Afin de construire le résumé de ce projet, je me suis basée sur les 5 conditions qui me semblent favorables à la mobilisation des connaissances. Ainsi, c’est à travers la mise en situation, l’activation des connaissances, l’expérimentation, la rétroaction et le réinvestissement que je souhaite vous le présenter. En ce sens, il est important de préciser qu’isolées, ces conditions ne favorisent pas à elles seules la mobilisation des apprentissages. C’est l’articulation de toutes ces conditions qui amène l’apprenant à mieux comprendre comment utiliser les connaissances qu’il a acquises et, surtout, quand les utiliser. Tel que le souligne (Perrenoud, 2002), il faut considérer «qu’il ne suffit pas d’accumuler des connaissances pour s’en servir dans l’action. […] la notion de mobilisation prend en compte tous les fonctionnements cognitifs à l’œuvre dans l’assimilation/accommodation, l’identification et la résolution de problèmes». D’autre part, le processus d’apprentissage ne peut être vu comme une séquence, un procédé linéaire. En effet, les phases de contextualisation, de décontextualisation et de recontextualisation représentent un cadre efficace pour favoriser le transfert des connaissances ou stratégies acquises (Tardif & Meirieu, 1996). C’est d’ailleurs pour cette raison que des allers-retours entre les différentes conditions auront lieu selon les étapes du projet.
D’autre part, à travers ce projet, une considération importante sera portée à la différenciation pédagogique. En effet, un souci important dans la mobilisation des apprentissages est de garder l’élève actif dans le processus qui est le sien. Il est primordial de tenir compte de ses intérêts et de sa motivation tout au long du processus. Le cas échéant, bien que toutes les autres conditions soient mises en place, la mobilisation des apprentissages n’aura pas lieu. Malgré que la différenciation pédagogique soit davantage un moyen observable lors de l’expérimentation, elle est présente dans toutes les conditions décrites précédemment. En ce sens, il faut toujours garder en tête que l’apprenant est celui qui décide ou non de mobiliser ses connaissances et ses stratégies dans les situations d’apprentissages puisqu’il en est l’acteur principal. Il en retourne que l’enseignante offre des contextes d’apprentissages variés qui tiennent compte de l’élève en tant qu’individu ayant ses caractéristiques propres au sein d’un groupe d’apprenants. Il s’agit alors là d’être un praticien énactif, c’est-à-dire «d’éduquer les élèves aux meilleures dispositions, de leur enseigner à élever leur capacité à se positionner de façon adaptative dans une grande variété de situations et de les instruire en les documentant ou en leur fournissant des éléments de réponses à leurs questions». (Masciotra & Morel, 2008)
Bref, ce projet repose sur une intention de mobilisation. En effet, il a été réfléchi afin que l’élève soit un apprenant actif et également, afin qu’il mette en œuvre ses connaissances dans différents contextes.
Pour en savoir davantage sur les différentes composantes du projet multidisciplinaire, consultez les sections ci-dessous.