, Didier Sarciat, a souhaité renommer la commune "Saubusse-les-Bains" afin de mieux mettre en avant son identité thermale.
Cependant, ce changement de nom necessite un long processus impliquant de nombreuses étapes et approbations. Outre un compte-rendu historique détaillé, obtenir l'accord des différentes institutions compétentes, à savoir le département, la région, la communauté de communes, et surtout l'aval d'un conseil ministériel.
Ce parcours difficile témoigne des défis auxquels ont devrait faire face avec les acteurs locaux pour valoriser l'image thermale de Saubusse et favoriser son développement en tant que station balnéaire reconnue, à l'instar des eaux réputées de Dax et Tercis depuis l'Antiquité.
Bien que les efforts aient été entrepris, le changement de dénomination en "Saubusse-les-Bains" ne semble pas avoir abouti dans l'immédiat. L'affaire reste donc à suivre, les responsables locaux devant probablement poursuivre leurs démarches pour faire officiellement reconnaître le statut thermal de leur commune.
En, 1778, le Docteur E.MASSIE, médecin à HABAS est chargé sur ordre de RAULIN, Médecin ordinaire du ROY LOUIS XVI, d’enquêter : «Les Eaux de JOUANIN du nom d’un moulin voisin de la source des eaux sont fort fréquentées quoique dans une espèce de désert, ce qui doit prouver en faveur du cas qu’on en fait dans tous les environs. Il ne faudrait ici qu’un petit rayon de la bonté du ROY pour en faire une source des plus importantes pour le bien public. Malheureusement il n’y a d’autre abri que celui d’une triste cabane de planches qui ne garantit pas toujours de la pluie. C’est le curé du lieu qui, par pitié et amour de la décence l’a fait bâtir afin que surtout les deux sexes n’y fussent confondus.
En 1809 peu de changements sont intervenus. D’après J.THORE, Médecin et P. MEYRAC, Pharmacien, «Les Bains de JOUANIN» sont distants d’une lieue du village de SAUBUSSE et d’un quart de lieue à peu près de toute habitation à l’exception du moulin qui ne comporte que le logement du Meunier.
A coté de la fosse que l’on a décorée du nom de Bains est une cabane couverte de chaume pour la commodité des malades. Cette fosse est un bourbier où il y a à peine un mètre d’eau ; le reste est une vase très onctueuse, résultante de la tourbe délayée à l’eau thermale. C’est dans cette fosse que les valétudinaires vont chercher du soulagement à leurs infirmités et que se plongent hommes et femmes, jeunes et vieux. Les uns et les autres s’enfoncent dans ce bourbier jusqu'au dessus des épaules ou à peu près, la vase les tenant soulevés proportionnellement à leur volume, on crie au prodige ! On y trouve, sinon une guérison complète du moins un soulagement notoire. Il est impossible de supposer que ces eaux fussent aussi fréquentées si elles n’opéraient pas des effets avantageux. La température est de 27°.
La commune de SAUBUSSE cherche alors à mettre en valeur la Source Thermale et afferme son exploitation. Deux maisons sont construites : le «chauffoir» habité par un fermier avec quatre chambres destinées à servir d’abri et de vestiaire aux personnes étrangères (tenues de payer une indemnité à chaque bain au fermier) et une habitation pour le métayer qui cultivera les terres dépendantes des bains.
En 1901 Monsieur LACAU-BARAQUE, Pharmacien à HABAS, reprend le fermage, puis il s’en défait et en août 1922, à l’audience des criées du Tribunal Civil de Dax, les Bains de Saubusse sont adjugés à M. Bernard LABORDE.
Les premiers travaux consistent à élever un étage avec 12 chambres, à construire une aile à droite, une salle à manger, une lingerie et des cabines de bains avec une galerie autour.
Dans les années 30 cette galerie sera supprimée et les thermes seront reliés à l’hôtel. En face de l’hôtel un bâtiment avec des écuries au rez de chaussée sera transformé en garage et 4 chambres seront construites au dessus. Elles servaient à loger chauffeurs et femmes de chambre des clients en cure.
En 1932 un deuxième étage est élevé ce qui porte à 25 chambres la capacité hôtelière, chaque année se poursuivent aussi des travaux dans les thermes et extension jusqu’à 70 chambres.
En janvier 1990 , la partie centrale de l’hôtel est détruite par un incendie au cours de travaux de rénovation. Celle-ci sera reconstruite avec 12 chambres plus modernes ainsi que des espaces communautaires plus spacieux ainsi qu’une seconde salle de restaurant et une terrasse couverte attenante.
Chaque année l’établissement se transforme pour rester aux normes une piscine extérieure chauffée verra le jour en 2003 faisant suite à l’installation de salles pour la remise en forme, ainsi que des studios pour curistes.
Actuellement la famille LABORDE est toujours propriétaire des lieux.