le Fleuve et ses rives
C'est un outil pour toute personne souhaitant des informations sur Le village de Saubusse dans las Landes ...
le Fleuve et ses rives
L'Adour est un fleuve du Bassin aquitain dans le Sud-Ouest de la France, classé site Natura 2000. D'une longueur de 307 km, il prend sa source dans le massif pyrénéen du pic du Midi de Bigorre, au col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées) et se jette dans l'océan Atlantique après Bayonne, à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche.
Des Pyrénées à l’océan, l’Adour draine un bassin versant de 16 912 km2 recouvrant une multiplicité de milieux, de paysages, d’activités économiques et culturelles.
Les rives de l’Adour ont servi d’abri aux hommes préhistoriques ; puis se sont développées les activités propres aux fleuves : pêche, moulins, ports…
L’Adour à ses origines, remontait jusqu’à Capbreton pour trouver un passage vers l’Océan Atlantique. Au milieu du XIVème siècle, cet estuaire fut bouché, l’embouchure du fleuve remonta alors vers le Nord, jusqu’à Port d’Albret.
Mais Bayonne n’avait plus de port. Au XVIème siècle la dune fut brisée dans le cadre des travaux menés par l’ingénieur Louis de Foix, qui ramena l’embouchure à Anglet, le cours de l’Adour fut ainsi raccourci de 30 km.
Tout le long de la côte, jusqu’au Vieux Boucau, il subsiste un réseau de lacs.
L’Adour entretenait une forte activité de transport de marchandises sur galupes (gabarres landaises), permettant d’écouler la production de l’intérieur du Sud-Ouest et notamment les vins des vignobles gascons. Cette activité perdura jusqu’à l’orée du xxème siècle où elle s’inclina devant l’arrivée du train, plus rapide et plus économique.
27,3 km de voies, de Saubusse à Sainte-Marie-de-Gosse seront ainsi réaménagés pour faire la part belle aux cyclistes et aux marcheurs. Afin de préserver les espaces des bords de l’Adour, des chicanes, des écluses ou des aires de croisement (élargissement de l’accotement) permettront de réduire la vitesse de circulation, de diminuer le trafic motorisé et d’encourager l’usage des modes doux. Par ailleurs, quatre portions du chemin de halage seront interdites aux véhicules motorisés, dont une à Saint-Jean-de-Marsacq, une à Saint-Martin-de-Hinx et deux à Saint-Marie-de-Gosse.
Enfin, pour valoriser le patrimoine naturel des Barthes et de l’Adour, des aires de repos et des panneaux d’information seront implantés tout le long de l’itinéraire pour permettre aux usagers de mieux connaître leur environnement immédiat.
Les pibales sont les alevins des anguilles. Elles naissent dans la mer chaude et à la salinité élevée
des Sargasses (Atlantique Nord) sous forme de larves de 5 mm.
Elles se laissent dériver dans les eaux douces du Gulf-Stream. Il leur faut environ trois ans pour atteindre les eaux saumâtres de l’Adour. Elles mesurent alors 65mm. Leur pêche s’effectue de nuit et pendant l’hiver ; elle est très réglementée.
La Galupe “Bayoune”, construite en 1998, est une reproduction fidèle de ses illustres ancêtres fluviaux. Elle représente le symbole de l’association Val d’Adour Maritime qui est à l’origine de sa création. Cette belle embarcation témoignage de notre passé fluviale a connu ses heures de gloires, elle est a ce jour sur le port de guiche, la commune de Saubusse et son collectif de bénévoles amoureux du fleuve et de son histoire décide en juillet 2018 de tenter de lui donner une seconde vie ...
La Pêche & les Pêcheurs
La pêche fut, avec la cueillette et la chasse, une des premières méthodes alimentaires de l'homme. On connaît, par des recherches archéologiques, le peuplement des cours d'eau, dès la préhistoire la plus reculée (Aurignacien et Magdalénien moyen). Elle se composait de 43,5% de salmonidés (truites et saumons), le reste étant partagé entre ombres, cyprinidés, brochets, perches, lottes, anguilles, aloses, etc. assez semblables à la répartition actuelle.
Le saumon représentait déjà le tiers des poissons consommés par nos ancêtres.
Techniques de Pêche
On s'accorde à penser que le premier instrument de pêche fut la foëne, bannie désormais de l'équipement halieutique depuis le 22 décembre 1936 qui a interdit l'emploi du trident, de la foëne, du crampon nu, des hameçons à plus de deux branches, etc. Le harpon utilisé en tant que foëne pour les grosses proies, telles le saumon, mais considérées essentiellement comme un instrument de chasse aux animaux terrestres. Différents montages pouvaient le rendre propre à la pêche à la truite et même à l'anguille.
L'hameçon est déjà connu (en bois ou en os) monté sur ligne en fibre végétale lestée, monté en série. Il est toujours utilisé dans les Landes pour la pêche aux anguilles.
L'engouement pour l'hameçon courbe est décisif dans son fonctionnement, en bronze au néolithique, à base d'alliage de cuivre, puis de laiton… jusqu'à nos hameçons modernes d'alliages complexes à base de carbone.
Les filets, faits de fibres végétales ou de matières organiques (boyaux, tendons) montées sur navettes en bois ou os de renne. Abondent aussi dans la région, les pesons de filets en galets, utilisés dans des périodes indistinctes, y compris actuelle. L'épervier sophistiqué fera son apparition dès le néolithique, permettant une pêche systématique et organisée.
Enfin, seront aussi mises en œuvre les nasses en vannerie d'osier, ou par tressage de lin sauvage, puis à armature de bois d'œuvre.
Le saumon de l'Adour, aussi appelé saumon des gaves, est un poisson qui se pêche essentiellement vers l'embouchure de l'Adour, ainsi que dans les gaves de Pau et d'Oloron. Il a gardé la particularité de pouvoir toujours être commercialisé à travers une filière professionnelle très contrôlée composée d'une cinquantaine d'inscrits maritimes, seuls pêcheurs habilités à pouvoir vendre leurs saumons durant la période qui s'étend d'avril à juillet. Dans le cadre de cette filière, un seul conserveur, situé à Peyrehorade, met en marché ce saumon en tant que semi-conserve (saumon fumé).
L’Anguille et Civelle
Aujourd’hui, la pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France.
Seuls les pêcheurs munis d’une licence sont autorisés à pratiquer cette activité, limitée dans le temps sur cinq mois, généralement de novembre à mars.
Les bateaux ne doivent pas dépasser une longueur de 10 mètres, une puissance de 150 chevaux et une vitesse de 3 nœuds. Leurs tamis à mailles très fines (diamètre de 1,20 mètre maximum) sont munis d’un long manche quand les civelles nagent en profondeur ou d’un manche plus court lorsqu’elles se trouvent à la surface. Les heures de pêche sont elles-mêmes réglementées.
L’alose est un poisson d’eau de mer de la famille des Clupeidae, tout comme la sardine et le hareng. Il s'en distingue par une plus grande taille (60cm) et par une encoche à la mâchoire supérieure. Il remonte frayer dans les rivières au printemps pour se reproduire. L’alose se nourrit de petits poissons crustacés.
La saison de l'alose est extrêmement courte. C’est aussi ce qui fait de lui un produit de choix. Ce poisson n'est commercialisé qu'au tout début du printemps, en mars ou en avril (parfois mai). Le reste de l'année, vous ne le trouverez nulle part sur les marchés ou chez votre poissonnier.