Suite aux présentations des différentes pédagogies, j’ai eu la réflexion que je devais davantage faire confiance aux élèves face à leur désir propre d’apprendre. En effet, de par ma nature, j’aime encadrer, aider, solliciter, motiver, mais je sais bien que je ne peux susciter l’intérêt d’apprendre d’un élève que s’il me le permet. En ce sens, je crois que le concept de dévolution, quoique large, doit se retrouver dans plus de mes situations d’apprentissage.
Dans le triangle pédagogique décrit par Houssaye (2014, dans (Horvais, 2020)), trois éléments contribuent au processus d’apprentissage : l’enseignant, l’élève et le savoir. Il existe trois relations possibles entre deux des trois éléments provoquant ainsi l’exclusion du troisième. Mon intérêt marqué pour les pédagogies ouverte, coopérative et par projet me permet de croire que je souhaite une relation dialectique de type élève-savoir. Ainsi, je devrais conséquemment adopter davantage un rôle de soutien. Pour y arriver, il m’importe de mettre l’élève devant un problème qu’il doit résoudre, c’est-à-dire une situation authentique et signifiante, et de favoriser la rétroaction du milieu plutôt que la mienne.
Dans le cadre du cours d’orthodidactique des mathématiques, on nous a parlé de la situation a-didactique, un sous élément d’une situation didactique. Elle se joue une fois que l’élève s’est approprié le problème et qu’il expérimente différentes stratégies afin de le résoudre (Curin, 2017). La rétroaction qui est alors offerte par le milieu permet de valider la réussite de l’élève. Dans ce plan de changement, le conseil de coopération est un exemple de situation où la résolution d’un problème est dévolue aux élèves qui proposent des stratégies variées, qui s’ajustent aux réponses de leur milieu social et physique et qui adoptent différentes méthodes pour atteindre un consensus (validation).