Inspiré des pédagogies institutionnelle et coopérative, le conseil de coopération est un élément qui me semble intéressant d’ajouter à ma pratique. En effet, selon Fernand Oury (Dagenais, 2020), cela permet, pour l’élève, de pendre en charge sa vie d’écolier et de garder (ou de retrouver) le goût d'apprendre à travers son engagement dans son contexte de classe. Cela permet également de travailler les habiletés sociales des élèves sur lesquelles repose la pédagogie coopérative (Marion, 2007). D’ailleurs, le développement des habiletés sociales et de la capacité à bien vivre en groupe représentent un apprentissage laborieux. L’implantation du conseil de coopération vient donc offrir un cadre clair pour le réaliser.
Le concept dialectique de situant/situé implique qu’une personne se trouve toujours dans une situation donnée sur laquelle elle a une influence et qui évolue selon sa capacité à s’y adapter (Masciotra & Morel, 2008). Le conseil de coopération offre une structure dans laquelle l’élève peut agir et avoir une influence sur son milieu. Les différentes catégories de discussion permettent de souligner des réussites et des défis vécus dans le groupe de même que de partager des idées ou d’amener un sujet de discussion précis. En partageant son point de vue au groupe, l’élève peut influencer un changement qu’adoptera le groupe ou il pourra répondre à certaines critiques quant à sa proposition. Ses conditions personnelles (état, attitude, compétences, etc.) influenceront les conditions environnementales (milieu social, contraintes, ressources humaines) et vice-versa. Dans tous les cas, il sera en situation d’adaptation face à son environnement. Cela favorise les apprentissages des habiletés sociales et par le fait même, le développement des compétences transversales prévues au programme de formation (2001).